Afrique du Sud : la baisse des taxes sur les smartphones soutient l’adoption du numérique
vendredi 15 mai 2026
Les pays africains multiplient les initiatives pour favoriser l’inclusion numérique de leurs populations. En Afrique du Sud, les autorités ont rappelé les mesures adoptées l’an dernier afin de présenter leur bilan aux parlementaires.
En Afrique du Sud, la suppression de la taxe d’accise ad valorem sur les smartphones d’entrée de gamme, adoptée l’an dernier, commence à produire des effets mesurables.
C’est ce qu’a indiqué le ministre sud-africain chargé des TIC, Solly Malatsi, mardi 13 mai devant le Parlement, lors de la présentation du Budget Vote de son département pour l’exercice 2026/2027, doté d’une enveloppe de 2,549 milliards de rands (environ 153,3 millions USD).
« Au cours des neuf mois précédant la suppression de la taxe, les ventes mensuelles de smartphones d’entrée de gamme reculaient en moyenne de 7,9 % par mois. [...] Entre avril et décembre 2025, cette tendance s’est inversée et les ventes mensuelles dans ce segment ont augmenté de 3,7 %, ce qui montre clairement que les consommateurs ont davantage les moyens de remplacer leurs téléphones multifonctions par des smartphones », a indiqué le ministre.
Pour M. Malatsi, la connectivité seule ne suffit plus à réduire la fracture numérique. Selon une étude récente de la Development Bank of South Africa, la proportion de ménages non connectés à Internet s’élève désormais à seulement 2,2 % à l’échelle nationale.
Pourtant, le coût des terminaux reste un obstacle plus important que l’absence de couverture réseau pour une partie de la population. Le département veut s’appuyer sur les résultats de la mesure fiscale pour engager des discussions avec le Trésor national afin d’envisager des mesures complémentaires.
Au-delà des appareils, le gouvernement mise sur les satellites en orbite terrestre basse (LEO) pour élargir la couverture numérique, en ouvrant le marché aux opérateurs internationaux sous certaines conditions réglementaires.
« Notre responsabilité est de veiller à ce que les nouvelles technologies favorisent l’inclusion plutôt qu’elles aggravent les inégalités. [...] À cette fin, les services satellitaires en orbite terrestre basse (LEO) font également partie intégrante de l’avenir numérique de l’Afrique du Sud », a déclaré le ministre.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 15 mai 2026)
OSIRIS