Afrique du Sud : Africa Data Centres renforce les performances de ses infrastructures
mardi 14 avril 2026
Avec l’accélération de la transformation numérique sur le continent, les besoins en infrastructures numériques de qualité s’accroissent. Les entreprises africaines se mettent à niveau pour fournir des services performants à leurs clients.
L’opérateur panafricain de centres de données, Africa Data Centres, a annoncé, lundi 13 avril, le renforcement de son dispositif en Afrique du Sud à travers la signature d’un partenariat avec Oni-Tel Fibre Networks, un fournisseur sud-africain de fibre optique.
L’objectif est d’améliorer les performances de ses infrastructures en optimisant la connectivité entre ses différents centres de données situés dans la région du Gauteng.
Le partenariat repose sur l’intégration de la plateforme Infinity d’Oni-Tel, un réseau de fibre optique conçu pour assurer des connexions à faible latence et à haute capacité entre plusieurs sites simultanément. Concrètement, cette interconnexion renforcée vise à fluidifier la circulation des données, tout en améliorant la résilience et la sécurité du réseau.
« Alors que les entreprises accélèrent leur adoption du cloud, le déploiement de l’IA ainsi que des charges de travail gourmandes en données, elles ont besoin d’une connectivité fiable et évolutive au sein de centres de données locaux de confiance. En nous associant à Oni-Tel, nous offrons à nos clients l’accès à une infrastructure de fibre optique améliorée qui soutient leur croissance et leur innovation », a déclaré Adil El Youssefi, PDG d’Africa Data Centres.
Ce partenariat intervient dans un marché en pleine effervescence. Selon un rapport publié en mars 2025 par Research and Markets, le marché africain des centres de données devrait passer de 3,49 milliards de dollars en 2024 à 6,81 milliards de dollars en 2030, tandis que la capacité opérationnelle du continent devrait bondir de 400 mégawatts à environ 1,3 gigawatt sur la même période. Un contexte qui attire les grandes multinationales telles qu’Oracle, Google ou Microsoft, qui investissent massivement sur le continent. Les opérateurs locaux comme Africa Data Centres font d’ailleurs face à la concurrence croissante de ces acteurs.
Pour les entreprises clientes, notamment dans les secteurs de la finance, des télécommunications et des services numériques, cette évolution se traduira par des temps de réponse plus rapides, une meilleure disponibilité des services et une plus grande flexibilité dans la gestion des données. Des atouts devenus décisifs à l’heure où les volumes de données explosent et où la souveraineté numérique s’impose comme un enjeu stratégique en Afrique.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 14 avril 2026)
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