Afrique du Sud : 10 000 bourses pour former aux métiers de l’IA
samedi 4 avril 2026
Avec la montée en puissance de l’intelligence artificielle, les autorités sud-africaines souhaitent intégrer cette technologie dans l’enseignement secondaire. Elles se tournent pour cela vers une entreprise technologique américaine.
Le gouvernement sud-africain a conclu cette semaine un partenariat avec Google pour déployer un programme de 10 000 bourses dédié aux compétences en intelligence artificielle (IA) et aux métiers du numérique. Cette initiative, portée par le Department of Higher Education and Training (DHET), s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer l’employabilité des jeunes dans un contexte de transformation du marché du travail.
Le programme repose sur les certifications Google, des formations en ligne axées sur des compétences pratiques, couvrant notamment l’IA, l’analyse de données, la cybersécurité et le support informatique. Ces contenus seront accessibles aux étudiants, mais aussi aux demandeurs d’emploi, via les universités et les centres de formation technique et communautaire (TVET et CET).
« Les compétences numériques et en IA sont essentielles pour évoluer dans le monde moderne et accéder à des opportunités d’emploi futures. Il est primordial que nos étudiants, en particulier ceux des zones reculées et des quartiers défavorisés, soient préparés au marché du travail et disposent des compétences nécessaires à leur employabilité, y compris pour l’auto-emploi et l’entrepreneuriat », a indiqué Mimmy Gondwe (photo), vice-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Formation.
Ce partenariat intervient dans un contexte de forte demande en compétences liées à l’intelligence artificielle en Afrique du Sud. Selon le rapport The Fearless Future : 2025 Global AI Jobs Barometer de PwC, la part des offres d’emploi exigeant des compétences en IA a nettement augmenté entre 2021 et 2024, particulièrement dans deux secteurs clés : l’éducation (passée de 4,9 % à 8,5 %) et les technologies de l’information et de la communication (TIC, passée de 5,5 % à 7,9 %).
En misant sur des compétences directement exploitables sur le marché du travail, les autorités espèrent améliorer l’insertion professionnelle des bénéficiaires tout en soutenant la croissance de l’économie numérique.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 4 avril 2026)
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