OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Mai 2019 > « La blockchain garantit la traçabilité et la démocratie », Zouré Hyacinthe, (…)

« La blockchain garantit la traçabilité et la démocratie », Zouré Hyacinthe, Président de l’Association Blockchain Burkina

vendredi 10 mai 2019

Portrait/Entretien

Président de l’Association Blockchain Burkina, Zouré Hyacinthe est aussi le Directeur général de SENSID, une société spécialisée dans l’identification et la sécurisation. Panéliste à la 4è édition du Digital African Tour Burkina, le 30 avril 2019, il revient, dans un entretien accordé à Cio Mag, sur les spécificités de la technologie blockchain. Pour lui, « aucun pays n’est vraiment préparé », mais il faut se mettre au pas au vue des avantages de cette technologie.

CIO Mag : Vous avez été panéliste sur la thématique de la blockchain. Comment présenteriez-vous cette technologie de manière simplifiée ?

Quand on parle de blockchain, il faut entendre « chaîne de blocs ». Ce sont des informations que l’on peut écrire dans un livre comptable, selon le jargon utilisé. En réalité, il s’agit d’une base de données dans laquelle les informations sont inscrites et on peut y accéder comme dans un livre comptable. Mais ici, aucune inscription dans le livre comptable ne peut être effacée. C’est la particularité de la blockchain. Et c’est pourquoi toute opération faite dans la blockchain laisse une trace. On parle alors de registre distribué. Les informations sont répliquées dans tous les ordinateurs qui sont dans le système. Ils partagent la même information.

Parmi les ordinateurs en question, il y a les nœuds. Ce sont les ordinateurs qui sont capables de faire de puissants calculs. Ce sont eux qui valident les transactions. Quand on parle de transactions menées, cela peut être un transfert d’argent…Lorsque X envoie une somme vers Y, il faut que cette machine valide que X a l’équivalent et qu’il a le droit d’envoyer cette somme. Aussi, elle certifie la réception et débite le compte de l’émetteur.

Dans le cas d’une photo partagée digitalement, le récepteur la reçoit, mais l’émetteur aussi la garde toujours. Dans le cadre de l’argent, cela allait être délicat. Et c’est le problème que la blockchain a résolu de sorte que, lorsque vous envoyez une partie de valeur, vous êtes débité et n’avez plus la même valeur sur votre compte. Voilà une idée de la technologie blockchain qu’il n’est pas évident d’expliquer en une séance.

A votre avis, comment le continent africain se positionne-t-il par rapport au développement de la blockchain ?

Le panel auquel j’ai participé à poser une question, celle de savoir si la blockchain était une réelle innovation ? Je dis tout de suite oui, car elle nous permet d’aller plus loin. Le sujet est très important. On en parle un peu partout dans le monde. Mais il faut savoir que même dans les pays en avance, cette technologie n’est pas encore maîtrisée par tous. Seuls quelques initiés savent de quoi on parle. En Afrique, nous n’avons pas voulu rester en arrière-plan comme cela a été le cas pour d’autres technologies. Heureusement, des Africains ont travaillé sur des projets blockchain à l’international, ce qui fait avancer les projets sur le continent.

Pensez-vous que le Burkina est préparé à adopter la blockchain ?

Personne n’est vraiment préparé. Même les pays avancés se mettent au pas. Ce qui est important, ce sont les avantages de cette technologie que nous devons saisir. On peut l’utiliser par exemple dans le domaine de la santé, de sorte que les données médicales soient sécurisées.

Au niveau du cadastre, vous savez qu’il y a énormément de litiges liés au foncier. C’est un problème qui peut être réglé en enregistrant les fichiers du cadastre dans la blockchain pour en finir avec ces litiges. Il est possible de sécuriser les diplômes et assurer donc l’authenticité. Le secteur agricole, les assurances, etc., peuvent l’utiliser. Un exemple simple : lorsque vous prenez un billet d’avion et que la compagnie est en retard, à partie d’une certaine heure, vous devez être remboursé. Mais la procédure est longue et il faut que vous la déclenchiez vous-même. Mais avec la blockchain et les ‘’smart contract’’, systématiquement, lorsque le cas se présente, et que l’assurance a été prise en compte dans votre contrat, vous êtes automatiquement remboursé ! Voilà des cas d’usage que la blockchain permet de résoudre. Mais il faut préciser que tous les problèmes ne peuvent pas être réglés par la blockchain.

Face un projet pouvant utiliser une autre technologie que la blockchain, quelle est la valeur déterminante pour opter pour cette dernière ?

C’est la sécurité, la transparence et le fait que l’on ne peut pas revenir en arrière. Lorsque vous avez un acteur qui gère une transaction ou toute autre chose ; lorsqu’à un moment cet acteur se rend compte qu’une opération ne l’arrange pas, il est possible de le voir revenir en arrière et d’effacer des traces. Or avec la blockchain, une fois qu’une donnée est inscrite, on sait qui l’a faite, quand, et l’opération est irréversible. C’est le caractère particulier qui permet d’assurer la transparence. La blockchain garantit donc la traçabilité et la démocratie !

Vous dirigez une société appelée SENSID et vous être président de l’Association Blockchain Burkina. Présentez-nous ces doubles casquettes que vous portez !

Dans SENSID, vous avez le sens (s-e-n-s) et ID, identification et sécurisation. SENSID est dans tout ce qui est identification sécurisée. Nous pouvons produire la carte nationale d’identité et enregistrer les données biométriques de manière sécurisée. Nous sommes aussi dans les documents sécurisés (impôts, santé, douanes, etc.), avec une appli mobile et un sticker qui émet des ondes courtes. Nous accompagnons également des projets blockchain (des projets de portemonnaie électronique fonctionnels au Kenya et au Rwanda) et aussi une solution de sécurisation des diplômes.

Pour pouvoir s’approprier la technologie blockchain, il était nécessaire de créer un cadre. Ce cadre, c’est l’association. Nous avons réuni des experts un peu partout dans le monde qui apportent leur expertise, les Africains notamment. Nous ambitionnons d’approcher les structures étatiques pour les sensibiliser, les informer et former les jeunes sur la technologie blockchain.

Vous avez participé à la 4è édition du Digital African Tour Burkina. Quelle appréciation faites-vous des échanges et des différentes thématiques abordées ?

C’était des sujets à l’ordre du jour et très pertinents. Evoluant moi-même dans le secteur des technologies, je pense que c’est une belle initiative d’autant puisqu’elle concerne l’ensemble du continent. Je ne peux qu’adhérer à l’initiative.

Propos recueillis par Souleyman Tobias

(Source : CIO Mag, 10 mai 2019)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4799/5583 Régulation des télécoms
  • 365/5583 Télécentres/Cybercentres
  • 3825/5583 Economie numérique
  • 2062/5583 Politique nationale
  • 5583/5583 Fintech
  • 553/5583 Noms de domaine
  • 2114/5583 Produits et services
  • 1563/5583 Faits divers/Contentieux
  • 801/5583 Nouveau site web
  • 5385/5583 Infrastructures
  • 1850/5583 TIC pour l’éducation
  • 202/5583 Recherche
  • 266/5583 Projet
  • 4071/5583 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1911/5583 Sonatel/Orange
  • 1709/5583 Licences de télécommunications
  • 297/5583 Sudatel/Expresso
  • 1150/5583 Régulation des médias
  • 1355/5583 Applications
  • 1115/5583 Mouvements sociaux
  • 1928/5583 Données personnelles
  • 135/5583 Big Data/Données ouvertes
  • 644/5583 Mouvement consumériste
  • 391/5583 Médias
  • 696/5583 Appels internationaux entrants
  • 1763/5583 Formation
  • 102/5583 Logiciel libre
  • 2291/5583 Politiques africaines
  • 1056/5583 Fiscalité
  • 174/5583 Art et culture
  • 636/5583 Genre
  • 1944/5583 Point de vue
  • 1182/5583 Commerce électronique
  • 1686/5583 Manifestation
  • 351/5583 Presse en ligne
  • 139/5583 Piratage
  • 219/5583 Téléservices
  • 1021/5583 Biométrie/Identité numérique
  • 367/5583 Environnement/Santé
  • 355/5583 Législation/Réglementation
  • 388/5583 Gouvernance
  • 1875/5583 Portrait/Entretien
  • 157/5583 Radio
  • 795/5583 TIC pour la santé
  • 301/5583 Propriété intellectuelle
  • 68/5583 Langues/Localisation
  • 1135/5583 Médias/Réseaux sociaux
  • 2168/5583 Téléphonie
  • 204/5583 Désengagement de l’Etat
  • 1076/5583 Internet
  • 128/5583 Collectivités locales
  • 440/5583 Dédouanement électronique
  • 1181/5583 Usages et comportements
  • 1096/5583 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 601/5583 Audiovisuel
  • 3543/5583 Transformation digitale
  • 419/5583 Affaire Global Voice
  • 168/5583 Géomatique/Géolocalisation
  • 335/5583 Service universel
  • 721/5583 Sentel/Tigo
  • 183/5583 Vie politique
  • 1712/5583 Distinction/Nomination
  • 36/5583 Handicapés
  • 742/5583 Enseignement à distance
  • 751/5583 Contenus numériques
  • 630/5583 Gestion de l’ARTP
  • 188/5583 Radios communautaires
  • 1962/5583 Qualité de service
  • 534/5583 Privatisation/Libéralisation
  • 137/5583 SMSI
  • 506/5583 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2934/5583 Innovation/Entreprenariat
  • 1537/5583 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5583 Internet des objets
  • 178/5583 Free Sénégal
  • 993/5583 Intelligence artificielle
  • 225/5583 Editorial
  • 62/5583 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/5583 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous