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L’urgence de confectionner une identité numérique africaine

mardi 6 décembre 2016

Cybersécurité/Cybercriminalité

L’Afrique a-t-elle une identité numérique qui lui est propre ou ne reprend-elle que ce qui existe dans le cyber espace mondial ? Cette question s’impose vu le suivisme africain mis à nu lors du panel sur « L’Etat africain et le service public de la cyber sécurité » que l’Institut sur la Gouvernance démocratique du Codesria a organisé le jeudi 1er décembre 2016 à Dakar.

Le continent africain vit des moments préoccupants face au phénomène de la cybercriminalité. Le préjudice financier est estimé à des millions de dollars sur tout le continent. En plus du préjudice financier, il faut regarder les dommages collatéraux d’ordre moral, politique, social. Ce qui montre la facette multiforme du préjudice. Cette situation est liée au fait que la plupart des pays du continent sont des sortes de « paradis pénaux » en matière de cyber sécurité.

Le professeur Abdoullah Cissé, Président de l’Institut pour la Gouvernance Démocratique du CODESRIA, avise que la convention qui a été adoptée à l’échelle de l’Union Africaine en 2014 n’est pas encore entrée en vigueur. Ce qui, à son avis, signale l’existence de plusieurs endroits dans le continent où les cybercriminels peuvent commettre des actes de délinquence sans être inquiétés parce qu’il n’existe pas sanction ou de magistrats suffisamment formés pour appliquer les textes.

L’absence d’une identité numérique africaine est soulevée au moment où la cybercriminalité est un problème universel que chaque zone du monde doit respecter à sa manière. L’étonnement s’impose au moment où les cyberespaces européens ou américains sont facilement délimitables dans le cyberespace global. M. Cissé de rappeler qu’en droit international, chaque Etat a une marge nationale d’appréciation que les pays africains n’utilisent pas. « Lorsqu’on est dans un monde globalisé interconnecté, nous n’avons pas à nous effacer et prendre tout ce qui est international. Il y a un mix à faire entre la partie internationale et celle nationale ».

Selon lui, un Etat doit avoir la maitrise de son cyber espace dans la partie qui relève de la souveraineté. D’où la raison d’avoir un data center national, un Cloud national, un intranet gouvernemental, des points d’échange internet, un back bone de fibre optique pour le pays. « Cet ensemble est ce qui nous permet d’entrer dans le cyber espace ».

A son avis, les passeports biométriques, les cartes d’identité numériques actuellement délivrés aux citoyens devraient assurer à tout un chacun une identité numérique lui permettant d’être acteur d’un cyber espace sécurisé où l’on peut contribuer à l’économie du savoir de façon positive. « Si cette carte d’identité numérique ne nous permet pas d’avoir une identité numérique qui nous habilite à profiter de tous les services du cyber espace comme on le fait avec notre identité physique dans l’espace traditionnel ça signifie que le papier que nous avons n’est pas encore complet ».

Dans cette même lancée, le Professeur Cissé y greffe l’importance de la responsabilité de chaque acteur. « Comme on ne peut pas opter pour la non connexion ou la déconnexion qui est une fuite en avant ou une politique de l’Autruche qui ne sert pas à grand-chose, dès qu’on accepte de se connecter, il faut que ça soit responsable au niveau du citoyen, des décideurs, de l’Etat ». Sur ce point, Mamadou Sangharé, Directeur général de l’enseignement supérieur du Sénégal, insiste sur la formation. Pour lui, la cybersécurité va au-delà de la gestion des systèmes d’information. « Elle doit être appréhendée de manière holistique pour prendre en compte l’aspect économique, éducatif, militaire, diplomatique… » A son avis, « le fait de confier des pans de l’économie ou de la sécurité d’un pays à des étrangers pose un problème de souveraineté ».

Devant cet état de fait, des organisations comme l’Institut sur la gouvernance démocratique essayent de définir les conditions pour une prise en charge des questions de cyber sécurité dans le cadre de la gouvernance des Etats africains. C’est ainsi que ces chercheurs du Codesria qui ont pointé du doigt la nécessité d’avoir un observatoire sur la cybercriminalité où au moins des organisations existantes qui travaillent sur la quantification du préjudice à travers le monde.

Il s’agira en gros de définir une vision africaine de la civilisation numérique. Les Etats africains sont appelés à tenir compte de la gestion du risque numérique et celle de la fracture numérique en vue de son éradication ou sa réduction au plus petit. Ainsi les pays du continent sont appelés à naviguer entre ces deux principes pour créer une civilisation numérique africaine. Ce qui, d’après le Pr Cissé, conduit à la création d’une république africaine numérique dont les contours seront clairement définis pour éviter de copier ce qui existe déjà mais envisager des solutions africaines.

La présidente de la Commission de protection des Données personnelles (Cdp) du Sénégal, Mme Awa Ndiaye pense que l’Afrique devra se conformer à ce monde global et s’inventer des spécificités. A son avis, « dans ce monde global et globalisant, il faut voir comment s’y installer avec ses préoccupations spécifiques et comment y évoluer dans le monde numérique en essayant d’être particulier ».

M. Mamadou Thiam, membre de l’Organisation des professionnels des TIC et directeur général de NEDGE PS Gouvernance de la cybersécurité en Afrique, pour sa part, appelle à conscientiser les donneurs d’or africains sur les enjeux de la dépense pour la sécurité. Il n’a pas aussi occulté l’importance de la formation des citoyens du moment que « 80% des problèmes de cybersécurité sont liés au facteur humain ». D’après lui, il faut interagir sur beaucoup de facteurs pour contrer les effets pervers de la cybersécurité.

Bacary Dabo

(Source : All Africa, 6 décembre 2016)

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