OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Juillet > L’informatique dématérialisée en Afrique : qu’est-ce qu’il faut pour en (…)

L’informatique dématérialisée en Afrique : qu’est-ce qu’il faut pour en assurer son décollage sur le continent

vendredi 30 juillet 2010

Applications

En Afrique, l’informatique dématérialisée est depuis longtemps chose courante au niveau du consommateur final. Il suffit de penser à tous ces internautes qui surfent Yahoo et Hotmail pour accéder à leur courrier électronique. Aujourd’hui ses promoteurs cherchent à nous persuader qu’ils vont introduire un changement fondamental tant pour les consommateurs finaux que pour la clientèle entreprises. Oubliez votre ordinateur ou votre portable et pensez seulement aux logiciels et aux fichiers que vous pouvez accéder via l’Internet à partir de n’importe quelle machine. Russell Southwood s’est entretenu avec Hennie Loubster, le responsable régional de Microsoft pour l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et les îles de l’océan indien, sur sa vision du développement de l’informatique dématérialisée sur le continent.

L’argument clé pour l’informatique dématérialisée dans le contexte des pays développés est qu’il offre aux personnes et aux grandes sociétés des modes de financement différents pour les logiciels et les équipements. Au lieu d’acheter tous les équipements, les logiciels, les espaces de stockage plus la sécurité et l’entretien, vous achetez le service auprès d’un fournisseur et payez l’équivalent d’une location mensuelle pour tous ces produits.

Selon Hennie Loubser, « les sociétés, aujourd’hui, peuvent opter pour des centres de traitement des données plus grand à un prix plus rentable que le coût de le construire soi-même. C’est aussi une bonne option pour réduire la complexité attachée au fonctionnement de ses systèmes et la complexité des mesures de sécurité qu’ils supposent. Il s’agit d’une amélioration de la productivité et de l’acquisition de nouvelles perspectives commerciales ». Selon Gartner, dans les marchés des pays développés, 20% des organisations ne possèderont peut-être plus leurs propres infrastructures informatiques, d’ici trois ans.

Microsoft est déjà en charge de 23 millions de Xbox Live et de 370 millions de comptes Hotmail. Fort de cette expérience, la société offre des services informatiques dématérialisés qui permettront à un éventail de programmes de fonctionner à distance à partir d’un serveur. La société a développé un ensemble de solutions pour améliorer la productivité. Elles incluent Exchange Mail, une messagerie instantanée, la téléphonie sur IP et des logiciels collaboratifs comme Office Live et SharePoint Online. Microsoft offre aussi SQL Azure pour le stockage de données, la gestion et la sécurité. Selon Hennie Loubster, « l’objectif est de donner aux consommateurs le choix quant à la façon dont ils souhaitent accéder à ces services ».

Sachant que les utilisateurs africains sont familiers et à l’aise avec le service Hotmail, Hennie Loubster voit une opportunité d’étendre ce type de service à distance auprès des PME. « Mettre ces services à disposition représente une opportunité massive. Vous n’avez pas toujours besoin d’un PC. Vous pouvez utiliser votre portable. Notre challenge est d’encourager la communauté de développeurs à voir l’informatique dématérialisée comme une opportunité et de fournir l’infrastructure sur mesure à l’utilisateur final via le programme SQL Azure ».

Microsoft veut commencer à déployer ces types de services en Afrique du Sud en signant des partenariats avec les opérateurs télécoms qui en assureront la commercialisation. Il y a évidemment des obstacles techniques comme par exemple la latence et par conséquent « il est important d’avoir des partenaires proches des utilisateurs finaux ».

Comment allez-vous déployer des centres de traitement des données de grande capacité comme ce qui ont été construits dans d’autres régions dans le monde ? « Nous concluons des partenariats dans les économies les plus larges sur le continent comme par exemple le Nigéria, le Kenya, l’Angola et ensuite il y a les économies de second rang comme le Ghana, la Tanzanie,l’Ouganda et le Rwanda. Cela va nous garder occupé durant les dix-huit prochains mois. Les opérateurs mobiles voient les services data comme un marché porteur et par conséquent nous avons quelque chose en commun à partager. Nous avons tous les deux du contenu et des services à promouvoir auprès des utilisateurs finaux. Il s’agit d’un scénario avec lequel nous sommes prêts à entrer sur le marché ».

« Nous sommes entrain de discuter avec des société gérant des centres de données qui ont des capacités de stockage et l’expertise en matière de gestion. Nous leur offrirons nos meilleures pratiques et nous les aiderons à devenir nos représentants dans la région. Nous pensons qu’il s’agit d’une proposition à forte valeur ajoutée. Il est par exemple possible de gérer l’infrastructure d’une banque. Ils payeront seulement pour les logiciels et les services qui seront fournis via l’informatique dématérialisée. Ils payeront donc que pour ce qu’ils utilisent ».

« Un pays comme l’Angola est potentiellement très important mais il y a de grandes incertitudes quant à la sécurité et le secret des données. Par conséquent nous nous interrogeons sur le modèle le plus approprié ? Cela prendra peut-être plus longtemps pour aboutir là-bas qu’ailleurs ».

Qu’en est-il de la fiabilité ? Le cauchemar est d’être coupé de tous ce dont vous avez besoin parce que l’accès à l’Internet est indisponible. Je viens juste de rentrer d’un voyage de quatre jours en Gambie et durant toute la semaine, l’hôtel Kairaba avait une connexion Internet soit très faible ou non existante. Quelles sont les garanties quant à l’accès ? « C’est un très bon point. Personne ne peut offrir des garanties dans un futur proche. Les centres de données Microsoft installés dans le reste du monde offre des garanties de fiabilité ».

En ce qui concerne l’Afrique, la réponse est « une étape après l’autre ». Il faut construire des services robustes et fiables en commençant par exemple avec la messagerie instantanée via l’informatique dématérialisée. Le serveur mail restera par exemple dans les locaux et une approche par étape facilitant l’apprentissage pour instiller la confiance et pour favoriser le déploiement d’autres services d’informatiques dématérialisés. Il s’agit d’une immense opportunité pour les développeurs de logiciels et certains utiliseront nos instruments pour le faire ».

Le challenge à relever pour assurer le succès de l’informatique dématérialisée en Afrique a trois composantes. En premier lieu, les utilisateurs africains devront être convaincus que la première génération de services sont « bien à avoir » plutôt « qu’on doit les avoir » dans le but qu’ils se sentent à l’aise lorsqu’ils les utilisent tout en sachant qu’ils sont disponibles. Microsoft dispose des moyens pour achever cela mais il ne s’agit pas tout à fait de la même chose que d’offrir l’applicatif « meurtrier ».

Ensuite, la bande passante doit être constante et consistante en particulier la 3G (et les technologies plus avancées) et les points d’accès sans fils Wi-Fi : la bande passante au compte goutte qui permet d’envoyer des courriels si vous avez la patience d’attendre que le téléchargement se fasse, ne permettra pas à ce type d’applicatifs de décoller. Enfin, le type de garanties qui s’articulent autour de ces services dans les pays développés, doit devenir la norme dans les centres de données en Afrique. Si ces éléments ne sont pas en place, l’informatique dématérialisée en Afrique se limitera principalement à des comptes Hotmail et rien de plus.

Balancing Act

(Source : Balancing Act, 30 juillet 2010)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4549/5485 Régulation des télécoms
  • 358/5485 Télécentres/Cybercentres
  • 3444/5485 Economie numérique
  • 1851/5485 Politique nationale
  • 5485/5485 Fintech
  • 525/5485 Noms de domaine
  • 2193/5485 Produits et services
  • 1478/5485 Faits divers/Contentieux
  • 751/5485 Nouveau site web
  • 5483/5485 Infrastructures
  • 1771/5485 TIC pour l’éducation
  • 191/5485 Recherche
  • 247/5485 Projet
  • 3425/5485 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2293/5485 Sonatel/Orange
  • 1639/5485 Licences de télécommunications
  • 279/5485 Sudatel/Expresso
  • 1027/5485 Régulation des médias
  • 1354/5485 Applications
  • 1066/5485 Mouvements sociaux
  • 1665/5485 Données personnelles
  • 128/5485 Big Data/Données ouvertes
  • 603/5485 Mouvement consumériste
  • 365/5485 Médias
  • 650/5485 Appels internationaux entrants
  • 1694/5485 Formation
  • 97/5485 Logiciel libre
  • 2569/5485 Politiques africaines
  • 1002/5485 Fiscalité
  • 170/5485 Art et culture
  • 595/5485 Genre
  • 1726/5485 Point de vue
  • 1029/5485 Commerce électronique
  • 1487/5485 Manifestation
  • 323/5485 Presse en ligne
  • 124/5485 Piratage
  • 210/5485 Téléservices
  • 1000/5485 Biométrie/Identité numérique
  • 314/5485 Environnement/Santé
  • 343/5485 Législation/Réglementation
  • 363/5485 Gouvernance
  • 1822/5485 Portrait/Entretien
  • 148/5485 Radio
  • 860/5485 TIC pour la santé
  • 284/5485 Propriété intellectuelle
  • 58/5485 Langues/Localisation
  • 1102/5485 Médias/Réseaux sociaux
  • 2017/5485 Téléphonie
  • 191/5485 Désengagement de l’Etat
  • 1108/5485 Internet
  • 128/5485 Collectivités locales
  • 416/5485 Dédouanement électronique
  • 1128/5485 Usages et comportements
  • 1040/5485 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 566/5485 Audiovisuel
  • 3500/5485 Transformation digitale
  • 390/5485 Affaire Global Voice
  • 158/5485 Géomatique/Géolocalisation
  • 322/5485 Service universel
  • 671/5485 Sentel/Tigo
  • 178/5485 Vie politique
  • 1656/5485 Distinction/Nomination
  • 34/5485 Handicapés
  • 712/5485 Enseignement à distance
  • 691/5485 Contenus numériques
  • 592/5485 Gestion de l’ARTP
  • 179/5485 Radios communautaires
  • 1814/5485 Qualité de service
  • 440/5485 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5485 SMSI
  • 479/5485 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2726/5485 Innovation/Entreprenariat
  • 1365/5485 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5485 Internet des objets
  • 172/5485 Free Sénégal
  • 753/5485 Intelligence artificielle
  • 200/5485 Editorial
  • 4/5485 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5485 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous