OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2022 > Mai 2022 > L’adoption du bitcoin par la Centrafrique inquiète la BEAC et la Banque mondiale

L’adoption du bitcoin par la Centrafrique inquiète la BEAC et la Banque mondiale

samedi 7 mai 2022

Fintech

Depuis le 22 avril, la Centrafrique a officiellement autorisé l’utilisation du bitcoin, mais sans consulter les autres membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale s’est donc adressé directement au ministre centrafricain du Budget. Mais les instances régionales ne sont pas seules à réagir. La Banque mondiale reste aussi attentive.

« La loi centrafricaine régissant la crypto-monnaie a un effet négatif sur l’unité légale des membres de l’Union », juge Abbas Mahamat Tolli dans une lettre de trois pages, envoyée le 29 avril et révélée jeudi 5 mai par l’hebdomadaire Jeune Afrique. Le dirigeant de la BEAC estime que Bangui cherche visiblement à « instaurer une monnaie centrafricaine échappant au contrôle de la Banque centrale ». Cette décision pourrait « mettre en péril la stabilité monétaire », prévient-il.

Ironie de l’histoire, en vertu du principe de rotation, c’est en ce moment la Centrafrique et donc son ministre du Budget Hervé Ndoba qui préside la BEAC et l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac).

L’alerte envoyée et les demandes de réunions demandées par Abbas Mahamat Tolli sont pour le moment restées sans réponse de Bangui. Selon Jeune Afrique, sur les cinq États membres de la Cemac, trois seraient favorables à l’application de l’article 35 du traité commun, qui indique qu’en cas de non-respect de ses engagementsmonétaires, la conférence peut constater le retrait d’un État.

De son côté, la Banque mondiale insiste sur l’importance des institutions régionales. Que la Banque centrale et le régulateur bancaire soient consultés et restent aux commandes de la politique monétaire est essentiel aux yeux d’Han Fraeters, représentant de la Banque mondiale en RCA.

« On ne pose pas de jugement sur le type de décision, le type de contenu de la loi que le gouvernement centrafricain a pris, mais on dit que ce n’est pas à eux de le faire. C’est vraiment quelque chose que le gouvernement a délégué à la Cemac [La communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, NDLR]. Et c’est au sein de la Cemac qu’il faut discuter et prendre ce type de décision. » Une réflexion sur les cryptomonnaies a d’ailleurs été engagée au sein de l’instance.

Du côté des institutions internationales, le FMI appelle à ne pas voir le bitcoin comme « une panacée » et souligne l’importance de bien encadrer l’utilisation du bitcoin.

La Banque mondiale, qui assure ne pas avoir été consultée, reste également prudente. « Nous avons des inquiétudes concernant la transparence et les implications au niveau de l’inclusion financière, le secteur financier et la finance publique en général », poursuit Han Fraeters, qui s’inquiète par ailleurs de l’impact environnemental des cryptomonnaies. Car pour opérer toutes les transactions, des milliers d’ordinateurs résolvent des équations complexes. Cela requiert donc une grande quantité d’énergie.

En votant par acclamation la loi sur les cryptomonnaies le 22 avril, la Centrafrique est devenue le premier pays de la région à autoriser officiellement la monnaie digitale. Les autorités estiment que son utilisation va améliorer les échanges commerciaux. Pour l’opposition, au contraire, cette décision va entraîner une hausse du blanchiment d’argent et de la fraude fiscale.

(Source : RFI, 7 mai 2022)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5484/6922 Régulation des télécoms
  • 370/6922 Télécentres/Cybercentres
  • 4340/6922 Economie numérique
  • 2162/6922 Politique nationale
  • 6168/6922 Fintech
  • 634/6922 Noms de domaine
  • 2973/6922 Produits et services
  • 1956/6922 Faits divers/Contentieux
  • 890/6922 Nouveau site web
  • 6922/6922 Infrastructures
  • 2314/6922 TIC pour l’éducation
  • 257/6922 Recherche
  • 280/6922 Projet
  • 5116/6922 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2275/6922 Sonatel/Orange
  • 1857/6922 Licences de télécommunications
  • 355/6922 Sudatel/Expresso
  • 1285/6922 Régulation des médias
  • 1628/6922 Applications
  • 1334/6922 Mouvements sociaux
  • 2125/6922 Données personnelles
  • 206/6922 Big Data/Données ouvertes
  • 663/6922 Mouvement consumériste
  • 481/6922 Médias
  • 766/6922 Appels internationaux entrants
  • 2110/6922 Formation
  • 126/6922 Logiciel libre
  • 3000/6922 Politiques africaines
  • 1258/6922 Fiscalité
  • 191/6922 Art et culture
  • 709/6922 Genre
  • 2689/6922 Point de vue
  • 1264/6922 Commerce électronique
  • 1716/6922 Manifestation
  • 401/6922 Presse en ligne
  • 137/6922 Piratage
  • 223/6922 Téléservices
  • 1231/6922 Biométrie/Identité numérique
  • 395/6922 Environnement/Santé
  • 439/6922 Législation/Réglementation
  • 466/6922 Gouvernance
  • 2151/6922 Portrait/Entretien
  • 164/6922 Radio
  • 997/6922 TIC pour la santé
  • 351/6922 Propriété intellectuelle
  • 73/6922 Langues/Localisation
  • 1432/6922 Médias/Réseaux sociaux
  • 2468/6922 Téléphonie
  • 203/6922 Désengagement de l’Etat
  • 1265/6922 Internet
  • 128/6922 Collectivités locales
  • 593/6922 Dédouanement électronique
  • 1590/6922 Usages et comportements
  • 1219/6922 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 640/6922 Audiovisuel
  • 4628/6922 Transformation digitale
  • 399/6922 Affaire Global Voice
  • 267/6922 Géomatique/Géolocalisation
  • 421/6922 Service universel
  • 689/6922 Sentel/Tigo
  • 222/6922 Vie politique
  • 2128/6922 Distinction/Nomination
  • 40/6922 Handicapés
  • 817/6922 Enseignement à distance
  • 921/6922 Contenus numériques
  • 759/6922 Gestion de l’ARTP
  • 202/6922 Radios communautaires
  • 2352/6922 Qualité de service
  • 554/6922 Privatisation/Libéralisation
  • 143/6922 SMSI
  • 633/6922 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3206/6922 Innovation/Entreprenariat
  • 1554/6922 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/6922 Internet des objets
  • 180/6922 Free Sénégal
  • 1588/6922 Intelligence artificielle
  • 235/6922 Editorial
  • 51/6922 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/6922 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous