OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2013 > Janvier 2013 > L’Exécutif aux commandes de la régulation !

L’Exécutif aux commandes de la régulation !

dimanche 20 janvier 2013

Régulation des télécoms

Les derniers développements dans le secteur des télécommunications sur le continent amènent forcément nos Etats et gouvernements à revoir la jurisprudence en la matière. Certains d’entre eux tiennent à faire le saut technologique, mais se voient très vite rattrapés par les réalités de morosité économique inhérentes à tous les pays, mais surtout aux pays en voie de développement. D’autres préfèrent suivre la voie normale, en franchissant étape par étape, engranger des revenus substantiels, même s’il faut prendre du temps pour « combler » le fossé numérique dont on parle tant. Certains se défendent donc par exemple de passer directement de la 2.5 G à la 4G. D’autres pensent plutôt qu’une telle démarche relève d’une confiscation injurieuse de la démarche technologique indispensable au respect des prescriptions de l’Union internationale des télécommunications (IUT) à l’endroit des pays émergents. Même si ces derniers manquent de transparence et de concurrence sur leurs marchés, comme le prouve la fortune du milliardaire Carlos Slim, amassée grâce aux tarifs exorbitants pratiqués par son groupe sur le marché mexicain, la vision politique est la seule et unique voie de recours à la mise en place d’un cadre jurisprudentiel harmonieux pour la régulation des télécommunications. La souveraineté des Etats et le souci de diversification conduisent donc ces gouvernements à prendre des décisions pour le moins salutaires.

Plusieurs pays africains sont en passe de redessiner les structures de gestion de leur paysage télécom. Se doter de textes réglementaires adéquats ou de moyens coercitifs obligeant les operateurs à respecter leurs cahiers des charges ne constitue plus l’apanage d’un environnement réglementaire efficace. On s’aperçoit désormais de l’impérieuse nécessité à mettre en place des organes de gestion éclatés et spécialisés. C’est ainsi qu’au Gabon, mise à part l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP), régulateur assermenté, l’Etat, par décret présidentiel, a créé l’ANINF, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences. Cette dernière a en charge la gestion des fréquences télécoms, audiovisuelles et privées (notamment les entreprises pétrolières), et s’arroge du coup certaines prérogatives de l’ARCEP. Mais la loi est claire et précise bien les attributions de chaque entité. A faire pâlir le régulateur, l’ANINF gère en plus des fréquences, comme indiqué dans sa dénomination, les infrastructures numériques. Au rang desquelles l’arrivée et l’exploitation prochaines de la fibre optique ACE, copropriété du groupe Orange France Télécom et d’un consortium dont le Gabon fait partie. Gros projet national qui aurait pu échoir au régulateur si l’ANINF n’avait pas existé. Les deux entités travaillent côte à côte, se détestent cordialement, mais sont résolument toutes deux engagées dans le programme d’émergence du président de la République. Par une volonté politique claire et affirmée, autonomie est donnée aux deux entités pour une gestion collégiale du secteur des télécommunications, au bonheur des quatre opérateurs présents et des usagers gabonais.

En Côte d’Ivoire, on est passé d’un bicéphalisme (ATCI et CTCI) dans le paysage réglementaire à la création par décret présidentiel de l’ARTCI (Agence de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire). Nouvelle autorité de régulation née de la fusion des deux précédentes. On pourrait donc penser à une démarche contraire à celle du Gabon ! Mais non, puisque la loi prévoit également une Autorité de régulation des fréquences qui aura pratiquement le même rôle que celui dévolu à l’ANINF gabonaise. Restructuration en perspective donc, sur un marché qui en a besoin, avec ses sept opérateurs mobiles et bientôt des MVNO (opérateurs virtuels), car le nouveau Code des télécommunications le prévoit.

Au Bénin voisin, on en est encore à un cadre réglementaire tâtonnant, sans aucune orientation stratégique. En effet, le Bénin dispose d’une Autorité transitoire de régulation des postes et télécommunications. Elle est « transitoire » depuis plus de cinq ans, puisqu’elle a été mise en place aux premières heures de l’arrivée au pouvoir de l’actuel locataire du Palais de la Marina. A son actif, plusieurs tentatives infructueuses de recrutement d’un consultant en charge de sa restructuration. Mais elle régule tant bien que mal un secteur en proie à de profondes mutations liées aux innovations technologiques. Le gouvernement béninois doit définir des objectifs clairs afin d’assainir un secteur très représentatif dans le budget national. Il en va de l’intérêt de sa population, et c’est son devoir de créer un environnement attractif pour les acteurs des télécommunications qui y opèrent.

Oswald Guy-Cyr Loueke, éditeur du magazine Réseau Télécom Network

(Source : Agence Ecofin, 20 janvier 2013)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4973/5558 Régulation des télécoms
  • 598/5558 Télécentres/Cybercentres
  • 3901/5558 Economie numérique
  • 2074/5558 Politique nationale
  • 5334/5558 Fintech
  • 636/5558 Noms de domaine
  • 2304/5558 Produits et services
  • 1896/5558 Faits divers/Contentieux
  • 969/5558 Nouveau site web
  • 5558/5558 Infrastructures
  • 2266/5558 TIC pour l’éducation
  • 253/5558 Recherche
  • 428/5558 Projet
  • 3965/5558 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2351/5558 Sonatel/Orange
  • 2032/5558 Licences de télécommunications
  • 397/5558 Sudatel/Expresso
  • 1285/5558 Régulation des médias
  • 1597/5558 Applications
  • 1327/5558 Mouvements sociaux
  • 1767/5558 Données personnelles
  • 166/5558 Big Data/Données ouvertes
  • 699/5558 Mouvement consumériste
  • 552/5558 Médias
  • 921/5558 Appels internationaux entrants
  • 1882/5558 Formation
  • 129/5558 Logiciel libre
  • 2266/5558 Politiques africaines
  • 1059/5558 Fiscalité
  • 251/5558 Art et culture
  • 710/5558 Genre
  • 2052/5558 Point de vue
  • 1139/5558 Commerce électronique
  • 1781/5558 Manifestation
  • 401/5558 Presse en ligne
  • 191/5558 Piratage
  • 373/5558 Téléservices
  • 1105/5558 Biométrie/Identité numérique
  • 384/5558 Environnement/Santé
  • 572/5558 Législation/Réglementation
  • 485/5558 Gouvernance
  • 1962/5558 Portrait/Entretien
  • 233/5558 Radio
  • 836/5558 TIC pour la santé
  • 397/5558 Propriété intellectuelle
  • 94/5558 Langues/Localisation
  • 1264/5558 Médias/Réseaux sociaux
  • 2264/5558 Téléphonie
  • 283/5558 Désengagement de l’Etat
  • 1174/5558 Internet
  • 194/5558 Collectivités locales
  • 544/5558 Dédouanement électronique
  • 1343/5558 Usages et comportements
  • 1159/5558 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 856/5558 Audiovisuel
  • 3656/5558 Transformation digitale
  • 594/5558 Affaire Global Voice
  • 228/5558 Géomatique/Géolocalisation
  • 401/5558 Service universel
  • 734/5558 Sentel/Tigo
  • 275/5558 Vie politique
  • 1795/5558 Distinction/Nomination
  • 42/5558 Handicapés
  • 829/5558 Enseignement à distance
  • 835/5558 Contenus numériques
  • 817/5558 Gestion de l’ARTP
  • 301/5558 Radios communautaires
  • 2040/5558 Qualité de service
  • 629/5558 Privatisation/Libéralisation
  • 216/5558 SMSI
  • 676/5558 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2840/5558 Innovation/Entreprenariat
  • 1381/5558 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5558 Internet des objets
  • 172/5558 Free Sénégal
  • 831/5558 Intelligence artificielle
  • 208/5558 Editorial
  • 10/5558 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5558 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous