OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2017 > L’Association les « Victimes du NET et des Réseaux Sociaux » : la cohésion (…)

L’Association les « Victimes du NET et des Réseaux Sociaux » : la cohésion nationale en péril

mardi 15 août 2017

Point de vue

Depuis des mois nous tirons sur la sonnette d’alarme, mais au regard de la tragédie qui se déroule, l’histoire nous donne totalement raison. Les réseaux sociaux, depuis quelques temps défrayent la chronique en s’éloignant de leur cadre d’échanges et laissant la porte ouverte à d’incompréhensibles dérives verbales.

L’Association les « Victimes du NET et des Réseaux Sociaux » ne saurait garder le silence face à ces sorties malheureuses qui ont pour noms : fragilisation des institutions , injures publiques adressés au Chef de l’Etat , et aux Chefs religieux qui frisent le sacrilège, les photomontages irrespectueux, les appels à la haine ethnique, les diffamations de toutes sortes à l’endroit des
citoyens, dégueulasses insultes adressées aux plus hautes autorités de l’Etat, comportements inacceptables et incompréhensibles comme celui de ce jeune supporter qui semblait se réjouir du sort tragique réservé à ces inconditionnels du ballon rond qui avaient commis le seul tort d’être présents cette fameuse après-midi au stade pour porter leur équipe fanion à la victoire finale ! Ceci a malheureusement viré au drame !

Dans quel pays sommes-nous ! L’on s’amuse à se faire peur, nul n’est à l’abri de sorties outrageuses, personne n’est épargnée, nous sommes tous « des cibles potentielles » ! Les dérapages, la diffusion de fausses nouvelles, les diffamations, la calomnie, le dénigrement public, les règlements de compte, le harcèlement, les menaces, le chantage, l’escroquerie, le transfert illégal de données à caractère personnel, le partage d’images, de photos et de vidéos obscènes occupent l’espace médiatique laissant croire que Internet est un monde sans gouvernement !

En tout état de cause, toutes les parties prenantes devront se conformer à la loi, et savoir qu’à partir d’aujourd’hui, il ne sera plus permis d’entretenir des dérapages qui si on y prend garde, seront préjudiciables à la cohésion nationale ou à l’intégrité des citoyens.

A la lumière de tout ce qui est en train de se passer, nous estimons que la nation doit se remobiliser pour faire échec à ceux qui tentent de remettre en cause les équilibres sociaux sur lesquels la nation s’adosse, et qui garantissent la paix et la sécurité dans notre pays.

Personne ne permettra que des apprentis sorciers soient à l’origine de tensions ethniques, raciales ou religieuses au Sénégal. Nous appelons à un sursaut national, et à un ressaisissement pour qu’ensemble nous réussissions à réinstaller la confiance et la sérénité. Mais la solution passera obligatoirement par une re-socialisation de franges importantes de la population, une éducation,par la sensibilisation et la formation en direction de toutes les parties prenantes, surtout des jeunes qui sont les principaux utilisateurs, exposés aux dangers et aux pièges d’internet et des réseaux sociaux.

Les questions qu’on est tenté de se poser sont les suivantes :

– Sommes-nous suffisamment préparés à vivre cette révolution de la société nouvelle ?

– Est-ce que la plus grande frange de la population est capable de garder le point d’équilibre entre la liberté d’expression et le fait de verser dans les dérives verbales ?

– Quelle appréciation faire de l’appropriation des TIC par les sénégalais ?

– Quelle démarche prioriser ? Education avant répression ou Education et répression ?

Notre degré d’implication dans la lutte nous dicte et nous conduit à ces réflexions :

– Rappeler qu’Internet n’est pas une zone de non droit ou on peut tout se permettre.

– Arrêter les dérives sur Internet, sur les réseaux sociaux et sur les sites d’informations

– Mettre un terme aux appels à la haine tribale, ethnique, confessionnelle et à « l’apologie du crime »

– Renforcer les textes du Code pénal et veiller à une application sans complaisance de la Loi

– Mettre à contribution l’Etat, les techniciens du droit, les familles, les autorités politique, religieuse et coutumière.

Nous demandons aux responsables de sites d’informations ou de réseaux sociaux de faire preuves de responsabilités et de se conformer à la loi, nous les invitons à prendre des dispositions qui fassent que la dignité des personnes et des citoyens soit pleinement préservée. Nous devons barrer la route aux esprits ténébreux qui cherchent à faire basculer notre pays dans des conflits ethniques, confessionnels ou raciaux, et de leur faire comprendre qu’ils rendront désormais compte de leurs forfaits. Toute personne qui sera bafouée dans sa dignité devra réclamer justice. Nous en appelons, et nous mettons tous les sites d’informations et tous les réseaux sociaux devant leurs responsabilités.

Ceux qui parlent de bâillonnement de l’information passent complètement à côté, car en aucun cas, la liberté d’expression ne saurait être une licence. Nous ne cachons pas aussi notre inquiétude, car nous avons comme l’impression qu’une main invisible cherche à déstabiliser le Sénégal. Nous félicitons le Procureur de la République qui a été prompt à rappeler à travers un communiqué rendu public que certains manquements sont punis par les dispositions du Code pénal, notamment celles relatives à la cybercriminalité qui prévoient l’application des peines pouvant atteindre dix ans d’emprisonnement, la Division des Investigations Criminelles DIC et la gendarmerie nationale pour leur implication concrète dans la prise en main de ce dossier, et pour leur professionnalisme. Si on veut fragiliser un pays, il faut fragiliser ses institutions, c’est pourquoi force devra rester à la loi.

Le Président de l’Association
Les « Victimes du NET et des Réseaux Sociaux »
Amadou Moustapha Gaye

(Source : Sénégo, 15 août 2017)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5584/6114 Régulation des télécoms
  • 410/6114 Télécentres/Cybercentres
  • 4224/6114 Economie numérique
  • 2211/6114 Politique nationale
  • 6114/6114 Fintech
  • 650/6114 Noms de domaine
  • 2357/6114 Produits et services
  • 1790/6114 Faits divers/Contentieux
  • 907/6114 Nouveau site web
  • 6111/6114 Infrastructures
  • 2116/6114 TIC pour l’éducation
  • 228/6114 Recherche
  • 296/6114 Projet
  • 4465/6114 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2258/6114 Sonatel/Orange
  • 1976/6114 Licences de télécommunications
  • 329/6114 Sudatel/Expresso
  • 1300/6114 Régulation des médias
  • 1512/6114 Applications
  • 1277/6114 Mouvements sociaux
  • 1970/6114 Données personnelles
  • 335/6114 Big Data/Données ouvertes
  • 717/6114 Mouvement consumériste
  • 442/6114 Médias
  • 780/6114 Appels internationaux entrants
  • 2150/6114 Formation
  • 122/6114 Logiciel libre
  • 2799/6114 Politiques africaines
  • 1252/6114 Fiscalité
  • 211/6114 Art et culture
  • 698/6114 Genre
  • 2119/6114 Point de vue
  • 1310/6114 Commerce électronique
  • 1759/6114 Manifestation
  • 390/6114 Presse en ligne
  • 154/6114 Piratage
  • 252/6114 Téléservices
  • 1371/6114 Biométrie/Identité numérique
  • 372/6114 Environnement/Santé
  • 425/6114 Législation/Réglementation
  • 518/6114 Gouvernance
  • 2135/6114 Portrait/Entretien
  • 178/6114 Radio
  • 1152/6114 TIC pour la santé
  • 342/6114 Propriété intellectuelle
  • 74/6114 Langues/Localisation
  • 1288/6114 Médias/Réseaux sociaux
  • 2497/6114 Téléphonie
  • 236/6114 Désengagement de l’Etat
  • 1360/6114 Internet
  • 137/6114 Collectivités locales
  • 503/6114 Dédouanement électronique
  • 1608/6114 Usages et comportements
  • 1269/6114 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 673/6114 Audiovisuel
  • 4047/6114 Transformation digitale
  • 490/6114 Affaire Global Voice
  • 186/6114 Géomatique/Géolocalisation
  • 451/6114 Service universel
  • 772/6114 Sentel/Tigo
  • 219/6114 Vie politique
  • 1918/6114 Distinction/Nomination
  • 50/6114 Handicapés
  • 846/6114 Enseignement à distance
  • 878/6114 Contenus numériques
  • 715/6114 Gestion de l’ARTP
  • 224/6114 Radios communautaires
  • 2395/6114 Qualité de service
  • 680/6114 Privatisation/Libéralisation
  • 156/6114 SMSI
  • 562/6114 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3374/6114 Innovation/Entreprenariat
  • 1598/6114 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 53/6114 Internet des objets
  • 201/6114 Free Sénégal
  • 1147/6114 Intelligence artificielle
  • 235/6114 Editorial
  • 22/6114 Gaming/Jeux vidéos
  • 31/6114 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous