OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Mai > L’Artp porte plainte contre X, réclame 8 milliards 200 millions à Cheikh Amar…

L’Artp porte plainte contre X, réclame 8 milliards 200 millions à Cheikh Amar…

jeudi 31 mai 2012

Gestion de l’ARTP

Suite aux résultats des audits initiés depuis l’accession du Président Macky Sall à la tête de l’Etat, l’Artp a décidé de porter plainte contre X dans l’affaire Mtl et de servir une mise en demeure à Cheikh Amar, patron de Tse, pour exiger le remboursement de la somme de 8 milliards 200 millions FCfa suite à des marchés nébuleux.

Ce matin de déballage, le Directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), Thierno Alassane Sall, a la voix qui porte. Et les mots emplis d’une sorte de solennité : « J’ai souhaité notre rencontre de ce jour afin de vous livrer deux informations », commence-t-il, laissant glisser entre les chaises de l’assistance un air de vrai faux suspense. Dans la salle archicomble de l’hôtel Radisson Blu de Dakar, le public retient son souffle. « Tout d’abord, je voulais vous informer que l’Artp a déposé, ce mardi 29 mai (2012), une plainte contre X pour détournement de deniers publics, complicité de détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des deniers publics, complicité d’escroquerie portant sur des deniers publics et accessoirement concussion, sans préjudice d’autres délits que l’enquête pourrait révéler », annonce Thierno Alassane Sall. Tout en prenant un soin méticuleux de préciser qu’il n’y aura, « dans ses propos, ni jugement personnel, ni connotation partisane ».
Droit dans son costume sombre assorti d’une chemise beige et d’une cravate rouge, Thierno Alassane Sall avance que cette plainte ne devrait pas surprendre les suiveurs assidus de l’actualité.

« Récemment, l’Artp a largement communiqué à travers la presse sur les tenants de cette affaire relative au contrat d’assistance technique pour le contrôle, la supervision du trafic international et la lutte contre la fraude (entre l’Artp et Mtl de Moustapha Yacine Guèye, Ndlr). Cette affaire n’aurait jamais eu lieu, si à coups de décrets, les plus hautes autorités d’alors (le pouvoir de Me Wade, Ndlr) n’avaient modifié les règlements en vigueur, à la seule fin de permettre à des personnes connues à l’avance de signer des marchées extrêmement avantageux pour ces dernières », explique le Directeur général de l’Artp. Il en veut pour preuve le décret n°2011-1944 du 8 décembre 2011, dont « la finalité exclusive était de modifier le Code des marchés avec comme effet de mettre hors de son champ d’application l’assistance pour la supervision du trafic international entrant et de permettre à l’Artp de contracter directement avec Mtl ». M. Sall révèle que ce décret a été adopté pendant qu’était en cours une procédure régulière de passation de marché, par appel d’offres restreint, initiée par l’Artp pour s’attacher les services d’un prestataire technique dans le contrôle desdits appels. Dans le même sillage, « un cabinet bien connu de la place a reçu, en l’espace de 2 mois, près de 200 000 000 FCfa. Cette affaire est en cours de règlements dans les intérêts du pays », informe le Directeur général de l’Artp.

…et lui envoie une mise en demeure

Dans le même registre, l’Artp annonce qu’une mise en demeure a été envoyée, mardi, à M. Pape Cheikh Amadou Amar pour lui demander le remboursement de 8 milliards 200 millions FCfa représentant le prix d’acquisition de deux immeubles que, respectivement, Touba Real Estate et Amar Holding devaient vendre à l’Artp. A la base de l’acquisition du premier immeuble, un décret, celui n°2011-648 du 23 mai 2011 portant affectation de ressources financières issues de la vente de licence par l’Etat, qui met à la disposition de l’Artp les 3,5 milliards FCfa provenant de l’extension de la licence de la Sonatel à l’exploitation des services 3G. Ce montant a servi à acquérir, auprès du promoteur Touba Real Estate, « ledit immeuble qui n’existait même pas encore de manière virtuelle ». Peu avare de révélations, Thierno Alassane Sall avance : « Le terrain sur lequel devait être bâti l’immeuble fait partie du domaine mis à la disposition du promoteur par l’Etat à Ouakam Aéroport. A la date du 26 septembre 2011, l’Artp avait déjà versé le montant intégral représentant le prix d’acquisition de l’immeuble sans que la première pierre ne soit posée. » Les services d’un huissier ont été requis aux fins de constater que les travaux viennent quasiment de démarrer alors que l’immeuble devait être déjà livré à l’Artp.

Autre curiosité notoire, l’acte relatif à ce premier immeuble n’a jamais été authentifié au sens juridique du terme et la somme de 595 560 560 FCfa nécessaire n’a jamais été versée par l’Artp. De même, pendant que le premier immeuble était presqu’entièrement soldé sans qu’une pierre ne sorte de terre, l’Artp contractait avec Papa Cheikh Amadou Amar pour l’acquisition, sur le même site, d’un second immeuble, cette fois-ci, sur fonds propres. Statuant toujours sur le cas de Cheikh Amar, Thierno Alassane Sall s’est voulu clair : « Le contrat a été signé par lui. Son nom figure textuellement sur les contrats. Il ne s’agit aucunement d’une exposition. Mais, toute personne ayant été impliquée dans une transaction, un contrat qui touche aux deniers publics ne devrait pas voir son nom cité s’il n’y a pas de problème et si les choses se sont déroulées dans la manière la plus transparente. Nous userons des voies et moyens pour recouvrer les sommes versées. Maintenant, si nous parvenons à recouvrer l’intégralité des sommes, nous verrons quelle attitude adopter, car nous n’avons pas de temps à perdre dans des procédures coûteuses. Ce qui nous intéresse, c’est de rentrer en possession de ces deniers et de les restituer à l’Etat pour qu’il puisse parer à certaines urgences », conclut Thierno Alassane Sall.

Ndèye Fatou Seck

(Source : L’Observateur, 31 mai 2012)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5880/6944 Régulation des télécoms
  • 467/6944 Télécentres/Cybercentres
  • 4474/6944 Economie numérique
  • 2238/6944 Politique nationale
  • 6577/6944 Fintech
  • 681/6944 Noms de domaine
  • 2405/6944 Produits et services
  • 2058/6944 Faits divers/Contentieux
  • 1122/6944 Nouveau site web
  • 6944/6944 Infrastructures
  • 2301/6944 TIC pour l’éducation
  • 237/6944 Recherche
  • 327/6944 Projet
  • 4631/6944 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2262/6944 Sonatel/Orange
  • 2269/6944 Licences de télécommunications
  • 427/6944 Sudatel/Expresso
  • 1341/6944 Régulation des médias
  • 1776/6944 Applications
  • 1390/6944 Mouvements sociaux
  • 2234/6944 Données personnelles
  • 146/6944 Big Data/Données ouvertes
  • 825/6944 Mouvement consumériste
  • 455/6944 Médias
  • 881/6944 Appels internationaux entrants
  • 2290/6944 Formation
  • 128/6944 Logiciel libre
  • 2867/6944 Politiques africaines
  • 1471/6944 Fiscalité
  • 202/6944 Art et culture
  • 746/6944 Genre
  • 2574/6944 Point de vue
  • 1339/6944 Commerce électronique
  • 1952/6944 Manifestation
  • 455/6944 Presse en ligne
  • 144/6944 Piratage
  • 258/6944 Téléservices
  • 1219/6944 Biométrie/Identité numérique
  • 412/6944 Environnement/Santé
  • 433/6944 Législation/Réglementation
  • 535/6944 Gouvernance
  • 2486/6944 Portrait/Entretien
  • 169/6944 Radio
  • 1057/6944 TIC pour la santé
  • 383/6944 Propriété intellectuelle
  • 78/6944 Langues/Localisation
  • 1346/6944 Médias/Réseaux sociaux
  • 2655/6944 Téléphonie
  • 237/6944 Désengagement de l’Etat
  • 1438/6944 Internet
  • 123/6944 Collectivités locales
  • 559/6944 Dédouanement électronique
  • 1668/6944 Usages et comportements
  • 1380/6944 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 743/6944 Audiovisuel
  • 4180/6944 Transformation digitale
  • 600/6944 Affaire Global Voice
  • 210/6944 Géomatique/Géolocalisation
  • 418/6944 Service universel
  • 923/6944 Sentel/Tigo
  • 197/6944 Vie politique
  • 2021/6944 Distinction/Nomination
  • 40/6944 Handicapés
  • 985/6944 Enseignement à distance
  • 940/6944 Contenus numériques
  • 747/6944 Gestion de l’ARTP
  • 188/6944 Radios communautaires
  • 2452/6944 Qualité de service
  • 637/6944 Privatisation/Libéralisation
  • 172/6944 SMSI
  • 579/6944 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3732/6944 Innovation/Entreprenariat
  • 2010/6944 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 60/6944 Internet des objets
  • 227/6944 Free Sénégal
  • 1057/6944 Intelligence artificielle
  • 326/6944 Editorial
  • 81/6944 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous