OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Avril > L’Afrique, nouvel eldorado de la téléphonie mobile

L’Afrique, nouvel eldorado de la téléphonie mobile

mercredi 7 avril 2010

Les Occidentaux étant tous peu ou prou équipés, c’est dans les pays en développement que les marchés du téléphone mobile croissent aujourd’hui le plus vite. Le nombre de nouveaux abonnés y bondit parfois de 50 % et plus par an : + 64 % au Vietnam entre 2008 et 2009 ; + 67 % en Afghanistan... Ces marchés sont cependant plus difficiles qu’il n’y paraît. La récente opération réalisée entre le premier opérateur de télécommunications indien Bharti Airtel (125 millions d’abonnés, 25 % de part de marché) et l’opérateur koweïtien Zain le prouve.

Fin mars, il a confirmé l’achat, pour 10,7 milliards de dollars (7,9 milliards d’euros), des actifs africains de Zain. L’opération lui permet de récupérer 42 millions de clients dans quatorze pays africains (Gabon, Ghana, Tanzanie, Soudan, Zambie...).

L’Inde a beau être l’un des pays les plus dynamiques au monde pour la téléphonie mobile (51 % d’abonnés en plus entre 2008 et 2009), il est ultraconcurrentiel. Depuis l’arrivée du japonais NTT DoCoMo et du norvégien Telenor ASA, les opérateurs s’y livrent une guerre des prix sans précédent. En 2009, DoCoMo s’est associé à l’indien Tata Teleservicespour commercialiser une offre à 1 centime d’euro la minute.

Selon l’Autorité indienne de régulation des télécommunications, les tarifs ont chuté de 95 % depuis 1998. Cette concurrence tarifaire acharnée entre opérateurs réduit leurs bénéfices. Au dernier trimestre 2009, Bharti a annoncé une baisse de ses revenus nets de 5 % par rapport à 2008, avec une hausse de 8,4 millions d’abonnés.

Par ailleurs, s’il reste beaucoup d’Indiens à équiper, ce sont en majorité des ruraux, plus pauvres et plus isolés, donc plus « coûteux » à desservir au moyen d’un réseau mobile. Dans les métropoles, le taux de pénétration est déjà de 80 %. A Bombay, le revenu par client était en moyenne de 7,40 dollars par mois fin 2008, selon le cabinet Booz & Co. Mais de 4,10 dollars seulement dans l’Etat du Bihar.

Si Bharti Airtel investit en Afrique, c’est donc pour y maintenir un fort niveau de croissance dans le futur. « En Inde, la croissance globale du marché des télécoms va ralentir et passer, dans cinq ans, à moins de 10 % », assure Karim Sabbagh, associé du cabinet de conseil Booz & Co. Toutefois, l’Afrique n’est pas forcément un pays de cocagne. Certains Etats sont déjà très concurrentiels, comme la Côte d’Ivoire, « où les opérateurs se livrent à une vraie guerre des prix », selon Mohssen Toumi, directeur de projets chez Booz & Co.

Le potentiel de croissance des marchés y est en partie biaisé. « Certes, il semble souvent énorme, avec de nombreux pays d’Afrique subsaharienne encore équipés à moins de 50 %. Mais la moitié des populations qui restent à conquérir sont souvent les plus difficiles : elles se trouvent dans les zones rurales, isolées, où un réseau est plus cher à installer et à maintenir », ajoute M. Toumi.

Il faut, en outre, compter avec les acteurs déjà en place. Il y a notamment ceux de la « première ligue », selon M. Toumi, qui disposent déjà d’une couverture étendue sur tout le continent. C’est le cas de France Télécom-Orange, présent dans quatorze pays (Sénégal, Guinée, Mali, Kenya, Botswana, etc.) ; du britannique Vodafone (Tanzanie, Mozambique, etc.) ou encore du sud-africain MTN (installé dans quasiment toute l’Afrique subsaharienne).

« Ce sont de vraies machines de guerre. Parce qu’ils sont implantés dans de nombreux pays du continent africain, ils peuvent bénéficier d’un effet de couverture large du réseau et proposer des offres de »one network« [réseau unique], avec des tarifs compétitifs pour les appels transfrontaliers sur le continent. Ces offres sont très recherchées, les Africains se déplaçant beaucoup », explique M. Toumi.

Bharti Airtel semble plutôt bien armé pour réussir en Afrique. Zain y jouait dans la « ligue 1 », même si certaines de ses filiales accusaient de lourdes pertes (comme au Nigeria). Par ailleurs, le groupe indien dispose d’un savoir-faire d’opérateur à bas coûts qu’il pourrait y exploiter. En Inde, il parvient à réaliser un profit équivalent à 25 % de son chiffre d’affaires en se concentrant exclusivement sur la vente de minutes de communication. Le reste - la gestion de son informatique, de ses infrastructures de réseau, la facturation aux clients - est sous-traité. Les infrastructures (des équipementiers Ericsson et Nokia) sont payées en proportion des volumes d’appels qu’elles soutiennent. Le groupe pratique aussi le partage de réseau avec des concurrents pour limiter les coûts.

Mais pour les autres opérateurs, du Nord comme du Sud, qui ne sont pas encore implantés en Afrique, comme l’espagnol Telefonica, l’allemand Deutsche Telekom ou l’américain AT & T, « il est déjà trop tard pour prendre position, car s’installer dans un ou deux pays seulement n’a pas de sens économique, ce ne serait pas rentable », analyse M. Sabbagh. A moins d’acheter un des acteurs de la « ligue 1 »...

Julien Bouissou (à New Delhi) et Cécile Ducourtieux

(Source : Le Monde, 7 avril 2010)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4456/5667 Régulation des télécoms
  • 369/5667 Télécentres/Cybercentres
  • 3746/5667 Economie numérique
  • 1797/5667 Politique nationale
  • 5004/5667 Fintech
  • 542/5667 Noms de domaine
  • 2131/5667 Produits et services
  • 1519/5667 Faits divers/Contentieux
  • 750/5667 Nouveau site web
  • 5667/5667 Infrastructures
  • 2233/5667 TIC pour l’éducation
  • 188/5667 Recherche
  • 249/5667 Projet
  • 4749/5667 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1866/5667 Sonatel/Orange
  • 1657/5667 Licences de télécommunications
  • 285/5667 Sudatel/Expresso
  • 1018/5667 Régulation des médias
  • 1386/5667 Applications
  • 1414/5667 Mouvements sociaux
  • 1768/5667 Données personnelles
  • 142/5667 Big Data/Données ouvertes
  • 608/5667 Mouvement consumériste
  • 391/5667 Médias
  • 663/5667 Appels internationaux entrants
  • 1632/5667 Formation
  • 101/5667 Logiciel libre
  • 2207/5667 Politiques africaines
  • 1099/5667 Fiscalité
  • 178/5667 Art et culture
  • 596/5667 Genre
  • 1870/5667 Point de vue
  • 1210/5667 Commerce électronique
  • 1487/5667 Manifestation
  • 329/5667 Presse en ligne
  • 126/5667 Piratage
  • 208/5667 Téléservices
  • 961/5667 Biométrie/Identité numérique
  • 399/5667 Environnement/Santé
  • 659/5667 Législation/Réglementation
  • 363/5667 Gouvernance
  • 1798/5667 Portrait/Entretien
  • 144/5667 Radio
  • 773/5667 TIC pour la santé
  • 278/5667 Propriété intellectuelle
  • 59/5667 Langues/Localisation
  • 1207/5667 Médias/Réseaux sociaux
  • 2037/5667 Téléphonie
  • 197/5667 Désengagement de l’Etat
  • 1055/5667 Internet
  • 116/5667 Collectivités locales
  • 421/5667 Dédouanement électronique
  • 1501/5667 Usages et comportements
  • 1126/5667 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 559/5667 Audiovisuel
  • 3523/5667 Transformation digitale
  • 392/5667 Affaire Global Voice
  • 369/5667 Géomatique/Géolocalisation
  • 420/5667 Service universel
  • 713/5667 Sentel/Tigo
  • 177/5667 Vie politique
  • 1702/5667 Distinction/Nomination
  • 34/5667 Handicapés
  • 713/5667 Enseignement à distance
  • 744/5667 Contenus numériques
  • 595/5667 Gestion de l’ARTP
  • 183/5667 Radios communautaires
  • 2054/5667 Qualité de service
  • 556/5667 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5667 SMSI
  • 537/5667 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2796/5667 Innovation/Entreprenariat
  • 1580/5667 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5667 Internet des objets
  • 174/5667 Free Sénégal
  • 918/5667 Intelligence artificielle
  • 202/5667 Editorial
  • 12/5667 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5667 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous