OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2009 > Internet ou la nécessaire reconfiguration de l’espace médiatique sénégalais

Internet ou la nécessaire reconfiguration de l’espace médiatique sénégalais

mardi 27 octobre 2009

Les groupes de presse qui avaient vite compris les opportunités
qu’offrait Internet l’avaient investi seulement quelques mois après la
connexion officielle du Sénégal survenue en 1996. Sud Communication, Walf Fadjri et le Soleil, pour ne citer que ces
trois groupes de presse, y disposaient chacun d’une édition en ligne.
Pour le cas de Walf Fadjri et Sud Communication, en plus de leurs
journaux, leurs radios respectives Walf FM et Sud FM pouvaient être
écoutées de partout dans le monde et en temps réel.

Aujourd’hui, avec le développement du Web 2.0 et des logiciels libres,
le phénomène s’est amplifié. Nous avons répertorié sur le Web 52 sites
basés au Sénégal ou mis en ligne par des Sénégalais résidents à
l’étranger (liste complète sur notre blog). Dans ce lot, nous
retrouvons les éditions en ligne des quotidiens sénégalais, les
journaux exclusivement en ligne, les portails d’informations
générales, les portails d’informations locales et les portails
spécialisés (santé, immigration, people, histoire, politique, sport...).
Aussi, une dizaine de radios FM, de Web radios ou Web TV sont
accessibles sur Internet.

Cette situation témoigne d’un certain dynamisme et exige une
nécessaire reconfiguration de l’espace médiatique sénégalais. En
effet, à côté des médias traditionnels (presse écrite, radio et
télévision), la presse en ligne se développe. Ses promoteurs
souhaitent être reconnus comme étant des acteurs à part entière.

Les enjeux de la présence de la presse sénégalaise sur le Web sont
multiples. Au-delà des enjeux économiques (publicité, payant/non
payant), les groupes de presse eux-mêmes, avec ce nouveau support, ont
réussi à toucher, donc à informer un plus grand nombre de citoyens.

Cette présence en ligne a permis à des millions de Sénégalais de
s’informer régulièrement quel que soit le lieu où l’on se trouve. Au
bureau, en un temps record, il est possible de parcourir les plus
grands journaux sénégalais et du monde. Avec Internet éclatent les
barrières, les distances ainsi que les frontières.

Aujourd’hui, il est de plus en plus fréquent de lire dans les journaux
sénégalais des contributions d’expatriés soucieux de donner leur avis
sur telle ou telle question d’actualité malgré la distance. Ce qui ne
serait évidemment pas possible s’ils n’avaient pas la possibilité de
s’informer en permanence grâce à Internet.

Cette présence en ligne pose des problèmes juridiques. Les articles
des journaux en ligne, de même que ceux des sites Web des groupes de
presse, sont régulièrement reproduits ou même carrément plagiés par
des promoteurs d’organes de presse peu scrupuleux. Pour lutter contre
ce phénomène, certains éditeurs de presse se sont entendus pour faire
circuler sur leur site, des bandeaux interdisant la reproduction de
leurs articles « conformément aux lois en vigueur ». Or, dans la loi
2008-09 du 25 janvier 2008 sur le droit d’auteur et les droits voisins
au Sénégal, nous pouvons lire : « Art.45. Utilisation à des fins
d’information. - 1. Ne sont pas subordonnées au consentement de
l’auteur, sous réserve de la mention de son nom et de la source, la
reproduction et la communication à des fins d’information des articles
d’actualité politique, sociale et économique, ainsi que des discours
destinés au public prononcés dans les assemblées politiques,
judiciaires, administratives, religieuses ainsi que dans les réunions
publiques, d’ordre politique et les cérémonies officielles ». Nous ne
sommes pas juriste mais selon notre compréhension, à des fins
d’information, si les promoteurs de sites Web qui reproduisent les
articles de leurs confrères prennent le soin de citer la source et
l’auteur, ils sont en conformité avec la loi. Si notre interprétation
est juste, cela ne signifie-t-il pas que cette loi, bien que récente,
est déjà dépassée ?

Dans tous les cas, les populations manifestent de plus en plus un
besoin d’informations alternatives et citoyennes. C’est peut-être
l’une des raisons qui peuvent expliquer l’émergence de nouvelles
pratiques journalistiques et citoyennes. L’Internet est parvenu à
rompre le monopole de la collecte, du traitement et de la diffusion de
l’information que détenaient les journalistes et autres professionnels
de l’information. Jean-François Fogel et Bruno Patino vont plus loin
en estimant que « Internet n’est pas un support en plus ; c’est la fin
du journalisme tel qu’il a vécu jusqu’ici ».

Avec Internet, le rapport au savoir et à l’information a changé.
L’interactivité, la gratuité, la multiplication des sources (sites
Web, encyclopédies, bibliothèques ou dictionnaires en ligne, blogs,
etc.), entre autres, sont autant de nouveaux rapports qui se sont
développés au fil des années. Ainsi, aux yeux des citoyens, le
journaliste n’a plus la même légitimité face au savoir et à
l’information. On pourrait même dire qu’il est relégué au second plan.

Mamadou Ndiaye, enseignant au CESTI
dondiaye@gmail.com
http://mamadoundiaye.over-blog.com/

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5280/5665 Régulation des télécoms
  • 395/5665 Télécentres/Cybercentres
  • 4101/5665 Economie numérique
  • 2175/5665 Politique nationale
  • 5665/5665 Fintech
  • 583/5665 Noms de domaine
  • 2199/5665 Produits et services
  • 1695/5665 Faits divers/Contentieux
  • 836/5665 Nouveau site web
  • 5649/5665 Infrastructures
  • 1959/5665 TIC pour l’éducation
  • 207/5665 Recherche
  • 274/5665 Projet
  • 4105/5665 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2126/5665 Sonatel/Orange
  • 1841/5665 Licences de télécommunications
  • 313/5665 Sudatel/Expresso
  • 1136/5665 Régulation des médias
  • 1428/5665 Applications
  • 1197/5665 Mouvements sociaux
  • 1885/5665 Données personnelles
  • 330/5665 Big Data/Données ouvertes
  • 678/5665 Mouvement consumériste
  • 406/5665 Médias
  • 746/5665 Appels internationaux entrants
  • 2028/5665 Formation
  • 111/5665 Logiciel libre
  • 2412/5665 Politiques africaines
  • 1199/5665 Fiscalité
  • 216/5665 Art et culture
  • 663/5665 Genre
  • 2038/5665 Point de vue
  • 1244/5665 Commerce électronique
  • 1663/5665 Manifestation
  • 362/5665 Presse en ligne
  • 134/5665 Piratage
  • 229/5665 Téléservices
  • 1225/5665 Biométrie/Identité numérique
  • 348/5665 Environnement/Santé
  • 375/5665 Législation/Réglementation
  • 509/5665 Gouvernance
  • 2044/5665 Portrait/Entretien
  • 168/5665 Radio
  • 994/5665 TIC pour la santé
  • 316/5665 Propriété intellectuelle
  • 71/5665 Langues/Localisation
  • 1194/5665 Médias/Réseaux sociaux
  • 2352/5665 Téléphonie
  • 223/5665 Désengagement de l’Etat
  • 1301/5665 Internet
  • 131/5665 Collectivités locales
  • 468/5665 Dédouanement électronique
  • 1484/5665 Usages et comportements
  • 1191/5665 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 615/5665 Audiovisuel
  • 3752/5665 Transformation digitale
  • 448/5665 Affaire Global Voice
  • 170/5665 Géomatique/Géolocalisation
  • 435/5665 Service universel
  • 744/5665 Sentel/Tigo
  • 195/5665 Vie politique
  • 1732/5665 Distinction/Nomination
  • 39/5665 Handicapés
  • 814/5665 Enseignement à distance
  • 767/5665 Contenus numériques
  • 656/5665 Gestion de l’ARTP
  • 205/5665 Radios communautaires
  • 2253/5665 Qualité de service
  • 512/5665 Privatisation/Libéralisation
  • 142/5665 SMSI
  • 531/5665 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3270/5665 Innovation/Entreprenariat
  • 1503/5665 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 54/5665 Internet des objets
  • 184/5665 Free Sénégal
  • 928/5665 Intelligence artificielle
  • 229/5665 Editorial
  • 44/5665 Gaming/Jeux vidéos
  • 30/5665 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous