OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Février 2017 > Internet : l’Afrique aura enfin son nom de domaine « .africa »

Internet : l’Afrique aura enfin son nom de domaine « .africa »

jeudi 16 février 2017

Noms de domaine

Après des années de tractations et de batailles judiciaires, l’organisation sud-africaine, ZA Central Registry, a désormais le droit de commercialiser le nom de domaine « .africa ».

Excellente nouvelle pour les éditeurs de sites web africain. Le régulateur d’Internet, la Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, en anglais, plus connue sous son abréviation ICANN) vient d’annoncer qu’elle commencerait le processus de la délégation du domaine générique de haut niveau dotAfrica (.africa) à l’organisation sud-africaine, ZA Central Registry (ZACR). Autrement dit, il sera possible, dans quelques semaines, pour les personnes et les organisations africaines d’acheter le droit d’utiliser le nom de domaine.

L’annonce intervient après que la Cour supérieure de Californie ait autorisé le régulateur mondial d’Internet à déléguer le « .africa » à la structure sud-africaine. Le litige qui oppose l’ICANN à DotConnectAfrica (DCA), une structure basée à l’île Maurice qui elle aussi a les yeux rivés sur le nom de domaine continental, est pourtant toujours en cours.

Les noms de domaine, une affaire stratégique...

Tout a commencé quand l’ICANN avait décrété que les noms de domaines « .com » et « .net » étaient saturés. Une situation qui a obligé l’entité à ouvrir de nouvelles possibilités. Presque toutes les activités ont eu leur propre nom de domaines. Des adresses web se terminant par « .fish », « .lawyer » ou même « .fail » sont apparues dès lors sur internet. Mais ce n’était pas forcément une chose facile. Vu la rentabilité et l’aspect stratégique que peuvent avoir les noms de domaines, des batailles avaient éclaté entre plusieurs acteurs. Mais la plupart des différends ont été résolus à l’amiable ou en mettant ces domaines aux enchères. En janvier 2016, par exemple, GMO Registry, un opérateur de noms de domaines privé basé au Japon a payé 41,5 millions de dollars américain pour commercialiser le nom de domaine « . shop ».

Historique d’une bataille ouverte...

Seule l’Afrique n’a pas eu son propre nom de domaine à cause de la bataille entre ZA Central Registry et DotConnectAfrica. Et vu le caractère géographique et culturelle du nom de domaine, il n’était pas possible de le mettre aux enchères. Du coup, l’ICANN a exigé que les demandeurs d’un domaine géographique obtiennent l’appui de 60 % des gouvernements de la zone disputée. Une règle qui a finalement provoqué une situation insolite, puisque les deux candidats ont présenté leurs demandes et ont affirmé avoir l’appui de la Commission de l’Union africaine, en 2012. En fait, DotConnectAfrica avait annoncé avoir reçu la bénédiction de la commission en 2009, avant que celle-ci ne retire ce soutien pour appuyer le dossier ZA Central Registry. Ainsi, ICANN a finalement légué le « .africa » au ZA Central Registry, début 2014. Une décision qui n’était évidemment pas au goût de de DotConnectAfrica qui a demandé une révision interne. Une opération qui a duré deux ans, pour au final, aboutir à la confirmation de la décision initiale.
C’est alors qu’a commencé un véritable marathon judiciaire après que DotConnectAfrica ait déposé une plainte contre l’ICANN pour fraude et pratiques commerciales déloyales et a demandé à un tribunal fédéral des États-Unis de bloquer l’organisation de l’attribution du nom de domaine au Registre central ZA pendant le procès. Si la dernière demande a finalement été refusée, la plainte contre l’ICANN est toujours en cours... Cela n’empêchera pas plusieurs groupes et organisations d’adopter le nouveau nom de domaine, et à leur tête l’Union Africaine.

Mehdi Lahdidi

(Source : La Tribune Afrique, 16 février 2017)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4512/5486 Régulation des télécoms
  • 352/5486 Télécentres/Cybercentres
  • 3605/5486 Economie numérique
  • 1844/5486 Politique nationale
  • 5085/5486 Fintech
  • 546/5486 Noms de domaine
  • 2025/5486 Produits et services
  • 1498/5486 Faits divers/Contentieux
  • 754/5486 Nouveau site web
  • 5486/5486 Infrastructures
  • 1942/5486 TIC pour l’éducation
  • 193/5486 Recherche
  • 244/5486 Projet
  • 4168/5486 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1979/5486 Sonatel/Orange
  • 1633/5486 Licences de télécommunications
  • 287/5486 Sudatel/Expresso
  • 1032/5486 Régulation des médias
  • 1346/5486 Applications
  • 1474/5486 Mouvements sociaux
  • 1734/5486 Données personnelles
  • 141/5486 Big Data/Données ouvertes
  • 602/5486 Mouvement consumériste
  • 362/5486 Médias
  • 650/5486 Appels internationaux entrants
  • 1693/5486 Formation
  • 103/5486 Logiciel libre
  • 2493/5486 Politiques africaines
  • 1069/5486 Fiscalité
  • 173/5486 Art et culture
  • 589/5486 Genre
  • 1851/5486 Point de vue
  • 1097/5486 Commerce électronique
  • 1501/5486 Manifestation
  • 321/5486 Presse en ligne
  • 125/5486 Piratage
  • 213/5486 Téléservices
  • 1016/5486 Biométrie/Identité numérique
  • 341/5486 Environnement/Santé
  • 577/5486 Législation/Réglementation
  • 366/5486 Gouvernance
  • 1818/5486 Portrait/Entretien
  • 146/5486 Radio
  • 767/5486 TIC pour la santé
  • 288/5486 Propriété intellectuelle
  • 60/5486 Langues/Localisation
  • 1119/5486 Médias/Réseaux sociaux
  • 2141/5486 Téléphonie
  • 198/5486 Désengagement de l’Etat
  • 1037/5486 Internet
  • 121/5486 Collectivités locales
  • 415/5486 Dédouanement électronique
  • 1374/5486 Usages et comportements
  • 1043/5486 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 564/5486 Audiovisuel
  • 3521/5486 Transformation digitale
  • 400/5486 Affaire Global Voice
  • 346/5486 Géomatique/Géolocalisation
  • 413/5486 Service universel
  • 704/5486 Sentel/Tigo
  • 178/5486 Vie politique
  • 1783/5486 Distinction/Nomination
  • 37/5486 Handicapés
  • 708/5486 Enseignement à distance
  • 864/5486 Contenus numériques
  • 588/5486 Gestion de l’ARTP
  • 183/5486 Radios communautaires
  • 1987/5486 Qualité de service
  • 594/5486 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5486 SMSI
  • 554/5486 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2832/5486 Innovation/Entreprenariat
  • 1544/5486 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5486 Internet des objets
  • 178/5486 Free Sénégal
  • 897/5486 Intelligence artificielle
  • 210/5486 Editorial
  • 10/5486 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5486 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous