OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Batik > Archives des éditoriaux > Année 2016 > Interdiction de l’utilisation des messageries gratuites par les officiels : (…)

Interdiction de l’utilisation des messageries gratuites par les officiels : Enfin…

mardi 31 mai 2016

Editorial

En cette année où notre pays a fêté dans un silence assourdissant le vingtième anniversaire de la connexion permanente du Sénégal à Internet, les autorités publiques ont enfin pris conscience de la dangerosité de l’utilisation des messageries gratuites (Gmail, Yahoo Mail, Hotmail, etc.) par les agents de l’Etat. En effet, dans une lettre confidentielle adressée aux membres du gouvernement, le Président de la république a interdit l’utilisation de ces messageries en raison des risques qu’elles présentent en termes d’externalisation des données officielles. Si la mesure est pertinente, on ne peut qu’être surpris par son caractère tardif au regard des enjeux soulevés. Cette situation est d’autant plus paradoxale que très tôt l’Etat a disposé d’un service de messagerie électronique à travers le serveur installé à la Primature. Par la suite, le rôle de fournisseur de services de messagerie électronique a été confié à l’Agence de l’Informatique de l’Etat (ADIE) dans le cadre de la mise en place de l’intranet gouvernemental puis de l’intranet administratif. Cependant, l’Etat n’a jamais accordé l’importance qu’il fallait à la dimension sécuritaire de l’utilisation de ces outils et il n’a jamais adopté de règles précises et impératives en la matière. Ainsi, pendant de nombreuses années, des sites web publics ont été hébergés sur des serveurs commerciaux avec des noms de domaines en « .com ». Heureusement, cette situation a positivement évolué avec la mise en œuvre par l’ADIE d’un programme visant à doter les ministères et autres organismes publics de sites web officiels. Par contre, en matière d’utilisation de services de messagerie électronique, l’absence totale d’une quelconque règle a été jusqu’à présent la règle ! Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les cartes de visite des ministres, directeurs de cabinet, directeurs généraux, directeurs, conseillers techniques, gouverneurs, préfets, sous-préfets, officiers de l’armée, de la police, de la gendarmerie et de la douane, magistrats, diplomates et autres pour constater qu’ils utilisent, dans leur écrasante majorité, des adresses électroniques gratuites au même titre que le premier adolescent venu ! Les seuls à échapper, dans une certaine mesure, à cette mauvaise habitude, sont les universitaires dont les institutions ont systématiquement mis en place des serveurs pour l’hébergement de services messagerie électronique, d’applications et de données. Or, cette pratique, en apparence banale, présente des risques majeurs qui sont pourtant bien connus. Tout d’abord, elle porte atteinte à l’image de marque et à la crédibilité de ceux et celles qui, de par les fonctions qu’ils exercent, sont sensés incarner l’autorité de l’Etat, notamment dans le cadre des relations professionnelles qu’ils peuvent entretenir avec des nationaux comme avec des étrangers. On se demande d’ailleurs comment il ne leur ait jamais venu à l’esprit de se poser la question de savoir pourquoi leurs homologues étrangers ne communiquent-ils pas avec eux à travers des adresses gratuites mais bel et bien à travers des adresses institutionnelles ! En dehors de cette dimension symbolique, qui touche à la fois à l’identité numérique et à la e-réputation, notions dont les intéressés ignorent tout pour la plupart d’entre eux, se pose de manière beaucoup plus critique la question de la sécurité des données stockées et échangées. Comment en effet des responsables et des services étatiques peuvent-ils stocker et échanger des données sur des serveurs et des réseaux de télécommunications non sécurisés échappant totalement à leur contrôle ? Aussi surprenant que cela puisse être, c’est pourtant ce qu’ils font au quotidien en utilisant les messageries gratuites, les espaces de stockage en ligne (Dropbox, Google Drive, etc.) ou les services d’hébergement commerciaux, sans parler bien entendu de l’utilisation inconsidérée des réseaux sociaux qui permet de les localiser, de suivre leurs activités en temps réel voire de les connaitre intimement. Il en est de même pour les communications officielles qui, en dehors de celles des forces de défense et de sécurité et partiellement des services diplomatiques, se font via les réseaux qu’utilise le commun des mortels. Là encore, on peut se demander qu’est-ce qu’attendent nos autorités pour se doter de moyens de communications sécurisés, développés localement et non acquis auprès de tel ou tel fournisseur étranger qui en livrera immédiatement les codes à son gouvernement. Une fois de plus, il serait temps que l’on se soucie sérieusement de notre souveraineté numérique.

Alex Corenthin
Secrétaire aux relations internationales

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5534/6449 Régulation des télécoms
  • 446/6449 Télécentres/Cybercentres
  • 4426/6449 Economie numérique
  • 2091/6449 Politique nationale
  • 6449/6449 Fintech
  • 654/6449 Noms de domaine
  • 2720/6449 Produits et services
  • 1932/6449 Faits divers/Contentieux
  • 961/6449 Nouveau site web
  • 6428/6449 Infrastructures
  • 2345/6449 TIC pour l’éducation
  • 243/6449 Recherche
  • 299/6449 Projet
  • 4198/6449 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2270/6449 Sonatel/Orange
  • 2090/6449 Licences de télécommunications
  • 343/6449 Sudatel/Expresso
  • 1310/6449 Régulation des médias
  • 1653/6449 Applications
  • 1404/6449 Mouvements sociaux
  • 2050/6449 Données personnelles
  • 172/6449 Big Data/Données ouvertes
  • 782/6449 Mouvement consumériste
  • 455/6449 Médias
  • 791/6449 Appels internationaux entrants
  • 2029/6449 Formation
  • 122/6449 Logiciel libre
  • 2491/6449 Politiques africaines
  • 1210/6449 Fiscalité
  • 215/6449 Art et culture
  • 756/6449 Genre
  • 2056/6449 Point de vue
  • 1269/6449 Commerce électronique
  • 1870/6449 Manifestation
  • 420/6449 Presse en ligne
  • 144/6449 Piratage
  • 229/6449 Téléservices
  • 1141/6449 Biométrie/Identité numérique
  • 371/6449 Environnement/Santé
  • 455/6449 Législation/Réglementation
  • 469/6449 Gouvernance
  • 2229/6449 Portrait/Entretien
  • 191/6449 Radio
  • 1033/6449 TIC pour la santé
  • 326/6449 Propriété intellectuelle
  • 72/6449 Langues/Localisation
  • 1468/6449 Médias/Réseaux sociaux
  • 2559/6449 Téléphonie
  • 251/6449 Désengagement de l’Etat
  • 1294/6449 Internet
  • 152/6449 Collectivités locales
  • 549/6449 Dédouanement électronique
  • 1460/6449 Usages et comportements
  • 1267/6449 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 654/6449 Audiovisuel
  • 3997/6449 Transformation digitale
  • 494/6449 Affaire Global Voice
  • 246/6449 Géomatique/Géolocalisation
  • 411/6449 Service universel
  • 886/6449 Sentel/Tigo
  • 195/6449 Vie politique
  • 1908/6449 Distinction/Nomination
  • 51/6449 Handicapés
  • 888/6449 Enseignement à distance
  • 924/6449 Contenus numériques
  • 739/6449 Gestion de l’ARTP
  • 226/6449 Radios communautaires
  • 2191/6449 Qualité de service
  • 562/6449 Privatisation/Libéralisation
  • 165/6449 SMSI
  • 590/6449 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3421/6449 Innovation/Entreprenariat
  • 1728/6449 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 56/6449 Internet des objets
  • 218/6449 Free Sénégal
  • 863/6449 Intelligence artificielle
  • 250/6449 Editorial
  • 2/6449 Gaming/Jeux vidéos
  • 36/6449 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous