OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2023 > Décembre 2023 > Intelligence artificielle : Cette « révolution historique » qu’il ne faut (…)

Intelligence artificielle : Cette « révolution historique » qu’il ne faut pas rater

jeudi 7 décembre 2023

Intelligence artificielle

Le monde d’aujourd’hui est en constante mutation, notamment, dans le domaine des technologies. En ce sens, l’Intelligence artificielle (IA) alimente beaucoup de débat aussi bien au niveau africain que mondial. D’aucuns restent ferment et considèrent que l’Afrique ne doit pas « rater cette révolution historique ». Au Sénégal, GAINDE 2000 qui témoigne d’une grande compréhension des enjeux, mobilise les acteurs et pose le débat en vue de susciter l’engouement autour de l’Intelligence artificielle qui « impacte la société, les entreprises etc.. ».

Depuis son lancement fin novembre 2022, ChatGPT, le chatbot qui utilise l’intelligence artificielle (IA) pour répondre aux questions ou générer des textes à la demande des utilisateurs, est devenu l’application Internet qui connait la croissance la plus rapide de l’histoire, si l’on en croit un article publié, à ce sujet, par Veronica Smink de BBC News.

En deux mois à peine, le Chatbot a atteint 100 millions d’utilisateurs actifs. A titre de comparaison, l’article révèle qu’il a fallu neuf mois à l’application populaire TikTok pour atteindre cette étape. Et à Instagram deux ans et demi, selon les données de la société de surveillance technologique Sensor Town.

« Au cours des 20 années que nous suivons l’internet, nous ne pouvons pas nous souvenir d’une augmentation plus rapide d’une application Internet pour les consommateurs », ont déclaré des analystes de UBS, rapportés par Veronica Smink.

La popularité massive de ChatGPT, développé par la société OpenAI a suscité toutes sortes de discussions et de spéculations sur l’impact que l’intelligence artificielle générative aura sur notre avenir proche.

L’intelligence artificielle vient apporter des changements dans le comportement des personnes dans toutes les sphères d’activités. Si tous ces changements engendrés par l’IA, vous submergent, dit notre consœur de BBC News, « préparez-vous à un fait qui pourrait vous trouver encore plus déconcertant ».

En fait, à l’en croire, avec tous ses impacts, ce que nous vivons actuellement n’est que la première étape du développement de l’IA. Selon les experts, ce qui pourrait arriver bientôt - la deuxième étape - sera beaucoup plus révolutionnaire.

Et la troisième et dernière, qui pourrait se produire très peu de temps après la deuxième, « est si avancée qu’elle modifiera complètement le monde, même au détriment de l’existence de l’être humain ».

Intelligence artificielle étroite (ANI)

La catégorie la plus élémentaire de l’IA est plus connue sous son sigle en anglais : ANI, par Artificial Narrow Intelligence. On l’appelle ainsi parce qu’il se concentre étroitement sur une seule tâche, en effectuant un travail répétitif dans une plage prédéfinie par ses créateurs.

Intelligence artificielle générale (AGI)

Cette catégorie - Artificial General Intelligence - est atteinte lorsqu’une machine acquiert des capacités cognitives au niveau humain. C’est-à-dire, explique-t-on, quand elle peut accomplir n’importe quelle tâche intellectuelle qu’une personne accomplit.

Super Intelligence Artificielle (ASI)

L’inquiétude des informaticiens est à voir avec une théorie bien établie qui soutient que, lorsque nous atteindrons l’AGI, nous atteindrons peu de temps après, le dernier stade du développement de cette technologie : la Super intelligence artificielle, qui se produit lorsque l’intelligence synthétique surpasse l’intelligence humaine.

A ce titre, le philosophe de l’université de Oxford et expert en Intelligence artificielle, Nick Bostrom définit la super intelligence comme « un intellect beaucoup plus intelligent que les meilleurs cerveaux humains dans pratiquement tous les domaines, y compris la créativité scientifique, la sagesse générale et les compétences sociales ».

Au Sénégal, GAINDE 2000 qui pose le débat depuis 2018 avec la réalisation d’un film documentaire, réunit de nouveau les acteurs autour de l’IA

Les 12 et 13 septembre 2023, l’entreprise sénégalaise spécialisée dans les technologies, a mobilisé une pléthore d’acteurs du numérique à l’occasion de la deuxième édition de la rentrée numérique, dont la première édition a été organisée en 2018.

Au moins « 400 personnes » s’étaient inscrites pour participer à l’événement qui invitait les participants à discuter sur le thème : « l’intelligence artificielle, les opportunités et menaces sur les économies, les entreprises et la société : quelle attitude adopter ? ».

L’administrateur général de GAINDE 2000 avait indiqué, en ce sens, qu’il était, important que La rentrée numérique permette à l’ensemble des acteurs d’avoir une bonne compréhension de l’intelligence artificielle et d’être capables de faire des anticipations.

Pour Ibrahima Nour Eddine Diagne, « Aujourd’hui l’Intelligence artificielle (IA) est un sujet émergent et structurant qui impacte la vie des sociétés, des organisations et tout le monde en parle ».

Il confie dans la foulée que l’Intelligence artificielle donne de nouveaux outils pour la compréhension des phénomènes et la prise de décisions. A l’en croire, du fait que la vie des organisations tourne autour de la prise de décisions, on ne peut pas ignorer ce secteur l’IA.

De ce point de vue, il a noté une menace extérieure liée à la concurrence. « Si nous ne faisons rien, nos organisations vont perdre en compétitivité et en efficacité ; et c’est pourquoi nous avons voulu que le thème porte sur l’intelligence artificielle pour que les décideurs politiques et les responsables d’entreprises prennent conscience qu’il y a un facteur qui va changer la donne », explique M. Diagne.

Les échanges dans le cadre de La rentrée numérique, cette année, ont mis en exergue l’importance de la formation dans le but de profiter des opportunités de l’intelligence artificielle qui est en train de « prendre de l’envol ».

Le continent africain dans son ensemble demeure « l’avenir de l’intelligence artificielle ». Mais la question est de savoir de quelle Afrique s’agit-il ? Il ressort des panels qu’il s’agit d’une « Afrique qui est prête à prendre les choses en main avec des investissements conséquents, notamment dans la formation et des infrastructures ».

A ce titre, le directeur général de l’Agence sénégalaise d’études spatiales (Ases), mise en place en mars 2023 suite à une décision du président de la République Macky Sall, relève « la présence faible des jeunes dans les filières scientifiques ». Maram Kaïré a rappelé que « nous sommes à 16% de jeunes dans les filières scientifiques au baccalauréat 2023 ».

L’apport du spatial à l’intelligence artificielle

Le secteur spatial devrait apporter une contribution importante pour l’essor de l’intelligence artificielle en Afrique. Mais, faut-il le regretter, le potentiel africain en ce sens, n’est pas exploité au mieux.

En 2022, selon des données de Space in Africa, les pays africains ont alloué à ce secteur spatial $539 millions. L’économie spatiale africaine devrait atteindre 22 milliards de dollars d’ici à 2026, si on en croit la même source.

« Ce qui fait défaut aujourd’hui », selon le directeur général de l’Agence sénégalaise d’études spatiales (Ases), « c’est la disponibilité des données et c’est là que le spatial va apporter une contribution à l’intelligence significative artificielle ».

Pour Maram Kaïré, « si nous arrivons aujourd’hui à disposer d’une présence permanente dans l’espace , à produire des données par rapport à la surveillance de nos ressources (minières, maritimes etc), si nous arrivons à produire des données pour gérer nos problèmes de mobilité, d’aménagement du territoire etc, poursuit-il, et « de produire des données qui nous permettent de faire de l’enseignement à distance, explique -t-il, il faut savoir que tous éléments transitent autour des activités liées à l’espace qui apporte cette solution ».

Ainsi, on pourra mettre sur les serveurs, les super calculateurs suffisamment d’informations à traiter et laisser les algorithmes de l’intelligence artificielle, et en définitive apporter des réponses par rapport à l’exploitation que devons faire de ces données.

Les embouteillages coûtent 100 milliards de francs Cfa chaque année au Sénégal, ce qui est « énorme » selon Maram Kaïré.
A cet égard, il souligne que si nous utilisons tout le potentiel du spatial, des satellites et autres pour avoir une vue régulière sur ce qui se passe dans les agglomérations, on pourra optimiser la circulation et l’utilisation des axes en fonction, notamment, à des heures de pointe.

« Le spatial apporte cette contribution à l’utilisation de l’intelligence artificielle, c’est-à-dire, produire suffisamment de données », conclut-il.

L’Etat du Sénégal à l’œuvre

Le directeur du cabinet du ministre en charge de la communication, des télécommunications et de l’économie numérique a indiqué que le Plan Sénégal émergent (Pse), référentiel des politiques publiques de l’Etat, « reconnaît un rôle central du numérique dans notre avenir ».

A ce titre, Souleymane Astou Diagne, fait savoir que l’Etat du Sénégal a « réalisé d’importants investissements pour renforcer notre infrastructure numérique, accroître la connectivité et encourager l’innovation technologique ».

Parmi les actions de l’Etat en faveur du numérique, M. Diagne a cité la promulgation de loi pour la promotion de la startup sénégalaise, la mutation de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) en une société nationale dénommée Sénégal numérique SA, la création de la structure nationale de cyber sécurité, l’école nationale de la cyber sécurité à vocation régionale, l’implantation de quatre data centers, la stratégie nationale des données qui est une première en Afrique.

(Source : Le Journal de l’économie sénégalaise, 7 décembre 2023)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4775/5778 Régulation des télécoms
  • 382/5778 Télécentres/Cybercentres
  • 3670/5778 Economie numérique
  • 1868/5778 Politique nationale
  • 5371/5778 Fintech
  • 570/5778 Noms de domaine
  • 2181/5778 Produits et services
  • 1651/5778 Faits divers/Contentieux
  • 879/5778 Nouveau site web
  • 5778/5778 Infrastructures
  • 1818/5778 TIC pour l’éducation
  • 193/5778 Recherche
  • 267/5778 Projet
  • 3887/5778 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1917/5778 Sonatel/Orange
  • 1851/5778 Licences de télécommunications
  • 348/5778 Sudatel/Expresso
  • 1073/5778 Régulation des médias
  • 1622/5778 Applications
  • 1210/5778 Mouvements sociaux
  • 1858/5778 Données personnelles
  • 148/5778 Big Data/Données ouvertes
  • 658/5778 Mouvement consumériste
  • 401/5778 Médias
  • 708/5778 Appels internationaux entrants
  • 1874/5778 Formation
  • 99/5778 Logiciel libre
  • 2387/5778 Politiques africaines
  • 1308/5778 Fiscalité
  • 182/5778 Art et culture
  • 631/5778 Genre
  • 1906/5778 Point de vue
  • 1098/5778 Commerce électronique
  • 1648/5778 Manifestation
  • 397/5778 Presse en ligne
  • 127/5778 Piratage
  • 230/5778 Téléservices
  • 1080/5778 Biométrie/Identité numérique
  • 343/5778 Environnement/Santé
  • 378/5778 Législation/Réglementation
  • 446/5778 Gouvernance
  • 1989/5778 Portrait/Entretien
  • 155/5778 Radio
  • 846/5778 TIC pour la santé
  • 350/5778 Propriété intellectuelle
  • 63/5778 Langues/Localisation
  • 1127/5778 Médias/Réseaux sociaux
  • 2084/5778 Téléphonie
  • 210/5778 Désengagement de l’Etat
  • 1149/5778 Internet
  • 134/5778 Collectivités locales
  • 438/5778 Dédouanement électronique
  • 1543/5778 Usages et comportements
  • 1117/5778 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 610/5778 Audiovisuel
  • 3528/5778 Transformation digitale
  • 471/5778 Affaire Global Voice
  • 173/5778 Géomatique/Géolocalisation
  • 351/5778 Service universel
  • 738/5778 Sentel/Tigo
  • 201/5778 Vie politique
  • 1634/5778 Distinction/Nomination
  • 45/5778 Handicapés
  • 780/5778 Enseignement à distance
  • 731/5778 Contenus numériques
  • 629/5778 Gestion de l’ARTP
  • 183/5778 Radios communautaires
  • 2025/5778 Qualité de service
  • 494/5778 Privatisation/Libéralisation
  • 143/5778 SMSI
  • 498/5778 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2945/5778 Innovation/Entreprenariat
  • 1619/5778 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/5778 Internet des objets
  • 195/5778 Free Sénégal
  • 951/5778 Intelligence artificielle
  • 233/5778 Editorial
  • 80/5778 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous