OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2022 > Mars 2022 > Infrastructures télécoms : Mutualisation, le chaînon manquant pour la (…)

Infrastructures télécoms : Mutualisation, le chaînon manquant pour la transition digitale

mercredi 16 mars 2022

Infrastructures

Lancée en 2014, la fibre optique est loin d’avoir atteint un taux de pénétration comparable à celui de l’ADSL. Un non intérêt qui s’explique par les lenteurs dans le dégroupage et des offres peu attractives.

Le 16 février dernier, Maroc Telecom publiait son bilan relatif à l’année 2021 : un chiffre d’affaires en baisse de 2,7% et surtout un ralentissement de l’activité mobile que le Groupe justifie par le contexte concurrentiel et réglementaire. L’est-il réellement ? Pour rappel, le second opérateur national, Inwi, a porté plainte une nouvelle fois contre Maroc Telecom pour abus de position dominante. Une démarche qui s’explique sans doute par l’absence continue de coopération de la part de ce dernier, malgré le retrait d’une première plainte en février 2020 et l’amende de 3,3 milliards de dirhams infligée à l’opérateur historique par l’ANRT. Que coûte la non-mutualisation des infrastructures au Maroc ? Eléments de réponse.

Une nouvelle bataille juridique oppose depuis décembre 2021 Maroc Telecom à Inwi au sujet de la non-mutualisation des infrastructures. Les experts espèrent un dénouement heureux à même de permettre d’amorcer une réelle transition digitale.

La fibre optique gagne du terrain au Maroc, doucement mais sûrement. C’est ce que nous pouvons constater du bilan de l’année 2021 publié par Maroc Telecom le 16 février dernier. Le Groupe a indiqué en effet que le parc Fixe continue de perdre des clients (1,7%) au profit du parc FTTH (fibre optique), en croissance de 47% par rapport à l’année précédente. Des chiffres qui confortent ceux de l’Agence nationale de la réglementation des télécommunications (ANRT) qui a indiqué dans son observation des abonnements à Internet au Maroc que le parc FTTH connaît une augmentation constante, chiffrée à 15,37% au troisième trimestre de l’année écoulée.

L’ADSL est morte, vive la fibre !

La fibre optique est donc de plus en plus prisée par les Marocains, notamment les plus aisés, pour sa qualité et sa rapidité, bien plus efficaces que celles de l’ADSL, encore majoritaire sur l’ensemble du territoire national. La généralisation de la fibre optique demeure une condition sine qua non à la vraie transition digitale que vise le Maroc dans ses différents programmes économiques, et à l’attractivité des investissements étrangers, notamment dans le digital.

Sommes-nous sur la bonne voie ? Pas sûr, au vu du contexte actuel, notamment la non-mutualisation des infrastructures télécoms entre les trois compagnies opérant sur le sol national. Ce qui a poussé Inwi à déposer une nouvelle plainte en décembre dernier contre l’opérateur historique, Maroc Telecom, pour abus de position dominante. Elle lui reproche notamment de monopoliser son réseau cuivre hérité de l’Etat marocain, malgré une première plainte retirée en février 2020 et une amende de 3,3 milliards de dirhams infligée par l’ANRT à Maroc Telecom, un mois plus tôt.

L’union fait la force ?

Les experts le clament haut et fort : il est très difficile de parler de transition digitale réussie tant que chaque opérateur investit tout seul dans ses propres infrastructures. C’est le cas de Khalid Ziani, expert en IT (Technologie de l’information) et en télécommunications.

Pour lui, tant que l’investissement dans les infrastructures représente un coût majeur à l’opérateur, il sera très difficile pour lui de les ouvrir à ses concurrents. Il déplore le fait que le partage des infrastructures n’ait pas été anticipé lors de la rédaction de la loi relative à la poste et aux télécommunications en 2004, une époque où Maroc Telecom avait une position largement dominante sur le marché.

Et d’ajouter que pour le futur, une seule pierre manque à l’édifice : des sociétés intermédiaires qui investissent dans les infrastructures et les mettent à disposition des opérateurs. Il explique : « Il est possible de faire passer sur une même fibre optique trois ou quatre opérateurs, ce qui n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui où chacun tire sa propre fibre. Il manque un intermédiaire qui investisse dans cela et qui partage l’infrastructure entre les opérateurs. Tant que cette pierre, l’intermédiaire, manque à l’édifice, nous ne pourrons pas parler de mutualisation », insiste-t-il.

L’ajout de cet intermédiaire, qui opérera sous la supervision de l’ANRT, précise notre interlocuteur, permettra aux opérateurs de diviser la facture des coûts et de facto rendre la fibre optique plus accessible aux utilisateurs marocains.

Khalid Ziani regrette également l’absence de chiffres sur la couverture télécom par régions, que ce soit de la part de l’ANRT dans ses observations trimestrielles ou des opérateurs télécoms dans leurs bilans annuels. Il est rejoint par Ahmed Kamal Archane, membre de l’Alliance des Ingénieurs Istiqlaliens et spécialiste des TIC, qui estime que la disparité territoriale dans le numérique est créée à deux niveaux : « Au niveau central, en raison de l’absence de la dimension territoriale dans les plans numériques de 2013 à 2020, et au niveau des régions, le numérique est quasiment absent dans les Programme de Développement Régional (PDR) ».

Mohamed Berrada

(Source : L’Opinion, 16 mars 2022)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2278/2605 Régulation des télécoms
  • 178/2605 Télécentres/Cybercentres
  • 1743/2605 Economie numérique
  • 905/2605 Politique nationale
  • 2559/2605 Fintech
  • 265/2605 Noms de domaine
  • 973/2605 Produits et services
  • 744/2605 Faits divers/Contentieux
  • 375/2605 Nouveau site web
  • 2605/2605 Infrastructures
  • 875/2605 TIC pour l’éducation
  • 95/2605 Recherche
  • 125/2605 Projet
  • 1738/2605 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 941/2605 Sonatel/Orange
  • 819/2605 Licences de télécommunications
  • 149/2605 Sudatel/Expresso
  • 515/2605 Régulation des médias
  • 646/2605 Applications
  • 536/2605 Mouvements sociaux
  • 823/2605 Données personnelles
  • 97/2605 Big Data/Données ouvertes
  • 303/2605 Mouvement consumériste
  • 184/2605 Médias
  • 333/2605 Appels internationaux entrants
  • 882/2605 Formation
  • 48/2605 Logiciel libre
  • 1111/2605 Politiques africaines
  • 519/2605 Fiscalité
  • 87/2605 Art et culture
  • 297/2605 Genre
  • 878/2605 Point de vue
  • 532/2605 Commerce électronique
  • 741/2605 Manifestation
  • 162/2605 Presse en ligne
  • 62/2605 Piratage
  • 102/2605 Téléservices
  • 524/2605 Biométrie/Identité numérique
  • 156/2605 Environnement/Santé
  • 187/2605 Législation/Réglementation
  • 198/2605 Gouvernance
  • 890/2605 Portrait/Entretien
  • 73/2605 Radio
  • 443/2605 TIC pour la santé
  • 150/2605 Propriété intellectuelle
  • 30/2605 Langues/Localisation
  • 578/2605 Médias/Réseaux sociaux
  • 1014/2605 Téléphonie
  • 97/2605 Désengagement de l’Etat
  • 532/2605 Internet
  • 57/2605 Collectivités locales
  • 207/2605 Dédouanement électronique
  • 618/2605 Usages et comportements
  • 536/2605 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 279/2605 Audiovisuel
  • 1659/2605 Transformation digitale
  • 198/2605 Affaire Global Voice
  • 97/2605 Géomatique/Géolocalisation
  • 175/2605 Service universel
  • 336/2605 Sentel/Tigo
  • 90/2605 Vie politique
  • 779/2605 Distinction/Nomination
  • 17/2605 Handicapés
  • 353/2605 Enseignement à distance
  • 352/2605 Contenus numériques
  • 296/2605 Gestion de l’ARTP
  • 92/2605 Radios communautaires
  • 950/2605 Qualité de service
  • 250/2605 Privatisation/Libéralisation
  • 68/2605 SMSI
  • 252/2605 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1375/2605 Innovation/Entreprenariat
  • 683/2605 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2605 Internet des objets
  • 86/2605 Free Sénégal
  • 450/2605 Intelligence artificielle
  • 101/2605 Editorial
  • 5/2605 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2605 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous