OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2009 > Septembre > Impôts sur les communications téléphoniques : Après la Rutel, l’Etat (…)

Impôts sur les communications téléphoniques : Après la Rutel, l’Etat projette de taxer les appels téléphoniques reçus, pour collecter « plus de cent milliards de francs Cfa »

samedi 26 septembre 2009

Fiscalité

Après avoir renoncé (temporairement ?) à vendre 09,8% des actions qu’il détient dans le capital de la prospère Société nationale de télécommunications (Sonatel), et imposé aux sociétés de téléphonie la Rutel (Redevance d’utilisation des télé­communications), une taxe de deux pour cent (02%) sur leurs prestations, qui lui rapporte annuellement douze (12) milliards de francs Cfa, l’État envisage de revenir à la charge en taxant les appels reçus par les détenteurs de téléphones. Une opération qui pourrait lui rapporter plus de cent milliards de francs Cfa.

Manifestement, aux yeux de l’Etat, les sociétés de téléphonie, qui engrangent d’énormes revenus sont de véritables vaches laitière qu’il faut traire à outrance. Après avoir été contraint à renoncer à la vente d’une partie des actions qu’il détient dans le capital de la Sonatel, et instauré une taxe - la Redevance d’utilisation des télécommunications (Rutel)- de deux pour cent (02%) sur les prestations de ces sociétés, qui lui rapporte douze (12) milliards de francs Cfa par an, l’État pense à une autre taxation. Il envisage d’imposer aux sociétés de téléphonie de facturer les appels reçus par les détenteurs de telephones (fixe et portable), et ainsi récolter une taxe sur cette prestation. Conséquence immédiate si ce projet venait à être matérialisé : comme dans nombre de pays, l’utilisateur dont l’appareil n’est pas crédité ne pourra ni émettre ni recevoir des appels. Selon des infor­mations dignes de foi recoupées auprès de diverses sources, l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) qui a compétence à fixer les tarifs du secteur des télécommunications, a reçu instruction de la présidence de la République pour ficeler le pro­jet. A en croire nos interlocuteurs, ce sont cer­tains financiers et experts en Ntic du Palais qui ont réussi à faire croire au président Wade qu’« il est possible de tirer plus de cent milliards de francs Cfa dans cette opération qui consiste pour l’État à taxer les appels reçus ».

Selon des chiffres communiqués par l’Artp, au mois de juin dernier, le marché des télécommu­nications au Sénégal enregistre six millions cinq cent quarante sept mille cinq cent soixante quinze (6 547 575) abonnés : deux cent quar­ante et un mille (241 000) au téléphone fixe Sonatel ; six millions cent cinquante et un mille six cent dix-neuf (6 151 619) au réseau Gsm ; vingt-trois mille (23 000) au réseau Cdma Sonatel ; cent trente et mille neuf cent cinquante six (131 956) au réseau Cdma Sudatel. Les trois opérateurs se partagent le marché ainsi qu’il suit : Sonatel Mobiles (64%), Tigo (34%), Expreso (02%).

Selon des sources dignes de foi, deux obstacles ont, à ce jour, très fortement freiné la matérial­isation du projet de taxation des appels reçus. D’une part ; nos interlocuteurs indiquent que les sociétés de téléphonie ont manifesté une réelle hostilité à une opération qui leur coûterait des milliards de francs Cfa.

D’autre part ; l’Agence de régulation des télé­communications et des postes (Artp), seule habilitée, au regard de la loi ; à fixer les tarifs des communications, mise à contribution par la présidence de la République, pour habiller ledit projet, a fait part de ses réserves.

Primo, l’agence a développé un argument relatif au développement du secteur des télécommunications. Car, selon des sources au niveau de l’Artp, la tendance actuelle du marché international des télécommunications est à la baisse des taxes sur les communications pour favoriser la consommation et stimuler la croissance dans le secteur. Il faut dire que les Technologies de l’information et de la commu­nication (Tic) sont un secteur à fort potentiel de croissance et de création de richesses et con­tribuent environ à hauteur de 07% au Produit intérieur brut (Pib) du Sénégal. Et le gouverne­ment envisage de porter ce taux à 15% entre 2001 et 2015 à travers la mise en oeuvre de la « grappe Ntic » de la Stratégie de croissance accélérée (Sca). Et si l’instauration de la nou­velle taxe réduit l’utilisation des services de télé­phone, l’atteinte de cet objectif devient hypothétique.

Secundo, l’Artp a attiré l’attention sur le fait qu’il faudra nécessairement, pour faire prospèr­er cette nouvelle taxation, modifier la loi N°2006-02 portant Code des Télécommunications. Parce que, relèvent nos sources, l’agence indique que, dans ladite loi, il est clairement dit que les taxes sont payées par l’utilisateur du service. Donc, il faudrait qu’une loi soit votée dans ce sens parce que c’est un impôt supplémentaire qui va s’ajouter à ceux supportés par les abonnés.

Toutes choses qui font que, révèlent nos inter­locuteurs, les autorités étatiques ont mis un coup de frein à leur projet et suspendu son application. Un temps qui serait mis à profit pour repenser la formule, soulignent nos sources.

B. Fofana & Abdoul Aziz Seck

(Source : Le Populaire, 26 septembre 2009)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4806/5198 Régulation des télécoms
  • 372/5198 Télécentres/Cybercentres
  • 3612/5198 Economie numérique
  • 1992/5198 Politique nationale
  • 5011/5198 Fintech
  • 525/5198 Noms de domaine
  • 2587/5198 Produits et services
  • 1512/5198 Faits divers/Contentieux
  • 769/5198 Nouveau site web
  • 5198/5198 Infrastructures
  • 1833/5198 TIC pour l’éducation
  • 191/5198 Recherche
  • 259/5198 Projet
  • 4191/5198 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1913/5198 Sonatel/Orange
  • 1652/5198 Licences de télécommunications
  • 297/5198 Sudatel/Expresso
  • 1022/5198 Régulation des médias
  • 1339/5198 Applications
  • 1124/5198 Mouvements sociaux
  • 1768/5198 Données personnelles
  • 141/5198 Big Data/Données ouvertes
  • 614/5198 Mouvement consumériste
  • 379/5198 Médias
  • 669/5198 Appels internationaux entrants
  • 1780/5198 Formation
  • 99/5198 Logiciel libre
  • 2198/5198 Politiques africaines
  • 1013/5198 Fiscalité
  • 177/5198 Art et culture
  • 613/5198 Genre
  • 1923/5198 Point de vue
  • 1080/5198 Commerce électronique
  • 1542/5198 Manifestation
  • 337/5198 Presse en ligne
  • 133/5198 Piratage
  • 220/5198 Téléservices
  • 1113/5198 Biométrie/Identité numérique
  • 315/5198 Environnement/Santé
  • 354/5198 Législation/Réglementation
  • 446/5198 Gouvernance
  • 1943/5198 Portrait/Entretien
  • 153/5198 Radio
  • 864/5198 TIC pour la santé
  • 308/5198 Propriété intellectuelle
  • 59/5198 Langues/Localisation
  • 1085/5198 Médias/Réseaux sociaux
  • 2011/5198 Téléphonie
  • 208/5198 Désengagement de l’Etat
  • 1069/5198 Internet
  • 126/5198 Collectivités locales
  • 511/5198 Dédouanement électronique
  • 1197/5198 Usages et comportements
  • 1081/5198 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 577/5198 Audiovisuel
  • 3223/5198 Transformation digitale
  • 395/5198 Affaire Global Voice
  • 170/5198 Géomatique/Géolocalisation
  • 338/5198 Service universel
  • 699/5198 Sentel/Tigo
  • 191/5198 Vie politique
  • 1722/5198 Distinction/Nomination
  • 38/5198 Handicapés
  • 714/5198 Enseignement à distance
  • 756/5198 Contenus numériques
  • 620/5198 Gestion de l’ARTP
  • 200/5198 Radios communautaires
  • 1816/5198 Qualité de service
  • 444/5198 Privatisation/Libéralisation
  • 151/5198 SMSI
  • 476/5198 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2864/5198 Innovation/Entreprenariat
  • 1393/5198 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/5198 Internet des objets
  • 177/5198 Free Sénégal
  • 687/5198 Intelligence artificielle
  • 210/5198 Editorial
  • 30/5198 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous