OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2023 > Août 2023 > Impact du numérique sur les médias : Des contenus pas nets

Impact du numérique sur les médias : Des contenus pas nets

jeudi 10 août 2023

Médias

Internet est une révolution. Et qui en entraîne d’autres. Son avènement provoque des métamorphoses sur les métiers. Sur le journalisme, par exemple. Sur le journalisme sénégalais aussi.

« Le choix de mettre l’accent sur les médias à l’ère de l’internet se justifie donc amplement : comme écrit dans un des articles qui composent cette étude, il n’y a plus aucune salle de rédaction au monde qui ne soit en train de subir l’impact de l’internet. Mais pas seulement les salles de rédaction : c’est l’ensemble du travail journalistique et de l’écosystème médiatique qui est bousculé, chamboulé, parfois radicalement transformé par cet outil ! » Ainsi, sous la plume de Hamadou Tidiane Sy, le travail trouve-t-il son intérêt, puisque son sujet est plus que d’actualité. Le travail : un « Panorama des médias sénégalais à l’ère de l’internet ». Une étude réalisée par l’Ecole supérieure de journalisme, des métiers de l’internet et de la communication (E-jicom) via son Laboratoire du numérique et des nouveaux médias, et le Wits Center for Journalism. Selon M. Sy, « de la recherche de sujets jusqu’à la diffusion de l’information, en passant par la collecte et le traitement », rien dans les salles de rédaction n’échappe à l’irruption de l’internet. Quelques chiffres du panorama pour étayer : 85, 5%, contre 14, 5% de journalistes de rédactions sénégalaises (55 réponses à travers un questionnaire en ligne) disent utiliser les réseaux sociaux comme sources ou outils professionnels dans leur travail. La nouveauté apportant son lot de métamorphoses, l’adaptation s’impose. D’autant plus que l’environnement médiatique sénégalais semble marqué du sceau de l’instabilité. « Entre 2000 et 2022, plus d’une trentaine de titres de la presse privée ont disparu, pour être remplacés par autant de titres ou plus », apprend-on de l’étude. Difficultés, entre autres, économiques. Toutefois, « aujourd’hui il faut ajouter à toutes ces difficultés, la migration des lecteurs vers l’internet, d’où la nécessité pour les médias traditionnels dans leur ensemble (radios et télévisions, mais surtout presse écrite) de s’adapter à la révolution en cours avec l’internet et l’explosion des diverses plateformes qui offrent des sources d’informations alternatives au public ».

La pénétration par internet des salles de rédaction ne fait pas qu’obliger le journalisme à se réinventer : elle transporte avec elle le citoyen dans lesdites salles. Concurrent, devient-il, tandis que le monopole de l’information, auparavant détenu par les salles et leurs occupants traditionnels, se voit remis en cause. Dans ce sens, le panorama fait remarquer que « l’apparition du journalisme citoyen et du journalisme participatif relève des transformations de l’espace public aboutissant à une remise en cause de la légitimité du journaliste dans sa mission, son rôle social, ainsi que sa fonction de gatekeeper ». Une légitimité déclinante en appelant à l’émergence d’une autre, des personnages naissent. Internet les rend possibles, ainsi que leur « journalisme », au mo­ment où l’accumulation de vues et de followers les pousse à se fonder leur légitimité.

Beaucoup plus préoccupés par leur nombre de followers

« Xalaat Tv », qui « se présente comme une chaîne de télévision en ligne », qui « fait des investigations sur des faits de société, des personnalités politiques, des artistes, des dossiers… », est un des exemples cités par l’étude. « Avec des pages sur Facebook, Insta­gram et YouTube, où elle comptait plus d’un million d’abonnés au 5 mars 2023. Depuis sa création, en décembre 2015, cette chaîne YouTube, animée par de jeunes sénégalais sous anonymat, a engrangé plus de 144 millions de vues, d’après ses statistiques au 5 mars 2023. Ses auteurs ont un positionnement qui emprunte les codes et genres relevant du journalisme, puisqu’ils l’assurent : « Toutes les informations sont avérées et sont fournies à base (de) recherches solides et de sources sérieuses. » », lit-on dans le panorama. Et qui s’interroge d’ailleurs : « Cela en fait-il pour autant une salle de rédaction ? » Ce qui est sûr, c’est que des personnages tels que « Bah Diakhaté l’officiel », « Mollah Morgun », « Kalifone Sall », « Françoise Hélène Gaye » ont en commun un positionnement politique clairement orienté. Et pourtant, ils promettent révélations, informations sûres et vraies, em­pruntent aux codes du journalisme. Ils existent, se légitiment et sont légitimés, mais un certain purisme dit autre. « C’est une tendance qui prend de plus en plus d’ampleur. Ils produisent de l’information à leur manière, il ne faut pas qu’ils se réclament journalistes. Car ils ne respectent pas vraiment les règles du métier, ils sont beaucoup plus préoccupés par leur nombre de followers », a soutenu une journaliste interrogée lors de l’enquête.

Internet et ses innovations sans cesse améliorées, et la vitesse qui va avec, précipitent le journalisme dans une course qui use l’éthique et la déontologie. Chahutées, ces deux dernières, pour reprendre le terme utilisé dans l’un des passages du panorama. Ce, d’autant plus que plus d’un site d’information ne se soucie que peu d’éthique et de déontologie et qu’il arrive que des médias traditionnels y ramassent de l’infox. Des clics, il faut en récolter. Seulement, « cette chasse aux « clics », par le biais d’informations exagérément estampillées « exclusif », « scandales » ou par le biais de l’info-spectacle, fait ainsi perdre aux professionnels des médias, la rigueur et la vigilance qui garantissent la fiabilité des informations fournies. Résul­tat des courses : les journalistes et le journalisme sénégalais ont tendance à perdre de leur crédibilité auprès du public ». « Chasse aux clics », « immédiateté journalistique », « journalisme sous influence des géants du net », « désinformation », « irruption à outrance dans le champ journalistique de chroniqueurs et analystes »… sont entre autres termes et centres d’intérêt qui traversent l’enquête qui a vu la participation de journalistes, chercheurs.

Moussa Seck

(Source : Le Quotidien, 10 août 2023)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4282/5059 Régulation des télécoms
  • 346/5059 Télécentres/Cybercentres
  • 3606/5059 Economie numérique
  • 1916/5059 Politique nationale
  • 5059/5059 Fintech
  • 512/5059 Noms de domaine
  • 1985/5059 Produits et services
  • 1485/5059 Faits divers/Contentieux
  • 728/5059 Nouveau site web
  • 4910/5059 Infrastructures
  • 1690/5059 TIC pour l’éducation
  • 186/5059 Recherche
  • 243/5059 Projet
  • 3271/5059 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1750/5059 Sonatel/Orange
  • 1658/5059 Licences de télécommunications
  • 274/5059 Sudatel/Expresso
  • 1033/5059 Régulation des médias
  • 1284/5059 Applications
  • 1152/5059 Mouvements sociaux
  • 1643/5059 Données personnelles
  • 126/5059 Big Data/Données ouvertes
  • 593/5059 Mouvement consumériste
  • 358/5059 Médias
  • 643/5059 Appels internationaux entrants
  • 1853/5059 Formation
  • 92/5059 Logiciel libre
  • 1979/5059 Politiques africaines
  • 1110/5059 Fiscalité
  • 166/5059 Art et culture
  • 576/5059 Genre
  • 1679/5059 Point de vue
  • 997/5059 Commerce électronique
  • 1454/5059 Manifestation
  • 323/5059 Presse en ligne
  • 124/5059 Piratage
  • 206/5059 Téléservices
  • 917/5059 Biométrie/Identité numérique
  • 303/5059 Environnement/Santé
  • 364/5059 Législation/Réglementation
  • 338/5059 Gouvernance
  • 1793/5059 Portrait/Entretien
  • 144/5059 Radio
  • 782/5059 TIC pour la santé
  • 312/5059 Propriété intellectuelle
  • 58/5059 Langues/Localisation
  • 1045/5059 Médias/Réseaux sociaux
  • 1939/5059 Téléphonie
  • 190/5059 Désengagement de l’Etat
  • 999/5059 Internet
  • 114/5059 Collectivités locales
  • 396/5059 Dédouanement électronique
  • 1137/5059 Usages et comportements
  • 1025/5059 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 555/5059 Audiovisuel
  • 3349/5059 Transformation digitale
  • 385/5059 Affaire Global Voice
  • 152/5059 Géomatique/Géolocalisation
  • 313/5059 Service universel
  • 660/5059 Sentel/Tigo
  • 174/5059 Vie politique
  • 1507/5059 Distinction/Nomination
  • 34/5059 Handicapés
  • 684/5059 Enseignement à distance
  • 674/5059 Contenus numériques
  • 585/5059 Gestion de l’ARTP
  • 179/5059 Radios communautaires
  • 1744/5059 Qualité de service
  • 424/5059 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5059 SMSI
  • 461/5059 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2755/5059 Innovation/Entreprenariat
  • 1316/5059 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5059 Internet des objets
  • 173/5059 Free Sénégal
  • 649/5059 Intelligence artificielle
  • 194/5059 Editorial
  • 22/5059 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous