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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2016 > Décembre 2016 > Ibrahima Diallo, Directeur de la DAF : « Nous n’inscrivons que des (…)

Ibrahima Diallo, Directeur de la DAF : « Nous n’inscrivons que des sénégalais… sur quatre mois, on sera au delà de 5 millions »

vendredi 2 décembre 2016

Biométrie/Identité numérique

La Direction de l’automatisation du fichier n’affiche pas le plein en ce mercredi matin. La commission administrative ouverte en ces lieux ne connait pas la ruée des premiers jours. Les citoyens autorisés à s’inscrire avaient tôt fait de s’y atteler. Le Directeur de cette structure, le commissaire Ibrahima Diallo affiche le sourire, et compte les bons points : « d’ici la fin Décembre, nos 500 commissions seront actives, et si nous faisons au moins 100 dossiers par jour, cela nous fera 50.000 par jour, nous aurons 1.300.000 inscrits potentiels par mois », assure t-il. Un autre sujet qui semble l’irriter sont les accusations « fausses » selon lui de personnes qui se seraient inscrites illégalement. Entretien...

Etat des lieux…

« Apres deux mois l’opération est en cours combinée avec la refonte partiel du fichier électoral. Pendant le mois d’Octobre nous nous sommes un peu entrainé à mettre en place le dispositif et depuis le mois de Novembre nous sommes entrain de mailer l’ensemble du territoire.

Nous sommes aujourd’hui dans tous les départements du territoire, et nous avons mis l’accent sur la région de Dakar ou nous avons la moitié du potentiel électoral. Le fichier électoral, le tiers c’est Dakar, et comme on a instauré la compétence nationale, qui permet au Sénégalais partout ou il se trouve de pouvoir s’inscrire et voter ailleurs, et beaucoup de gens sont résidents à Dakar pour des raisons diverses, nous estimons que la moitié du potentiel est à Dakar.

Au delà des préfectures nous avons commencé dans les sous-préfectures, nous sommes même présents dans les communes de la Région de Dakar. Nous avons au total 70 commissions à l’œuvre dans la Région de Dakar et nous nous apprêtons à les dédoubler

Nous nous apprêtons a allé dans les arrondissements dans la fin de semaine, les régions centres ou le potentiel électoral est plus important qui sont au nombre de 7 . En dehors des commissions mixtes qui sont dans les sièges des préfectures, nous avons mis aussi des commissions mobiles en fonction de l’importance démographique des régions. A partir de ce week end nous allons partir vers les arrondissements de ces régions centres pour renforcer le potentiel d’enrôlement.

Nous avons profité de la Foire aussi pour installer 3 commissions, et il y a un engouement et nous arrivons à enrôler prés de 300 à 400 personnes par jour.

Nous avons mis l’accent sur les sénégalais qui sont électeurs potentiels mais à partir de la semaine prochaine nous allons aussi ouvrir dans les commissariats de Police pour les sénégalais qui ont juste besoin de la carte d’identité et ceux qui ne sont pas intéressés par l’inscription sur les fichiers électoraux ».

Lourdeurs et lenteurs. Mort d’hommes

« A Guédiawaye, il n’y a aucune raison que les gens soient inquiets. On regrette qu’il y ait mort d’homme. Surtout une personne de 88 ans, et cela ce sont des questions liées à notre sociologie. Quand dans une file vous voyez une personne de troisième âge, nous facilitons l’accès à ces personnes. Et certaine autorités ont initié des journées du troisieme âge et des autorités ont même spécialisé une machine pour ces personnes et même les femmes enceintes. C’est une question d’organisation interne.

Il y a une commission à la sous préfecture de Guédiawaye, à la préfecture dans toutes les communes de Guédiawaye il y a des commissions, donc on ne peut pas parler d’absence et d’insuffisance de commissions Guédiawaye. Nous sommes entrain de nous organiser pour renforcer les communes de la Région de Dakar et partout ou vous allez vous trouverez des commissions.

On ne peut pas dire que l’on ne s’est pas démultiplier, mais les gens doivent y aller de manière sereine, en sachant que c’est une opération qui va encore durer quatre mois avant l’échéance liée aux élections législatives ».

Déploiement dans les régions

« On est présent dans tous les départements.. Nous allons vers le Gamou, autant on avait mis une dizaine de commission, à Tivaouane on fera la même chose. Aujourd’hui il y en 3 mais nous mettrons une dizaine. Nous allons faire la même chose du coté de Kaolack pour pouvoir être la ou nous attendons toujours plus de monde.

Apres ce maillage des commissions mixtes, nous avons un potentiel de 300 commission mobiles qui seront disponibles à partir du mois de Janvier, et partout ou ion nous signalera qu’il y à insuffisance des commissions, nous allons aller vers ces endroits la. Si nous estimons que d’ici la fin Décembre, nos 500 commissions sont actives, et si nous faisons au moins 100 dossiers par jour, cela nous fera 50.000 par jour, multipliés par les 26 jours de travail nous aurons 1.300.000 inscrits potentiels par mois. Sur quatre mois, on sera au delà de 5 millions alors que le fichier électoral fait 5 millions 500. Si nous considérons que le stock mort est évalué entre 1 millions et 1millions 500 c’est 4 millions d’électeurs actifs que nous aurons. Si nous pouvons en inscrire 5 millions cela veut dire que nous serons prêts pour les élections législatives »

La question du fichier

« Oui parce que tout le monde en parle, mais nous n’avons pas d’inquiétudes en tant que service technique chargé de veiller à la reconstitution du fichier électoral. Nous allons nous organiser pour que les cartes d’identité qui expirent majoritairement puissent être renouvelées à bonne date pour que le fichier électoral soit reconstitué avec un nombre représentatif de sénégalais ».

Transparence dans l’enrôlement

« Ce que la loi qui a instauré la carte d’identité et le décret d’application prévoit que le sénégalais se présente à la commission avec son ancienne carte d’identité. Sur cette base la, c’est ce qui se fait. Et nous prevoyons que les sénégalais qui ont un extrait puissent s’inscrire. Maintenant que l’on dise qu’il y ait des non sénégalais qui s’inscrivent moi je ne sais pas ou ils les ont vus. Ce sont des sénégalais détenteurs d’anciennes cartes d’identités qui viennent s’inscrire. Et le Président de la commission n’est pas une personne du ministère, et cela se fait en présence d’un membre de la CENA. Et elles sont ouvertes à la présence de partis politiques, donc tout cela se fait en plein jour. Si des gens avancent de tels propos qu’est ce que vous pouvez répondre. J’aimerai bien que l’on me donne des exemples précis. Nous n’inscrivons que des sénégalais ».

Rencontre Président et opposition

« Je ne suis pas à l’aise pour parler politique, dans cette affaire mon rôle est de veiller à ce que le plus grand nombre de sénégalais puissent s’inscrire et le fichier soit le plus représentatif possible pour permettre d’aller vers les élections législatives.

Les pannes qu’il y à eu au début c’est une opération délicate, ca peut s’expliquer mais on a mis en place un dispositif de support qui permet lorsqu’il y a une panne d’intervenir rapidement. Quand on ne peut pas le régler à distance on change la machine. Maintenant vous pouvez a un moment donné vous rendre compte dans une zone que le nombre de commissions n’est pas suffisants, il y a un rush l’autorité nous saisi on met une commission supplémentaire. C’est le rôle que nous jouons, le reste laissons les politiciens les gérer ».

(Source : Dakar Actu, 2 décembre 2016)

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