OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2014 > Mars 2014 > ICANN : les Etats-Unis abandonnent leur gouvernance du net

ICANN : les Etats-Unis abandonnent leur gouvernance du net

dimanche 16 mars 2014

Noms de domaine

Depuis juin 2012, l’ICANN est en effervescence : 2000 demandes avaient été enregistrées pour la création de futurs extensions de noms de domaines, parmi lesquels .LOVE, .PIZZA ou encore, .BOOK. Or, ces extensions sont gérées par un organisme à but non lucratif, logiquement, qui a été créé en 1998 par le Département du Commerce américain. Autrement dit, les adresses offertes par l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, ou ICANN, dépendaient du gouvernement des États-Unis.

Coup de tonnerre : Washington a annoncé, vendredi, sa volonté d’opérer une transition concernant la gestion de l’ICANN. Une décision qui soulève de nombreuses questions quant à l’orientation future des communications et de l’innovation sur le net, souligne l’Associated Press.

En effet, le NTIA, pour National Telecommunications and Information Administration, compte rendre son tablier dans le contrôle de l’ICANN, à compter de septembre 2015. Les propositions pour la gestion de cette organisation seront recueillies à partir de la semaine prochaine, à l’occasion d’une conférence spéciale qui se déroulera à Singapour. Et si aucun nom n’a encore filtré, le gouvernement américain semble décidé à faire en sorte qu’une entité sans connexions politiques prenne les rênes.

Lawrence Strickling, actuel secrétaire au Département du Commerce américain souligne qu’aucune proposition émanant d’une structure gouvernementale ou intergouvernementale ne sera acceptée. C’est que, jusqu’à présent, le gouvernement américain a subi de multiples attaques, considérant qu’avec le contrôle de l’ICANN, il exerçait une trop grande influence sur le net. Et les fuites occasionnées par l’affaire NSA-Snowden n’ont fait qu’aggraver les doutes.

Premier problème : comment s’assurer que les Américains, une fois remplacés, ne céderont pas la place à une organisation qui censurerait internet, ou exercerait une pression sur la liberté d’expression - et plus encore de commerce ? Non que les USA soient blancs ou noirs, mais au moins pouvait-on espérer qu’ils fonctionnaient comme un garde-fou relativement acceptable. A ce titre, il pouvait en tout cas intervenir pour empêcher un gouvernement d’interférer avec les opérations de l’ICANN.

L’idéal serait bien entendu qu’internet parvienne à fédérer une sorte de consortium mondial, où toutes les parties impliquées disposeraient d’une possibilité de prendre la parole. Une forme d’ONU du Web - avec le risque que les grands opérateurs actuels, Google, Apple, Facebook, Amazon, etc., ne disposent d’une place privilégiée.

www.fnac.ibook, propritété d’Amazon ?

Et justement, le problème se double avec cette approche. En introduction, nous évoquions la question des extensions de noms de domaine. Le coût pour obtenir l’un de ces noms sont d’ailleurs difficile d’accès pour des sociétés lambda : on table en effet sur un coût de 185.000 $ pour l’achat de l’extension, et 25.000 $ de frais de fonctionnement à l’année. Pas vraiment le petit cadeau que l’on se fait en passant. Et l’on se doute bien de l’intérêt tout particulier qu’Amazon pourrait avoir dans cette quête : le .BOOK ou le .AUTHOR sont des atouts essentiels, commercialement.

L’idée même que des mots génériques puissent appartenir en propre à une société représente un danger évident pour les concurrents d’un même secteur, qui seraient alors contraints d’acheter une licence d’exploitation au détenteur. Arriver à une situation où FNAC serait le client d’Amazon, pour disposer d’un site qui serait www.fnac.book serait simplement délirante. A contrario, il semble plus compréhensible que la marque cherche à protéger ses intérêts, avec l’acquisition d’un .KINDLE ou Apple, avec .IPAD.

L’édition américaine s’était amplement mobilisée contre cette éventualité. L’Association of American Publishers avait rapidement déposé une série d’objections, s’opposant fermement à ce que le generic Top-Level Domains puisse autoriser des firmes à devenir détentrices d’un bête nom commun devenu marque déposée. « La grande communauté du livre — auteurs, éditeurs, vendeurs, bibliothèques, lecteurs, enseignants, chercheurs, agents littéraires, collectionneurs, imprimeurs, clubs de lecture, archives, et bien d’autres - ne devrait pas être privés d’une connexion à travers le monde entier, avec le nom de domaine .BOOK. Ce fut la mission à l’origine de l’initiative de l’ICANN et cela devrait être son objectif. »

Les libraires, auteurs et éditeurs européens avaient évidemment emboîté le pas. Scott Turrow, patron de l’Authors Guild, avait souligné : « Placer de tels noms génériques entre des mains privées est anticoncurrentiel et permettrait à des entreprises déjà dominantes et bien capitalisées d’étendre et de renforcer leur puissance sur le marché. Le potentiel pour des abus semble illimité. » De même, la Fédération des éditeurs européens, avec le Syndicat national de l’édition rappelait : « Dans les marchés du e-commerce, pour les livres et les livres numériques, qui sont déjà dominés par un petit nombre d’acteurs puissants, cela pourrait conduire à des effets d’éviction préjudiciables et le renforcement des structures de marchés oligopolistiques, au détriment des consommateurs. »

Le litige est toujours en cours et depuis mi-2013, près de 120 extensions ont déjà été lancées sur le net. On ignore encore ce qu’il adviendra des extensions les plus contestées. En dépit de nombreux retards, les derniers rapports affichaient une volonté de précipiter la mise sur le marché de ces extensions. L’important serait plutôt de lentement se hâter...

(Source : ActuaLitté, 16 mars 2014)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6558/7932 Régulation des télécoms
  • 540/7932 Télécentres/Cybercentres
  • 5272/7932 Economie numérique
  • 2651/7932 Politique nationale
  • 7537/7932 Fintech
  • 796/7932 Noms de domaine
  • 2929/7932 Produits et services
  • 2239/7932 Faits divers/Contentieux
  • 1158/7932 Nouveau site web
  • 7932/7932 Infrastructures
  • 2596/7932 TIC pour l’éducation
  • 284/7932 Recherche
  • 381/7932 Projet
  • 5336/7932 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2709/7932 Sonatel/Orange
  • 2560/7932 Licences de télécommunications
  • 432/7932 Sudatel/Expresso
  • 1528/7932 Régulation des médias
  • 2137/7932 Applications
  • 1636/7932 Mouvements sociaux
  • 2542/7932 Données personnelles
  • 199/7932 Big Data/Données ouvertes
  • 924/7932 Mouvement consumériste
  • 548/7932 Médias
  • 1003/7932 Appels internationaux entrants
  • 2651/7932 Formation
  • 144/7932 Logiciel libre
  • 3099/7932 Politiques africaines
  • 1623/7932 Fiscalité
  • 256/7932 Art et culture
  • 868/7932 Genre
  • 2602/7932 Point de vue
  • 1526/7932 Commerce électronique
  • 2288/7932 Manifestation
  • 544/7932 Presse en ligne
  • 197/7932 Piratage
  • 319/7932 Téléservices
  • 1468/7932 Biométrie/Identité numérique
  • 472/7932 Environnement/Santé
  • 547/7932 Législation/Réglementation
  • 590/7932 Gouvernance
  • 2671/7932 Portrait/Entretien
  • 219/7932 Radio
  • 1157/7932 TIC pour la santé
  • 538/7932 Propriété intellectuelle
  • 89/7932 Langues/Localisation
  • 1672/7932 Médias/Réseaux sociaux
  • 2961/7932 Téléphonie
  • 291/7932 Désengagement de l’Etat
  • 1587/7932 Internet
  • 175/7932 Collectivités locales
  • 619/7932 Dédouanement électronique
  • 2073/7932 Usages et comportements
  • 1592/7932 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 855/7932 Audiovisuel
  • 4821/7932 Transformation digitale
  • 610/7932 Affaire Global Voice
  • 242/7932 Géomatique/Géolocalisation
  • 477/7932 Service universel
  • 1034/7932 Sentel/Tigo
  • 272/7932 Vie politique
  • 2332/7932 Distinction/Nomination
  • 52/7932 Handicapés
  • 1050/7932 Enseignement à distance
  • 1033/7932 Contenus numériques
  • 907/7932 Gestion de l’ARTP
  • 282/7932 Radios communautaires
  • 2794/7932 Qualité de service
  • 654/7932 Privatisation/Libéralisation
  • 200/7932 SMSI
  • 701/7932 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4108/7932 Innovation/Entreprenariat
  • 2126/7932 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 70/7932 Internet des objets
  • 257/7932 Free Sénégal
  • 996/7932 Intelligence artificielle
  • 303/7932 Editorial
  • 56/7932 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous