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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Mars > Glo ambitionne de devenir un acteur majeur dans les segments mobile et fibre (…)

Glo ambitionne de devenir un acteur majeur dans les segments mobile et fibre en Afrique de l’Ouest

vendredi 25 mars 2011

Infrastructures

L’opérateur nigérian Globacom s’est progressivement construit une position en Afrique de l’Ouest par l’acquisition de licences mobiles et le nombre croissant d’opérateurs souhaitant se connecter à son câble sous-marin Glo One. Russell Southwood s’est entretenu avec Mohamed Jameel, le COO de Globacom sur les ambitions de l’opérateur en matière de technologie LTE et de fibre optique.

Quelle est la situation à l’heure actuelle dans le segment du mobile au Nigéria ?

Nous sommes proche de la saturation. Les opérateurs sont maintenant très agressifs pour conquérir les quelques clients qui restent. Il est crucial de maintenir sa clientèle existante et par conséquent on se concentre sur la rétention. Nous envisageons de lancer des programmes de fidélisation. La guerre des prix entre les opérateurs est un bon indicateur de la situation actuelle. Les tarifs « on-net » sont tombés à 25-30 Kobos mais pas grand-chose n’a encore été fait en ce qui concerne les tarifs « off-net ».

Les réductions de prix alors que le marché est proche de la saturation vont heurter les opérateurs. Ils devront réduire leurs coûts et se préparer à recevoir un coup financier. Les programmes d’investissement seront retardés. Lorsque les prix tombent, l’usage augmente et par conséquent il vous faut un réseau robuste. Ce n’est pas un modèle sain particulièrement dans un marché comme le Nigéria ou les coûts sont très élevés.

Comment sont vos ventes au niveau des services data ?

La pénétration des ordinateurs est très basse mais nous sommes entrain de rattraper le retard grâce à une croissance à deux chiffres. Les potentiels sont bons. Les services data ont augmenté de façon impressionnante. Il y a environ 70,000-80,000 abonnés utilisant la 3G via leur ordinateur portable et les mobiles intelligents représentent environ 5% de nos abonnés. Beaucoup de personnes utilisent les services Blackberry.

Vous avez annoncé que vous étiez entrain de tester la technologie LTE. Quand comptez-vous commencer à déployer ?

Nous venons juste de commencer les tests mais nous serons les premiers sur le marché en terme de commercialisation. Nous sommes entrain de tester 30-40 sites à Lagos et les vitesses sont impressionnantes. Avant de commercialiser le service, nous devrons avoir l’accord du régulateur parce que nous opérerons la technologie LTE sur une autre bande de fréquence. A présent nous utilisons une combinaison de bandes de fréquence GSM et 3G mais lorsque nous nous lancerons commercialement nous voulons utiliser des fréquences 2.1 et 2.6. La technologie LTE a besoin de portables et de modems spécifiques et ces équipements ne sont pas encore disponibles sur le marché.

Le câble Glo One est arrivé mais qu’en est-il des services ?

Le câble est « live » à Londres, Accra et Lagos. Il y a de nombreux clients pour l’Internet haut-débit entre Londres et Lagos. En ce qui concerne Accra, nous pensons avoir des clients bientôt.

Mis à part le Nigéria, dans quels autres pays avez-vous des licences ? Quels sont vos plans d’expansion ?

Nous avons des licences en Gambie, en Côte d’Ivoire et au Sénégal et nous sommes déjà opérationnel au Ghana, au Bénin et au Nigéria. Lorsque les opérations dans ces derniers pays seront bien établies, nous irons dans les autres pays ou le câble est arrivé. Nous escomptons aussi obtenir des licences dans 2 ou 3 autres pays en Afrique de l’Ouest. Nous avons 16 branchements sur le câble Glo One et nous souhaiterions les proposer dans d’autres pays en particulier dans les pays enclavés ou les opérateurs peuvent obtenir une licence pour un réseau terrestre. Nous examinons aussi la possibilité de créer un anneau entre Accra et Lagos avec un lien terrestre via la Guinée pour compléter le lien maritime de Glo One.

Ou en êtes-vous avec la station de Glo One au Sénégal ?

Nous avons déjà posé 200km de câbles et nous sommes en discussion avec Expresso. Nous ambitionnons de devenir la plus grande passerelle en Afrique de l’Ouest et de dominer le marché international voix dans la région.

En terme d’acheminement de la capacité vers l’intérieur du Ghana et du Nigéria, nous aurons soit notre propre réseau terrestre soit nous établirons des partenariats avec d’autres opérateurs.

Quels sont les prix en gros maintenant au Nigéria ?

Le Nigéria a été un marché prédominament satellitaire à cause des problèmes de Nitel et par conséquent nous avions de bons espoirs lorsque nous avons été connectés. Aujourd’hui il y a 3 opérateurs (SAT3/Nitel, Main One et Glo One) et par conséquent les prix ont baissé. Au départ, les prix étaient de l’ordre de 1,500 à 2,000 dollars US par méga par mois et ceux-ci sont maintenant tombés aux alentours de 400 à 500 dollars US par méga par mois. Deux câbles supplémentaires sont prévus et par conséquent les prix baisseront encore.

Dans le temps nos connexions étaient à 100% satellitaires mais maintenant 15 à 25% du marché est passé à la fibre. D’autres ont commencé le processus de transition mais ils doivent attendre la fin de leur contrat. Certains gardent un peu de capacité satellitaire pour des raisons de redondance. Sur l’international, nous utilisons à 100% la fibre, les connexions satellitaires sont pour le trafic domestique avec des BTS éloignés et cela touche environ 10 à 15% de nos BTS.

(Source : balancing-act, 25 mars 2011)

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