OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Décembre 2018 > Ghana : quels enjeux derrière l’envolée du mobile money ?

Ghana : quels enjeux derrière l’envolée du mobile money ?

mercredi 12 décembre 2018

Fintech

Si les pays d’Afrique de l’Est tels que le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda sont en pointe dans l’usage du mobile money depuis son apparition il y a une dizaine d’années, en Afrique de l’Ouest, le Ghana se distingue par le nombre de transactions mobiles enregistrées, dont la valeur représente désormais 75 % du PNB. Explications.

Avec un taux de pénétration estimé à 45 %, selon l’étude GSMA Mobile Economy 2018, le succès de la téléphonie mobile n’est plus à démontrer en Afrique subsaharienne. Mais a-t-on bien mesuré l’impact de l’essor fulgurant des transactions mobiles ? Prenons l’exemple emblématique du Ghana : le pays figure aujourd’hui parmi les marchés d’argent mobile les plus prospères et à la croissance la plus rapide en Afrique subsaharienne. Deux chiffres résument à eux seuls cette envolée : le nombre de comptes enregistrés, qui a bondi de 3,8 millions en 2012 à quasi 24 millions en 2017, et le nombre de transactions, qui a frôlé le milliard l’an dernier, contre 18 millions cinq ans plus tôt, selon le FMI. Essentiellement des transferts d’argent à des proches et des recharges de crédit téléphonique, mais aussi, de plus en plus, des règlements de factures, des achats de biens et services, des souscriptions d’assurances etc.

Un cadre réglementaire favorable

L’évolution du cadre réglementaire est pour beaucoup dans cette dynamique. Le véritable tournant remonte à juillet 2015, lorsque la Banque du Ghana a publié de nouvelles directives pour les services de mobile money, remplaçant celles de 2008. Ce nouveau cadre réglementaire a radicalement changé la donne en permettant aux opérateurs de posséder et d’exploiter des réseaux de monnaie mobile sous la supervision de la Banque centrale, par le biais de filiales propres. En moins d’un an, les opérateurs ont ainsi fortement investi dans le recrutement d’agents (dont le nombre avoisine désormais les 150 000 au Ghana) et la publicité pour ces nouveaux services. Résultat : plus de 40 % de la population y a désormais recours, et la valeur moyenne de chaque transaction a été multipliée par cinq entre 2012 et 2017.

Inclusion financière

En mai 2018, le pays a pris le tournant de l’interopérabilité, ouvrant la voie aux opérations de transfert d’argent entre tous les opérateurs et les banques. De nouveaux services sont aussi apparus tels que les transferts depuis un compte bancaire vers un mobile, les règlements commerciaux, le paiement des impôts ou le versement des pensions de retraite. De quoi faciliter davantage la vie des Ghanéens et donner un nouveau coup de fouet à l’inclusion financière dans un pays où le taux de bancarisation avoisine les 40 %. Cette étape décisive pour la modernisation du système financier ghanéen préfigure d’autres usages tels que le règlement des frais de scolarité et d’études, comme cela se pratique déjà en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda, et qui s’avère particulièrement pertinent en zones rurales.

Levier de recettes fiscales

Pour l’Etat, cette dynamique d’inclusion financière représente un levier de mobilisation des recettes fiscales, l’argent mobile constituant une source majeure de revenus traçable pour l’économie informelle. Le recouvrement de la TVA peut ainsi être mieux contrôlé, dès lors que l’opérateur transmet automatiquement à l’Etat la valeur des paiements destinés à chaque entreprise.

Rendre visibles les flux financiers issus d’activités informelles, réduire le manque à gagner de l’Etat – qui avoisine 15 % du PIB du fait de l’économie informelle – et lui assurer des ressources complémentaires pour financer son développement dans le cadre de la vision présidentielle « Ghana Beyond Aid » justifient le recours au monitoring des transactions mobiles tel que mis en place le 22 octobre dernier.

KELNIGVG

(Source : , 12 dcembre 2018)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6609/6609 Régulation des télécoms
  • 520/6609 Télécentres/Cybercentres
  • 3448/6609 Economie numérique
  • 2641/6609 Politique nationale
  • 6167/6609 Fintech
  • 519/6609 Noms de domaine
  • 1967/6609 Produits et services
  • 1482/6609 Faits divers/Contentieux
  • 762/6609 Nouveau site web
  • 5095/6609 Infrastructures
  • 1959/6609 TIC pour l’éducation
  • 197/6609 Recherche
  • 274/6609 Projet
  • 3787/6609 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1980/6609 Sonatel/Orange
  • 1606/6609 Licences de télécommunications
  • 278/6609 Sudatel/Expresso
  • 1026/6609 Régulation des médias
  • 1321/6609 Applications
  • 1073/6609 Mouvements sociaux
  • 1691/6609 Données personnelles
  • 127/6609 Big Data/Données ouvertes
  • 599/6609 Mouvement consumériste
  • 379/6609 Médias
  • 644/6609 Appels internationaux entrants
  • 1850/6609 Formation
  • 100/6609 Logiciel libre
  • 2139/6609 Politiques africaines
  • 1156/6609 Fiscalité
  • 180/6609 Art et culture
  • 614/6609 Genre
  • 2459/6609 Point de vue
  • 1223/6609 Commerce électronique
  • 1573/6609 Manifestation
  • 337/6609 Presse en ligne
  • 131/6609 Piratage
  • 245/6609 Téléservices
  • 923/6609 Biométrie/Identité numérique
  • 310/6609 Environnement/Santé
  • 344/6609 Législation/Réglementation
  • 358/6609 Gouvernance
  • 1802/6609 Portrait/Entretien
  • 163/6609 Radio
  • 744/6609 TIC pour la santé
  • 286/6609 Propriété intellectuelle
  • 63/6609 Langues/Localisation
  • 1080/6609 Médias/Réseaux sociaux
  • 2374/6609 Téléphonie
  • 190/6609 Désengagement de l’Etat
  • 1035/6609 Internet
  • 115/6609 Collectivités locales
  • 433/6609 Dédouanement électronique
  • 1169/6609 Usages et comportements
  • 1032/6609 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 605/6609 Audiovisuel
  • 3332/6609 Transformation digitale
  • 386/6609 Affaire Global Voice
  • 168/6609 Géomatique/Géolocalisation
  • 380/6609 Service universel
  • 674/6609 Sentel/Tigo
  • 187/6609 Vie politique
  • 1555/6609 Distinction/Nomination
  • 36/6609 Handicapés
  • 771/6609 Enseignement à distance
  • 695/6609 Contenus numériques
  • 589/6609 Gestion de l’ARTP
  • 209/6609 Radios communautaires
  • 1887/6609 Qualité de service
  • 502/6609 Privatisation/Libéralisation
  • 182/6609 SMSI
  • 533/6609 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2848/6609 Innovation/Entreprenariat
  • 1359/6609 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/6609 Internet des objets
  • 173/6609 Free Sénégal
  • 594/6609 Intelligence artificielle
  • 199/6609 Editorial
  • 4/6609 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/6609 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous