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Francis Dufay : « En Côte d’Ivoire, l’e-commerce représente moins de 3% des transactions »

mardi 7 juillet 2020

Portrait/Entretien

Après 8 ans d’activités, Jumia fait le bilan de sa présence en Côte d’Ivoire, où sa plateforme reste l’un des facteurs de croissance du e-commerce. Dans cette interview, Francis Dufay revient sur le chemin parcouru. Il y explique aussi les résultats financiers obtenus pendant la crise du Covid-19.

CIO Mag : Au bout de huit années de présence, que représente le volume des activités de Jumia en Côte d’Ivoire ?

Francis Dufay : Après 8 ans, les Ivoiriens ont pris de plus en plus l’habitude de faire leurs courses en ligne et de se faire livrer à leurs domiciles ou leurs lieux de travail. Nous avons donc travaillé durement avec nos vendeurs et partenaires pour nous rapprocher encore plus des clients partout en Côte d’Ivoire. Que ce soit à Abidjan ou à l’intérieur du territoire. Ainsi, c’est plus de 60 agences Jumia qui ont été ouvertes dans tout le pays à ce jour pour mieux servir la population.

L’e-commerce est une solution bénéfique pour les clients pour avoir accès aux produits/services pour leurs besoins quotidiens, mais aussi pour les vendeurs qui disposent d’une boutique en ligne visible par des millions d’Ivoiriens. Ceux-ci ont désormais la possibilité de vendre à de nouveaux clients de partout le pays grâce à notre plateforme. Plus de 3500 vendeurs et plus de 10 000 agents commerciaux (agents indépendants appelés JForce) qui ont vu dans la présence du e-commerce, une opportunité pour développer leurs activités et accroître leur chiffre d’affaires.

Comment appréciez-vous cette évolution ? En êtes-vous satisfait ?

Lorsque nous voyons le boom des smartphones (chiffres), de la pénétration internet, du développement de la classe moyenne, l’e-commerce semble être une solution naturelle pour effectuer des achats. Aujourd’hui, la crise du Covid-19 a confirmé la pertinence de l’e-commerce, qui a joué un rôle de premier plan pour la livraison des produits essentiels à la population appelée à rester chez elle et à respecter la distanciation sociale.

En Côte d’Ivoire, Jumia couvre non seulement les principales villes mais aussi les zones rurales. 50 % de nos commandes vont dans les villes secondaires et zones rurales. Cela confirme l’intérêt des populations pour l’e-commerce, notamment ceux des zones rurales, là où l’accès aux produits est plus compliqué.

Nous adaptons nos opérations pour continuer à remplir notre mission pour nos consommateurs, et nous essayons de tirer le meilleur de notre plateforme pour répondre à leurs demandes qui évoluent en permanence. Nous sommes d’autant plus satisfaits de savoir que nos services aident à développer l’économie locale, favoriser l’entrepreneuriat des jeunes et permettre aux consommateurs d’avoir accès à leurs produits/marques préférés.

Ces dernières années, le marché du e-commerce a enregistré l’entrée de nouveaux acteurs formels. Sans compter les particuliers qui profitent des réseaux sociaux pour vendre leurs articles. Quel commentaire cela vous inspire ?

Nous évoluons dans un secteur qui est encore à ses débuts en Côte d’Ivoire et en Afrique de façon générale. Le fait de voir de la concurrence (directe ou indirecte) est une bonne nouvelle car cela signifie qu’il y a un réel besoin à combler. La principale concurrence pour nous reste l’offline, les marchés, les boutiques physiques, les vendeurs informels ; l’e-commerce représente moins de 3% des transactions (contre 20-25% en Chine par exemple).

Nos équipes Jumia travaillent à l’innovation des services proposés pour simplifier la vie et offrir une expérience client unique. Nous essayons aujourd’hui, plus que jamais, d’apporter des solutions à tous leurs besoins quotidiens importants. Jumia c’est aussi un outil qui permet de lutter contre l’informel, car tout est transparent dans nos process, nos vendeurs, nos produits, etc.

Il faut ajouter la livraison sans contacts, l’encouragement des paiements en lignes avec JumiaPay, le fait d’avoir des stocks de produits essentiels et à des tarifs bas. Nous avons aussi travaillé à redonner un nouveau visage à notre application mobile Jumia Food pour une meilleure expérience utilisateur.

Les entreprises du numérique ont résisté mieux que d’autres à la pandémie du coronavirus. En ce qui vous concerne, quel a été l’impact de cette crise sur vos activités ?

Comme l’indique nos résultats financiers du premier trimestre :

  • Augmentation de l’adoption du e-commerce : nous enregistrons une hausse du nombre de consommateurs sur Jumia
  • Forte demande pour les catégories liées aux produits essentiels/ épiceries/ produits de grande consommation
  • Plus de vendeurs sur notre plateforme – Partenariats avec de nombreuses marques
  • Augmentation de l’utilisation du paiement digital par JumiaPay (Cartes bancaires et Mobile Money).

Parlez-nous de vos perspectives de développement sur le marché ivoirien ? L’e-commerce a-t-il de beaux jours devant lui ?

Nous croyons que la crise sanitaire de la Covid-19 a démontrée au monde entier et à la Côte d’Ivoire en particulier, la place importante qu’occupe l’e-commerce. Certes, il y a eu un bouleversement dans les habitudes de consommation. Mais en plus de cela nous observons une accélération de la digitalisation chez nos partenaires, et un changement dans notre manière même de travailler. Les marchands (grandes marques, enseignes ou vendeurs traditionnels) ont opté pour l’e-commerce pour pallier l’absence de la population dans leurs magasins physiques. D’autres ont fait de Jumia un tremplin pour pouvoir augmenter leurs activités durant la crise. La manière dont nous travaillons aujourd’hui avec nos partenaires a également changé.

Beaucoup de partenaires ont accéléré leur digitalisation en intensifiant leurs efforts dans leurs collaborations avec Jumia. Nous pensons fortement que le e-commerce en Côte d’Ivoire a de beaux jours devant lui et cela perdurera encore longtemps. Nous continuerons d’accompagner nos partenaires pour les années à venir avec des actions innovantes, pour ensemble faire du e-commerce et du paiement digital une priorité dans leurs activités respectives.

Propos recueillis par Anselme Akéko

(Source : CIO Mag, 7 juillet 2020)

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