OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Décembre 2019 > Fintech : l’Afrique s’installe

Fintech : l’Afrique s’installe

lundi 30 décembre 2019

Fintech

Des paiements mobiles, des crédits numériques et de la cryptomonnaie à la place des cartes en plastique et des agences bancaires. Voici le choix qu’ont fait là certains pays africains. Depuis une dizaine d’années, la finance digitale s’est fait une bonne place sur le continent. En quelques clics sur leur téléphone, urbains, ruraux, riches ou modestes peuvent payer leurs factures et faire des virements, qu’ils aient ou non un compte bancaire. Preuve de cet engouement : en 2018, l’Afrique subsaharienne était responsable de 45,6 % des activités d’argent mobile dans le monde, pour des transactions estimées à plus de 300 milliards de dollars. Grâce aux nouvelles technologies, certaines villes du continent rivalisent désormais avec les places financières des pays avancés.

C’est l’un des enseignements du « Global Fintech Index City Rankings 2020 ». Le rapport, publié début décembre, identifie à l’aide de plusieurs classements les hubs de la fintech, qu’ils soient installés ou en pleine croissance. Objectif : aider les entrepreneurs, les investisseurs et les sociétés à choisir une destination, en fonction de leurs besoins et de leurs attentes. Grâce à un algorithme spécifique, le classement a étudié les écosystèmes fintech de plus de 230 villes dans 65 pays. Des données transmises par différents partenaires, dont StartupBlink et le réseau Africa Fintech, ont aussi été consultées.

L’Afrique du Sud, le meilleur élève africain

Et les résultats sont surprenants. Car au côté des villes attendues, à l’image de San Francisco, Londres ou New York, se positionnent de nombreuses autres mégalopoles du monde. « L’apparition d’un nombre croissant de marchés émergents dans le haut du classement […] montre que les services financiers commencent enfin à se départir de leur image de domaine des hommes riches, blancs et occidentaux », peut-on lire dans le rapport. Aujourd’hui, les hubs de la fintech mondiale – dont l’émergence est favorisée par une classe moyenne croissante couplée à un nombre élevé de citoyens non bancarisés – se situent aussi bien à New Delhi et São Paulo qu’à Nairobi, Lagos, Le Cap et Johannesburg, les quatre villes africaines du top 100 du classement.

La capitale sud-africaine fait d’ailleurs partie des villes identifiées comme « pôle de croissance » par les analystes. Elle abrite notamment les sièges de Pineapple, Naked, ou Byte Money, des sociétés sud-africaines de la fintech à forte croissance. Une prospérité que ces jeunes entreprises doivent en partie aux mesures prises par les autorités du pays. La South Africa Reserve Bank a en effet mis en place le Financial Technology Program pour évaluer l’émergence du secteur et examiner ses conséquences sur la réglementation en cours. Un groupe de travail intergouvernemental dédié aux technologies financières a également vu le jour, et ont permis l’émergence d’un écosystème sud-africain de la fintech. En avance sur les autres pays du continent, l’Afrique du Sud est d’ailleurs le pays africain le mieux classé de l’Index, au 37e rang. Les analystes l’ont également rangé dans la catégorie des dix pays sur lesquels il faut désormais compter.

Le Kenya et le Nigeria, des hubs continentaux

Deuxième nation africaine du classement, le Kenya tire aussi son épingle du jeu, à la 42e place. Il est même le premier État du top 10 des candidats « à surveiller de près ». Dans ce pays où le mobile banking est roi, la fintech locale progresse rapidement, soutenue par les nombreux incubateurs et régulateurs qui ont vu le jour ces dernières années, à l’instar de Africa eXellerator Lab ou de Digital Lenders Association of Kenya. Sa capitale, Nairobi, concentre à elle seule « 20 % des technologies financières africaines ». Ses nombreux investisseurs locaux, l’augmentation régulière de bailleurs internationaux et l’intérêt croissant des sociétés mondiales de technologies font de la ville « le deuxième plus grand centre de technologies financières en Afrique », affirme le rapport. Une réglementation dédiée, supervisée en partie par la Banque centrale du Kenya, a là aussi été propice au développement rapide de la fintech.

Un fort potentiel éparpillé

Si ces trois pays et leurs capitales sont aujourd’hui les principales places de la fintech africaine, l’Afrique de l’Ouest n’est toutefois pas en reste. Le Nigeria se classe en effet dix places derrière le Kenya, au 52e rang. Dans le pays le plus peuplé d’Afrique, près de 40 % de la population n’est pas bancarisée, et environ deux tiers ont moins de 25 ans. Des facteurs qui font du pays « une des plus grandes opportunités de la fintech dans la région », estime l’Index. Des événements dédiés, comme le Nigeria Fintech Week, et une réglementation spécifique élaborée par la Banque centrale et la Nigeria Interbank Settlement System permettent aujourd’hui aux entrepreneurs du secteur de se lancer, aux côtés de Jumia, Snap Credit ou Paga. Lagos, où la plupart de ces sociétés sont basées, fait d’ailleurs partie des hubs « à surveiller de près » par le rapport, aux côtés de Dubaï, Istanbul ou Copenhague.

Le voisin ghanéen, l’Égypte et l’Ouganda complètent la liste des pays africains du Top 100 de l’Index. Ici aussi, le potentiel de croissance de la fintech est énorme. Dans ces régions où le chômage des jeunes est considérable, le secteur pourrait devenir, à terme, une piste sérieuse en matière d’emploi. Car d’ici à 2022, 60 % du PIB mondial sera issu des secteurs du numérique. Une manière, pour l’Afrique et sa population, d’entrer pleinement dans la quatrième révolution industrielle.

Marlène Panara

(Source : Le Point Afrique, 28 décembre 2019)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4479/5715 Régulation des télécoms
  • 374/5715 Télécentres/Cybercentres
  • 3778/5715 Economie numérique
  • 1805/5715 Politique nationale
  • 5053/5715 Fintech
  • 552/5715 Noms de domaine
  • 2140/5715 Produits et services
  • 1517/5715 Faits divers/Contentieux
  • 754/5715 Nouveau site web
  • 5715/5715 Infrastructures
  • 2249/5715 TIC pour l’éducation
  • 188/5715 Recherche
  • 251/5715 Projet
  • 4808/5715 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1882/5715 Sonatel/Orange
  • 1666/5715 Licences de télécommunications
  • 291/5715 Sudatel/Expresso
  • 1027/5715 Régulation des médias
  • 1404/5715 Applications
  • 1426/5715 Mouvements sociaux
  • 1778/5715 Données personnelles
  • 142/5715 Big Data/Données ouvertes
  • 619/5715 Mouvement consumériste
  • 399/5715 Médias
  • 667/5715 Appels internationaux entrants
  • 1650/5715 Formation
  • 106/5715 Logiciel libre
  • 2219/5715 Politiques africaines
  • 1112/5715 Fiscalité
  • 177/5715 Art et culture
  • 605/5715 Genre
  • 1896/5715 Point de vue
  • 1223/5715 Commerce électronique
  • 1493/5715 Manifestation
  • 331/5715 Presse en ligne
  • 126/5715 Piratage
  • 208/5715 Téléservices
  • 967/5715 Biométrie/Identité numérique
  • 402/5715 Environnement/Santé
  • 671/5715 Législation/Réglementation
  • 368/5715 Gouvernance
  • 1805/5715 Portrait/Entretien
  • 146/5715 Radio
  • 776/5715 TIC pour la santé
  • 282/5715 Propriété intellectuelle
  • 59/5715 Langues/Localisation
  • 1223/5715 Médias/Réseaux sociaux
  • 2058/5715 Téléphonie
  • 194/5715 Désengagement de l’Etat
  • 1061/5715 Internet
  • 115/5715 Collectivités locales
  • 425/5715 Dédouanement électronique
  • 1511/5715 Usages et comportements
  • 1136/5715 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 561/5715 Audiovisuel
  • 3581/5715 Transformation digitale
  • 396/5715 Affaire Global Voice
  • 387/5715 Géomatique/Géolocalisation
  • 426/5715 Service universel
  • 699/5715 Sentel/Tigo
  • 176/5715 Vie politique
  • 1726/5715 Distinction/Nomination
  • 34/5715 Handicapés
  • 723/5715 Enseignement à distance
  • 758/5715 Contenus numériques
  • 595/5715 Gestion de l’ARTP
  • 187/5715 Radios communautaires
  • 2056/5715 Qualité de service
  • 558/5715 Privatisation/Libéralisation
  • 136/5715 SMSI
  • 542/5715 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2819/5715 Innovation/Entreprenariat
  • 1594/5715 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5715 Internet des objets
  • 176/5715 Free Sénégal
  • 947/5715 Intelligence artificielle
  • 204/5715 Editorial
  • 12/5715 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5715 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous