OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2023 > Mars 2023 > Faillite de Silicon Valley Bank : le bitcoin se moque des déboires de la (…)

Faillite de Silicon Valley Bank : le bitcoin se moque des déboires de la finance américaine

mardi 14 mars 2023

Fintech

C’est un beau pied de nez à la finance traditionnelle. Alors que le système bancaire américain tremble à la suite de la faillite de la Silicon Valley Bank et de plusieurs établissements régionaux, faisant craindre une contagion planétaire, les cryptomonnaies se portent au mieux. Le bitcoin a vu sa valeur progresser de près de 25% ces dernières 36 heures.

Le bitcoin serait-il devenu une valeur refuge au même titre que l’or qui, lui aussi, a progressé fortement ces derniers jours ? On peut le penser, au vu de la spectaculaire remontée du cours du bitcoin et des cryptomonnaies en général ces derniers jours. Ironiquement, cette brusque résurrection est un petit rappel de ce qu’est fondamentalement le bitcoin.

Né après la crise financière de 2008, en réaction aux excès de la finance traditionnelle, il se veut le manifeste de ceux qui ne croient pas à la finance régulée des banques centrales. La crise de 2008 a, en effet, mis en lumière l’incapacité de la FED, la Réserve fédérale américaine, à prévenir la crise des subprimes et les excès de Wall Street. Il a fallu l’intervention du président Obama pour que des mesures de contrôle plus strictes soient adoptées. Mais par la suite, dans certains États comme en Californie, des banquiers ont mené un intense lobbying pour obtenir de l’administration Trump un allègement de ces contraintes financières. Parmi ces banquiers, il y avait Greg Becker, le patron de la SVB, à l’origine de la crise actuelle. Il fait désormais figure d’arroseur arrosé sur les réseaux sociaux américains.

Aujourd’hui, alors que Wall Street tremble sur ses bases, le bitcoin attire à nouveau l’attention des ceux qui prônent la finance décentralisée, c’est-à-dire une finance libérée du poids des banques centrales au profit d’un contrôle par les détenteurs de cryptomonnaies.

La hausse des taux d’intérêt s’éloigne

Mais la résurrection du bitcoin ne s’explique pas seulement par la défiance d’une partie de l’Amérique envers les banques. Plusieurs facteurs conjoncturels participent à la hausse. Tout d’abord, le fait que les autorités américaines aient rapidement garanti les dépôts de certaines banques en difficulté a soulagé les marchés. Cette garantie a, par exemple, sauvé les clients de la Signature Bank dont beaucoup étaient des acteurs de l’écosystème des cryptomonnaies.

Mais surtout, le facteur principal qui explique la remontée du bitcoin est la conviction que face à la crise, la Réserve fédérale américaine n’a d’autre choix que de mettre en pause sa politique de hausse des taux d’intérêt. En effet, depuis près d’un an, afin de juguler l’inflation, la FED a progressivement relevé ses taux – aujourd’hui situés dans une fourchette entre 4,25% à 4,5% –, ce qui rend moins attractif les cryptomonnaies au regard des rendements offerts par les bons du Trésor, par exemple.

Cette politique prudente est d’ailleurs en grande partie à l’origine des difficultés actuelles des banques régionales comme la SVB qui épargnaient en obligations d’État. Une poursuite brutale de cette politique de taux forts étant désormais écartée, les investisseurs s’intéressent à nouveaux aux rendements offerts par les cryptomonnaies.

Feu de paille ou hausse durable ?
Reste que ce mouvement de hausse est encore loin d’être garanti dans le temps, tant les cryptomonnaies sont habituées à une extrême volatilité. Avant cette crise bancaire, les régulateurs américains étaient en train de mettre en place une réglementation plus stricte pour l’écosystème des cryptomonnaies après de nombreux abus qui ont ruiné des milliers d’épargnants. Il est fort à parier, alors que les autorités monétaires évoquent d’ores et déjà un retour en force des contrôles sur la qualité et la viabilité des banques, qu’ils poursuivent la mise en œuvre d’une régulation de l’univers des cryptomonnaies. Et cela pourrait venir enrayer l’actuel mouvement de hausse.

Olivier Rogez

(Source : RFI, mars 2023)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4528/5348 Régulation des télécoms
  • 371/5348 Télécentres/Cybercentres
  • 3683/5348 Economie numérique
  • 1815/5348 Politique nationale
  • 5347/5348 Fintech
  • 538/5348 Noms de domaine
  • 2076/5348 Produits et services
  • 1676/5348 Faits divers/Contentieux
  • 792/5348 Nouveau site web
  • 5348/5348 Infrastructures
  • 1801/5348 TIC pour l’éducation
  • 200/5348 Recherche
  • 248/5348 Projet
  • 4025/5348 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1858/5348 Sonatel/Orange
  • 1689/5348 Licences de télécommunications
  • 301/5348 Sudatel/Expresso
  • 1021/5348 Régulation des médias
  • 1456/5348 Applications
  • 1073/5348 Mouvements sociaux
  • 1663/5348 Données personnelles
  • 134/5348 Big Data/Données ouvertes
  • 644/5348 Mouvement consumériste
  • 387/5348 Médias
  • 687/5348 Appels internationaux entrants
  • 1794/5348 Formation
  • 93/5348 Logiciel libre
  • 2172/5348 Politiques africaines
  • 1015/5348 Fiscalité
  • 185/5348 Art et culture
  • 607/5348 Genre
  • 2010/5348 Point de vue
  • 1046/5348 Commerce électronique
  • 1565/5348 Manifestation
  • 347/5348 Presse en ligne
  • 142/5348 Piratage
  • 223/5348 Téléservices
  • 953/5348 Biométrie/Identité numérique
  • 338/5348 Environnement/Santé
  • 408/5348 Législation/Réglementation
  • 366/5348 Gouvernance
  • 1859/5348 Portrait/Entretien
  • 157/5348 Radio
  • 753/5348 TIC pour la santé
  • 348/5348 Propriété intellectuelle
  • 59/5348 Langues/Localisation
  • 1144/5348 Médias/Réseaux sociaux
  • 2150/5348 Téléphonie
  • 198/5348 Désengagement de l’Etat
  • 1079/5348 Internet
  • 117/5348 Collectivités locales
  • 434/5348 Dédouanement électronique
  • 1331/5348 Usages et comportements
  • 1088/5348 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 590/5348 Audiovisuel
  • 3311/5348 Transformation digitale
  • 416/5348 Affaire Global Voice
  • 164/5348 Géomatique/Géolocalisation
  • 337/5348 Service universel
  • 687/5348 Sentel/Tigo
  • 184/5348 Vie politique
  • 1611/5348 Distinction/Nomination
  • 36/5348 Handicapés
  • 741/5348 Enseignement à distance
  • 718/5348 Contenus numériques
  • 618/5348 Gestion de l’ARTP
  • 192/5348 Radios communautaires
  • 1894/5348 Qualité de service
  • 457/5348 Privatisation/Libéralisation
  • 138/5348 SMSI
  • 483/5348 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2811/5348 Innovation/Entreprenariat
  • 1425/5348 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 53/5348 Internet des objets
  • 183/5348 Free Sénégal
  • 652/5348 Intelligence artificielle
  • 216/5348 Editorial
  • 25/5348 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous