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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Octobre > Enseignement technique et formation professionnelle : Le G15 s’ouvre à (…)

Enseignement technique et formation professionnelle : Le G15 s’ouvre à l’enseignement de la géomatique selon la méthode Apc

mardi 12 octobre 2010

Géomatique/Géolocalisation

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont révolutionné tous les domaines de la vie. Et les mutations technologiques suscitées se font sentir jusque dans le secteur de l’éducation où certaines structures de formation cherchent à s’adapter en ouvrant de nouvelles filières.

Depuis son ouverture en 1998, le Centre d’entreprenariat et de développement technique (Cfdt) communément appelé G15, sis à Colobane, fruit d’une coopération réussie Sud-Sud entre l’Inde et le Sénégal, a formé quelque deux mille techniciens supérieurs sénégalais et étrangers dans les filières classiques comme le génie civil et bâtiment public, l’électronique industrielle, le froid climatisation, la maintenance mécanique, la sidérurgie-métallique. Depuis bientôt quatre ans, l’ouverture d’une toute nouvelle filière, à savoir la géomatique, est annoncée, mais n’a pas encore vu le jour faute de moyens, comme l’exige l’Approche par les compétences (Apc), le nouveau bréviaire du ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Mais l’ouverture de la filière géomatique, une discipline qui a vu le jour au Canada il y a trente-cinq ans, sera une réalité dès janvier prochain, comme nous l’a révélé, hier, Abdou Bâ, le directeur du Centre d’entreprenariat et de développement technique.

Dans cette perspective, une dizaine de professeurs de l’école sont en train de subir une formation des formateurs dispensée par des Canadiens. D’autres professionnels aguerris de la géomatique vont aussi intervenir dans la formation des premiers techniciens géomaticiens du Cfdt G15. Sur le plan des équipements, le centre s’est doté de nouveaux matériels informatiques et de six Gps de dernière génération pour pouvoir dérouler les formation selon la méthode Apc. ‘Le hic, de l’approche par les compétences, c’est qu’il faut beaucoup de moyens. C’est-à-dire l’école doit être comme l’entreprise avec des équipements adéquats. C’est pourquoi nous avons mis du temps à démarrer. Aujourd’hui, nous avons les équipements pour démarrer la filière géomatique’, explique le directeur de cet établissement public qui forme des techniciens supérieurs titulaires du baccalauréat scientifique ou technique.

Selon le directeur du G15, ‘l’approche par les compétences est un des axes engagés par la réforme du ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. C’est une rupture par rapport à ce que nous faisions. Tous les nouveaux programmes seront écrits selon cette approche qui veut qu’on soit à l’écoute de l’utilisateur. Donc, cela va certainement résoudre cette lancinante question de la réinsertion et de l’inadéquation entre formation et emploi’.

Seyni Cissé, directeur des études du Centre d’entreprenariat et de développement technique (Cedt) Sénégal - Inde, abonde dans le même sens sur le recours à méthode Apc. ‘Il fallait trouver une méthodologie ; on a choisi la méthode canadienne qui est beaucoup axé sur l’Approche par les compétences (Apc). Donc nous sommes habilités à former les premiers techniciens dans ce domaine qui se trouve être la géomatique’. Avant de préciser que, ‘pour ce faire, nous avons discuté et requis les avis des employeurs utilisateurs des produits de cette formation. Nous avons aussi rencontré les professionnels du milieu pour définir le profil le plus approprié pour exécuter des tâches sur leur lieu de travail. Au bout du processus, nous avons mis en place plusieurs compétences qui devront être appropriées par les auditeurs à l’issue de leur formation ici au centre.

Ce qui devrait donc nous permettre de régler deux problèmes majeurs : de mieux recadrer le profil du sortant d’une part et, d’autre part, de recadrer le profil des professionnels en activité sur le cursus de la formation tant du point de leur implication en tant que formateur et expert qui ont participé à la construction des curricula d’enseignement. Ceci crée une adéquation plus fine entre formation-emploi parce que, dans les filières classiques, on avait l’habitude d’adopter l’approche par objectif. Mais c’était une approche plus générale qui n’identifiait pas des cibles qui devraient refléter l’opérateur ou le professionnel sur son lieu de travail. Et cela a beaucoup pénalisé l’orientation des étudiants dans les structures de formation professionnelle et technique. Mais cela va trouver une solution dans l’approche par les compétences.’

Pourquoi la géomatique ? A cette question, Abdou Bâ, le directeur du centre, revient sur la définition du terme : ‘Etymologiquement, c’est un mot composé qui signifie la géographie appliquée à l’informatique. Elle est un outil de gestion, d’anticipation et de planification de plusieurs données : comme géographiques, informatiques, etc. La géomatique est définie comme une discipline ayant pour objet la gestion des données à référence spatiale et qui fait appel aux sciences et aux technologies reliées à leur acquisition, leur stockage, leur traitement et leur diffusion. En cela, c’est une discipline transversale qui a des applications multiples comme dans l’agriculture, la construction, l’exploitation minière, la gestion des forêts, l’aménagement du territoire, la télédétection, etc. La géomatique est partout’.

Le Canada, pays avancé dans l’enseignement de la géomatique, a beaucoup aidé à la mise en place de cette nouvelle branche au Sénégal. Et, en plus de la coopération canadienne, le laboratoire de géomatique de l’Ucad a beaucoup aidé à monter le programme. Pour un pays comme le Sénégaln l’utilité de faire une telle formation surtout basée sur l’approche par les compétences n’est plus à démontrer, de l’avis de M. Bâ. ‘A titre d’exemple, si on avait fait des études géomatiques, on n’aurait jamais attribué des terrains susceptibles d’être inondés. On aurait su que ces zones-là sont inondables. On peut étudier aussi l’érosion côtière, la démographie, la localisation des bouches d’incendie, les feux de

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