OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2014 > Février 2014 > E-gouvernance : le coup de main de l’Inde à l’Afrique

E-gouvernance : le coup de main de l’Inde à l’Afrique

dimanche 23 février 2014

Transformation digitale

En avant-garde de la gouvernance électronique depuis les années 70, le pays de Gandhi partage son expérience en Afrique à travers plusieurs initiatives dont le Pan-African e-Network.

Au sein de la plus grande démocratie du monde, les dirigeants successifs, qu’ils soient du même bord politique ou non, ont rapidement su tirer avantage de ce que les technologies de l’information et de la communication pouvaient apporter à l’amélioration de la gouvernance locale et globale, mais aussi dans l’offre de service public. Avec 3,3 millions de kilomètres carrés et près de 1,2 milliard d’habitants, associer la technologie et la gestion des affaires publiques est loin d’être un luxe. Dans presque toutes les grandes villes indiennes d’aujourd’hui et depuis près de trois décennies, figurent parmi les grandes priorités : gérer d’importants volumes de dossier sur les transports publics, les naissances de personnes physiques et les créations d’entreprises, la gestion de la salubrité ou encore l’éclairage publique, dont l’ampleur nécessite une intelligence bien plus rapide et plus complexe que celle d’un seul homme ou même de plusieurs.

Même si bon nombre de pays développés ont connu une grande avance dans la gouvernance électronique, l’Inde, qui se positionne parmi les dix premiers du domaine, fait figure d’exemple pour de nombreux pays en développement. Le pays accumule aujourd’hui une longue expérience qui a débuté en 1970 avec la création d’un département de l’informatique. Dans les années 1980, avec l’avènement de l’ordinateur personnel, la plupart des bureaux dans les administrations publiques du pays en étaient pourvus, même si cela ne servait que pour le traitement des textes.

Le Pan-African e-Network

Aujourd’hui, l’Inde partage son expérience avec certains pays africains. C’est en 2004, alors qu’il prononçait un discours lors de la cérémonie inaugurale du Parlement panafricain, que le Dr A. P. J. Abdul Kalam, ancien président de l’Inde, a émis l’idée de connecter tous les pays d’Afrique via le satellite et la fibre optique. Le but initial de l’initiative était de connecter les dirigeants africains, afin qu’ils puissent faire face aux défis de l’enseignement ou de la santé, bénéficier de la vidéo-conférence et des autres valeurs ajoutées. Suivant cette volonté exprimée, le ministre indien des Affaires étrangères va lancer le programme e-Network, qui s’appelle aujourd’hui Pan-African e-Network.

Ce réseau s’étend aujourd’hui, selon des informations disponibles sur le site du projet, dans 48 pays en Afrique qui ont signé un accord en vue de participer au processus. Une architecture unique gère ces relations et transite par un satellite qui met en liaison une des universités indiennes et une ou plusieurs universités africaines. Ainsi la formation en ligne permet aujourd’hui à deux organisations régionales africaines des grandes universités, en plus de l’Afrique centrale couverte par le Cameroun, d’être reliées au concentrateur et d’atteindre 53 classes virtuelles. Il s’agit de la Makerere University en Ouganda et de la Kwame Nkrumah University of Science and Technology du Ghana.

Parti d’une simple idée, le projet Pan-African e-Network est aujourd’hui la manifestation la plus visible du gouvernement indien sur le continent africain, à travers un réseau de services d’éducation et de soins de santé. Dans la pensée de ses précurseurs, son but était de connecter à travers le continent africain 53 centres d’apprentissage, 53 hôpitaux, cinq universités régionales et cinq hôpitaux régionaux. Le projet a pour mission d’aider l’Afrique dans le renforcement des capacités à travers un enseignement de qualité, grâce au concours des meilleures universités indiennes. L’autre volet du projet consiste en une coopération en matière de santé, par une facilitation des consultations entre les malades africains et des spécialistes basés en Inde.

Le projet, qui a été élaboré pour un coût global de 117 millions $, est piloté par le Ministère indien des affaires extérieures. TCIL (Telecommunication Consultants India Ltd) a été désignée comme l’agence d’exécution, chargée de livrer le service clé en main. Son rôle est de concevoir le réseau, d’acquérir et d’installer l’équipement, ainsi que de fournir un soutien pendant cinq ans après la mise en service du réseau dans les pays respectifs, entre autres.

« L’Inde a contribué à hauteur de 2,165 milliards FCFA » selon Bruno Koné, ministre ivoirien en charge des TIC« Il faut préciser que ce projet (Pan African E-Network, ndlr), initié par l’Inde, comprend un réseau de télécommunications reliant les 53 Etats de l’Union africaine (UA) entre eux, et ces Etats avec l’Inde, en vue de fournir des services de télé-éducation, ou e-éducation, de télémédecine, ou e-santé, et de communication diplomatique. Pour sa mise en œuvre, l’Inde a équipé chacun des Etats africains de trois sites, dont un site de télé-éducation, un site de télémédecine et un site de communication diplomatique. Ainsi, pour ce qui concerne la Côte d’Ivoire, nous évaluons la contribution de l’Inde sur ce projet, pour les cinq ans de 2009 à 2014, à 2,165 milliards FCFA, incluant le coût des équipements, la bande passante, l’ingénierie et le personnel d’appui.A ce jour, deux des sites, à savoir le site de l’e-éducation, installé à l’Ecole Nationale Supérieure (ENS), et celui de l’e-santé, installé au CHU de Yopougon, fonctionnent normalement, et à partir du site de l’ENS, et à travers ce réseau, une trentaine d’étudiants ivoiriens prennent des cours à distance dans des universités indiennes. Le site de communication diplomatique, précédemment installé au Ministère des affaires étrangères, ayant été complètement pillé au cours de la crise postélectorale de 2010, une procédure est en cours pour le rétablir. C’est donc un projet important dans notre dispositif de vulgarisation des TIC, qui permettra à nos projets e-éducation et e-santé de s’ouvrir plus facilement vers l’international. »Propos recueillis par B-O.D. in RTN 62

Beaugas-Orain Djoyum, pour le magazine Réseau Telecom n°67

(Source : Agence Ecofin, 23 février 2014)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4499/5483 Régulation des télécoms
  • 358/5483 Télécentres/Cybercentres
  • 3610/5483 Economie numérique
  • 1852/5483 Politique nationale
  • 5076/5483 Fintech
  • 550/5483 Noms de domaine
  • 2010/5483 Produits et services
  • 1502/5483 Faits divers/Contentieux
  • 755/5483 Nouveau site web
  • 5483/5483 Infrastructures
  • 1945/5483 TIC pour l’éducation
  • 189/5483 Recherche
  • 247/5483 Projet
  • 4152/5483 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1996/5483 Sonatel/Orange
  • 1625/5483 Licences de télécommunications
  • 285/5483 Sudatel/Expresso
  • 1018/5483 Régulation des médias
  • 1360/5483 Applications
  • 1482/5483 Mouvements sociaux
  • 1722/5483 Données personnelles
  • 144/5483 Big Data/Données ouvertes
  • 619/5483 Mouvement consumériste
  • 367/5483 Médias
  • 666/5483 Appels internationaux entrants
  • 1681/5483 Formation
  • 106/5483 Logiciel libre
  • 2419/5483 Politiques africaines
  • 1084/5483 Fiscalité
  • 174/5483 Art et culture
  • 589/5483 Genre
  • 1876/5483 Point de vue
  • 1087/5483 Commerce électronique
  • 1502/5483 Manifestation
  • 326/5483 Presse en ligne
  • 125/5483 Piratage
  • 219/5483 Téléservices
  • 1021/5483 Biométrie/Identité numérique
  • 351/5483 Environnement/Santé
  • 559/5483 Législation/Réglementation
  • 363/5483 Gouvernance
  • 1839/5483 Portrait/Entretien
  • 147/5483 Radio
  • 768/5483 TIC pour la santé
  • 282/5483 Propriété intellectuelle
  • 60/5483 Langues/Localisation
  • 1118/5483 Médias/Réseaux sociaux
  • 2107/5483 Téléphonie
  • 194/5483 Désengagement de l’Etat
  • 1032/5483 Internet
  • 121/5483 Collectivités locales
  • 419/5483 Dédouanement électronique
  • 1379/5483 Usages et comportements
  • 1034/5483 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 566/5483 Audiovisuel
  • 3538/5483 Transformation digitale
  • 405/5483 Affaire Global Voice
  • 346/5483 Géomatique/Géolocalisation
  • 403/5483 Service universel
  • 694/5483 Sentel/Tigo
  • 180/5483 Vie politique
  • 1808/5483 Distinction/Nomination
  • 38/5483 Handicapés
  • 700/5483 Enseignement à distance
  • 855/5483 Contenus numériques
  • 591/5483 Gestion de l’ARTP
  • 183/5483 Radios communautaires
  • 2001/5483 Qualité de service
  • 603/5483 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5483 SMSI
  • 558/5483 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2818/5483 Innovation/Entreprenariat
  • 1541/5483 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5483 Internet des objets
  • 192/5483 Free Sénégal
  • 916/5483 Intelligence artificielle
  • 200/5483 Editorial
  • 11/5483 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5483 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous