OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Avril 2017 > e-CFA : la BCEAO se débarrasse-t-elle d’un concurrent ?

e-CFA : la BCEAO se débarrasse-t-elle d’un concurrent ?

jeudi 27 avril 2017

Fintech

Le refus opposé par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest à la monnaie virtuelle dénommée e-CFA relève d’une « mauvaise interprétation », a estimé un économiste qui considère ce type de monnaie comme source d’une meilleure inclusion financière.

Ce refus vis-à-vis de l’implantation d’une monnaie complémentaire, n’est pas une première en Afrique de l’ouest francophone. En 2015, une autre monnaie complémentaire, le Sen, promu par une entreprise sénégalaise a été interdite de circulation.

« C’est une incompréhension, une mauvaise interprétation de ce que cela (la monnaie virtuelle) représente » a soutenu, Abdourahmane Sarr dans un entretien exclusif avec Ouestafnews. Selon cet économiste, il est important de comprendre que le e-CFA ou le Sen constituent des « représentation de valeur et non une monnaie officielle ».

Début avril 2017, la BCEAO a marqué son désaccord et pris ses distances avec le e-CFA, dont le projet est soutenu par la Banque régionale des marchés (BRM) en partenariat avec la start-up irlandaise, e-CurrencyMint Limited.

« C’est une dénomination consacrée, un pouvoir régalien des Etats de l’Union qui a été conféré à la BCEAO. Aucune monnaie ne peut concurrencer le franc CFA dans l’Union en prenant sa dénomination et en créant une confusion », a déclaré dans un communiqué, Akuwa Azoma, la directrice des systèmes et moyens de paiements de la BCEAO.

Selon elle, l’appellation « CFA » ne doit pas être utilisée aussi librement et l’émission de cette monnaie relève exclusivement de la Banque centrale. A en croire, M. Sarr, le e-CFA est à ranger dans la catégorie des monnaies dites « complémentaires », autrement dit un vaste groupe de monnaies conçus pour être utilisé en combinaison avec les monnaies officielles.

« Pouvant être acheté avec une devise nationale standard, ces monnaies complémentaires fonctionnent comme un moyen d’échange à part entière en dehors du cadre national du cours légal », précise l’économiste.

Source d’inclusion financière

« Les monnaies (complémentaires) permettent de réaliser des transactions qui ne se feraient pas dans la monnaie officielle. Elles favorisent la fixation et la relocalisation de l’activité économique », écrit le chercheur Phillipe Herlin, auteur d’un ouvrage sur la question.

On compte aujourd’hui, plus de 5000 monnaies complémentaires physiques comme numériques dans le monde. Beaucoup d’observateurs les considèrent comme un moyen pour les masses de se réapproprier un outil qui jusque-là est du ressort exclusif des banques d’émission.

Selon Abdourahmane Sarr, la généralisation de ce type de monnaie peut permettre l’inclusion financière d’une majorité d’Africains exclus du système traditionnel. Ceci grâce à la constitution d’un fond commun d’investissement qui peut accompagner le développement local en lieu et place d’une intervention de l’Etat.

Sécurité et gap numérique

Les monnaies complémentaires se déclinent en deux versions, numérique comme par exemple le e-CFA ou physique comme le BanglaPesa au Kenya. Selon les spécialistes comme Abdourahmane Sarr, en Afrique, la version virtuelle de la monnaie se heurte à l’obstacle du gap numérique avec notamment 80% de la population africaine n’ayant pas accès à internet.

Outre le gap numérique, les monnaies locales restent adossées aux monnaies officielles de leur pays. Partageant par conséquent les mêmes risques. De ce fait, en cas de crise et qu’une monnaie officielle perdait de sa valeur, la monnaie complémentaire, la perdrait également.

Autre faille relevée par l’économiste Charles Sannat, réside dans le fait que les monnaies complémentaires ne permettent aucune épargne dans le temps car étant de nature « fondante ». Autrement dit, « leur valeur décroît avec le temps, une fois un délai de trois mois passé », explique Charles Sannat, qui précise que dans ces conditions, il est impossible de garder des valeurs chez soi pour les coups durs.

(Source : Ouestaf, 27 avril 2017)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4519/5196 Régulation des télécoms
  • 351/5196 Télécentres/Cybercentres
  • 3430/5196 Economie numérique
  • 1861/5196 Politique nationale
  • 5093/5196 Fintech
  • 532/5196 Noms de domaine
  • 2080/5196 Produits et services
  • 1539/5196 Faits divers/Contentieux
  • 804/5196 Nouveau site web
  • 5196/5196 Infrastructures
  • 1802/5196 TIC pour l’éducation
  • 190/5196 Recherche
  • 253/5196 Projet
  • 3538/5196 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1887/5196 Sonatel/Orange
  • 1655/5196 Licences de télécommunications
  • 283/5196 Sudatel/Expresso
  • 1024/5196 Régulation des médias
  • 1297/5196 Applications
  • 1081/5196 Mouvements sociaux
  • 1686/5196 Données personnelles
  • 147/5196 Big Data/Données ouvertes
  • 604/5196 Mouvement consumériste
  • 366/5196 Médias
  • 654/5196 Appels internationaux entrants
  • 1712/5196 Formation
  • 97/5196 Logiciel libre
  • 2144/5196 Politiques africaines
  • 1016/5196 Fiscalité
  • 172/5196 Art et culture
  • 614/5196 Genre
  • 2036/5196 Point de vue
  • 1048/5196 Commerce électronique
  • 1513/5196 Manifestation
  • 324/5196 Presse en ligne
  • 124/5196 Piratage
  • 211/5196 Téléservices
  • 1008/5196 Biométrie/Identité numérique
  • 326/5196 Environnement/Santé
  • 366/5196 Législation/Réglementation
  • 368/5196 Gouvernance
  • 1831/5196 Portrait/Entretien
  • 144/5196 Radio
  • 791/5196 TIC pour la santé
  • 283/5196 Propriété intellectuelle
  • 58/5196 Langues/Localisation
  • 1101/5196 Médias/Réseaux sociaux
  • 2093/5196 Téléphonie
  • 191/5196 Désengagement de l’Etat
  • 1057/5196 Internet
  • 115/5196 Collectivités locales
  • 424/5196 Dédouanement électronique
  • 1180/5196 Usages et comportements
  • 1046/5196 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 556/5196 Audiovisuel
  • 3347/5196 Transformation digitale
  • 383/5196 Affaire Global Voice
  • 180/5196 Géomatique/Géolocalisation
  • 333/5196 Service universel
  • 679/5196 Sentel/Tigo
  • 174/5196 Vie politique
  • 1687/5196 Distinction/Nomination
  • 36/5196 Handicapés
  • 713/5196 Enseignement à distance
  • 734/5196 Contenus numériques
  • 586/5196 Gestion de l’ARTP
  • 178/5196 Radios communautaires
  • 1827/5196 Qualité de service
  • 458/5196 Privatisation/Libéralisation
  • 140/5196 SMSI
  • 488/5196 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2811/5196 Innovation/Entreprenariat
  • 1365/5196 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5196 Internet des objets
  • 171/5196 Free Sénégal
  • 878/5196 Intelligence artificielle
  • 201/5196 Editorial
  • 10/5196 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5196 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous