OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Août > Dysfonctionnements du système Gaïndé : Les entreprises se plaignent (…)

Dysfonctionnements du système Gaïndé : Les entreprises se plaignent d’endosser des surcoûts élevés

mercredi 10 août 2011

Dédouanement électronique

La migration vers le système « Gaïndé 2010 » a occasionné un certain nombre de dysfonctionnements dans le dédouanement et les opérations connexes. Ce qui a négativement impacté sur les entreprises sénégalaises, qui endossent des surcoûts élevés.

Dans sa détermination à moderniser le système de dédouanement à travers son « système Gaïndé 2010 », la douane s’est heurtée à des dysfonctionnements sérieux. Et même si les informaticiens des soldats de l’économie ont promis de juguler ces dysfonctionnements d’ici à fin août, cette situation aura cependant irrité les industriels sénégalais.

« Allongement des délais et augmentation des coûts, c’est vrai. Et cela a une incidence grave parce que ça bloque les procédures de transfert pour régler les fournisseurs à l’étranger et ça c’est très grave. Quand vous travaillez 10 à 15 ans avec lui, il vous fait confiance. Et subitement, les acomptes ne viennent pas. Parce que vous ne pouvez pas faire d’acompte sans déclaration de douane », a souligné Christian Bass du Syndicat professionnel de l’industrie et des mines du Sénégal (Spids), hier, lors de la journée de concertation du Conseil national du patronat. Une rencontre à laquelle étaient présents Baïdy Agne, président du Cnp et la plus haute autorité de la douane, M. Matar Cissé. Et M. Bass ajoutera que « les sorties d’entrepôts fictifs ont été bloquées. Cela veut dire que les exportations tout simplement ont été bloquées. Et tout cela veut dire perte de marchés, inflation sur le marché national. Et c’est le consommateur au final qui paie. Si votre activité est bloquée, vous perdez 40%, ça va se traduire par un licenciement. Tout cela pour dire que c’est quelque chose de très grave ».

Mais ce qui révolte M. Bass, c’est que « les opérateurs de la chaîne en profitent pour faire de l’argent » alors que « le magasinage, les surestaries, si tout marchait bien, devaient être à budget zéro, ce qui n’est actuellement pas le cas ».

Et Baïdy Agne qui parlait de « surenchère » s’est lui-même demandé « comment accepter que l’opérateur économique supporte les coûts additionnels des opérateurs de transport maritime et de dédouanement, alors qu’il subit déjà un préjudice pour service non fourni dans les délais ? ». Il sera suivi par Sohaïbou Guèye, du Groupement économique du Sénégal (Ges), qui dira : « Ce qui me paraît moins évident, c’est la question de l’imputabilité du manque à gagner occasionné aux entreprises. Cette question reste en suspens. La question n’a pas été réglée ». Et « la question des surestaries, des délais que nous estimons courts, nous occasionne des surcoûts qu’il faut quelque part prendre en compte », insiste-t-il. Il formulera ensuite ses attentes et celles de ses camarades par rapport à « Gaïndé 2010 » : « Des attentes relativement à la productivité et à la rentabilité de nos entreprises. Mais nous ne l’attendons pas simplement sous l’angle d’engranger quelques points sur le classement du Doing Business, ou sous l’angle d’augmenter les recettes du Trésor public ». Le représentant de Métal Afrique, M. Jaber, dira ouvertement : « Pour Dp Word, on n’a pas eu pratiquement de réduction. Nous avons eu à payer tous le magasinage qu’il y a eu. Alors que la Direction de la douane leur a demandé de faciliter le magasinage aux industriels, car elles ne sont pas à l’origine des dysfonctionnements du système Gaïndé ». Le représentant de Dp World se défendra en rétorquant que « Dubaï Ports World n’a pas essayé de faire de l’argent sur cette situation dramatique ».

Baïdy Agne analysera que ces dysfonctionnements auront bel et bien un impact sur l’économie. Car « si nous n’arrivons pas à faire les déclarations nécessaires pour permettre à l’industrie sénégalaise de faire des exportations, ce coût-là pour notre économie globale est un coût élevé qu’il faut apprécier », tout en louant cependant la volonté de la douane de vouloir moderniser le système.

Des recettes exceptionnelles de 45 milliards malgré les dysfonctionnement

Le Directeur Général de la Douane, Mamadou Makhtar Cissé a hier expliqué que « les dysfonctionnements touchent les sorties d’entrepôts », mais pas toutes les opérations. Et avec les dysfonctionnements de l’outil informatique, c’est l’option manuelle qui a été privilégiée. Et c’est ce qui explique même les recettes positives des derniers mois, en dehors de toutes attentes. « L’informatique est un outil très performant. Mais s’il n’existe pas on doit pouvoir traiter les dossiers et sortir les marchandises du port. Ce qui explique qu’au mois de juin, au plus fort de la crise, que nous ayons pu, malgré tous les dysfonctionnements, collecter des recettes d’un niveau de 43 milliards. Parce que les procédures manuelles ont fonctionné, les chèques ont été consignés. Nous avons collecté 45 milliards alors que l’Etat en attendait 43 » a-t-il indiqué pour répondre à Baïdy Agne qui s’étonnait, que « la Douane ait fait des recettes exceptionnelles pendant les dysfonctionnements ». Et à l’en croire, « les difficultés concernent les opérations qui n’impactent pas sur les recettes ». Par exemple, « la compétitivité des entreprises qui exportent parce que c’est les procédures les plus compliquées à informatiser ». Et M. Cissé qui souligne qu’il reste trois points à régler sur le manifeste pour que le système revienne à la normale, d’ajouter que « si nous ne déployons pas cet outil, la plateforme de Dakar ne sera jamais une plateforme moderne ». Il dira même, que si la migration était à refaire, il le referait.

Youssouf Sané

(Source : Le Populaire, 10 août 2011)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4540/5037 Régulation des télécoms
  • 354/5037 Télécentres/Cybercentres
  • 3497/5037 Economie numérique
  • 1839/5037 Politique nationale
  • 5037/5037 Fintech
  • 546/5037 Noms de domaine
  • 1934/5037 Produits et services
  • 1478/5037 Faits divers/Contentieux
  • 813/5037 Nouveau site web
  • 5001/5037 Infrastructures
  • 1773/5037 TIC pour l’éducation
  • 196/5037 Recherche
  • 254/5037 Projet
  • 3326/5037 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1854/5037 Sonatel/Orange
  • 1627/5037 Licences de télécommunications
  • 281/5037 Sudatel/Expresso
  • 1026/5037 Régulation des médias
  • 1291/5037 Applications
  • 1065/5037 Mouvements sociaux
  • 1651/5037 Données personnelles
  • 140/5037 Big Data/Données ouvertes
  • 618/5037 Mouvement consumériste
  • 364/5037 Médias
  • 660/5037 Appels internationaux entrants
  • 1638/5037 Formation
  • 98/5037 Logiciel libre
  • 2067/5037 Politiques africaines
  • 1017/5037 Fiscalité
  • 170/5037 Art et culture
  • 596/5037 Genre
  • 1864/5037 Point de vue
  • 1064/5037 Commerce électronique
  • 1487/5037 Manifestation
  • 334/5037 Presse en ligne
  • 127/5037 Piratage
  • 207/5037 Téléservices
  • 939/5037 Biométrie/Identité numérique
  • 309/5037 Environnement/Santé
  • 348/5037 Législation/Réglementation
  • 368/5037 Gouvernance
  • 1804/5037 Portrait/Entretien
  • 146/5037 Radio
  • 769/5037 TIC pour la santé
  • 287/5037 Propriété intellectuelle
  • 60/5037 Langues/Localisation
  • 1097/5037 Médias/Réseaux sociaux
  • 2001/5037 Téléphonie
  • 193/5037 Désengagement de l’Etat
  • 1043/5037 Internet
  • 117/5037 Collectivités locales
  • 416/5037 Dédouanement électronique
  • 1153/5037 Usages et comportements
  • 1052/5037 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 564/5037 Audiovisuel
  • 3236/5037 Transformation digitale
  • 386/5037 Affaire Global Voice
  • 163/5037 Géomatique/Géolocalisation
  • 330/5037 Service universel
  • 670/5037 Sentel/Tigo
  • 179/5037 Vie politique
  • 1570/5037 Distinction/Nomination
  • 34/5037 Handicapés
  • 719/5037 Enseignement à distance
  • 715/5037 Contenus numériques
  • 599/5037 Gestion de l’ARTP
  • 182/5037 Radios communautaires
  • 1838/5037 Qualité de service
  • 452/5037 Privatisation/Libéralisation
  • 136/5037 SMSI
  • 488/5037 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2730/5037 Innovation/Entreprenariat
  • 1364/5037 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5037 Internet des objets
  • 172/5037 Free Sénégal
  • 657/5037 Intelligence artificielle
  • 287/5037 Editorial
  • 11/5037 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5037 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous