OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Septembre > Drapeau « Sudatel » : la règle des quatre appuis

Drapeau « Sudatel » : la règle des quatre appuis

mercredi 22 septembre 2010

Faits divers/Contentieux

Quand l’un des journalistes les plus réputés du pays est traîné à la barre du tribunal pour diffamation par un proche du président de la république, de surcroît fils du ministre de la Justice, la zen attitude n’a plus sa place. La diffamation est un concept juridique désignant le fait de tenir des propos portant atteinte à l’honneur d’une personne physique ou morale. La plupart du temps, il ne peut y avoir de diffamation que si l’accusation est appuyée par des contre-vérités.

Le procès du journaliste Abdou Latif Coulibaly/Thierno Ousmane Sy, conseiller spécial du président de la République en Tic, qui a duré, mardi 14 septembre, douze heures d’horloge, a été mis en délibéré le 16 novembre prochain. Le tribunal dira si oui ou non la partie civile a eu raison de s’être senti diffamé dans la transaction qui a permis à Sudatel d’obtenir une licence de téléphonie mobile au Sénégal.

Quelle que soit l’issue du procès, le mal est déjà fait. Le ver est dans le fruit. En tout cas, il y a déjà un verdict qui a été rendu, pas celui des augustes magistrats, mais celui, plus terrible de l’opinion publique, ce composé de folies, de sagesses, de sentiments faux, de sentiments justes, d’obstination et, surtout de paragraphes dans les journaux.

Devant ce tribunal-là, les accusateurs sont assis par terre ; ils sont allés, comme qui dirait, au-delà des quatre appuis autorisés en lutte sénégalaise. Il est vrai que le journaliste a effectué un véritable travail de sape en se faisant inviter par un jury populaire composé d’organisations de la société civile qui l’ont lavé avec un détergent dont la publicité peut se résumer en ceci : « soyez contre Wade et vous serez blanchi par la clameur populaire ! » On peut toujours épiloguer sur l’honnêteté de la démarche, mais le résultat est là : avant donc l’entame du « vrai » procès, Abdou Latif Coulibaly, avec le soutien de l’opposition politique et de mouvements « citoyens », a gagné une première manche. Finalement, le procès s’est mué en celui de la bonne gouvernance.

Il a même semblé que la partie civile était l’accusée, alors que l’homme de médias, « preux chevalier de la bonne gouvernance », ainsi que l’a présenté l’un de ses conseils, avait parfois les allures de l’accusateur. Un embrouillamini qui a fait oublier l’essentiel. Y a-t-il eu enrichissement personnel ? L’honneur de Thierno Ousmane Sy a-t-il été atteint ? Le piment de l’affaire est que l’écurie du plaignant, « la galaxie wadienne », traîne trop de casseroles. D’où le glissement subtil qui s’est opéré lors des débats.

Face à une opinion publique composée de Sénégalais exsangues, névrosés par la crise économique et sociale, avide de coupables à conduire au bûcher, la farandole des milliards sous le régime de Wade a été un bonus pour le journaliste, soutenu, il est vrai, par l’ensemble de ses confrères, à quelques nuances près... De plaignant, Thierno Ousmane Sy s’est retrouvé, du moins selon ce que la clameur a rendu, dans la situation de celui qui devait rendre compte.

Or, en matière de diffamation, la charge de la preuve revient à celui qui a remis en cause la probité d’un tiers. En définitive, cette affaire est l’un des dégâts collatéraux de la propension du régime à tomber dans les rets de scandales financiers en tous genres. Quelque part, ce procès était aussi celui de tous ces milliards dont les Sénégalais entendent parler, et qui ravivent leur sentiment d’être les dindons d’une grande farce.

Les faits : L’hebdomadaire « La Gazette », dirigé par Abdou Latif Coulibaly, avait affirmé que « des étrangers en association avec des nationaux très haut placés dans les structures de l’Etat s’étaient partagé 40 millions de dollars » de commissions, en 2007, dans le cadre de la vente d’une licence de téléphonie au groupe soudanais Sudatel. Puis « La gazette » avait annoncé, en une, que Thierno Ousmane Sy était parmi les Sénégalais « identifiés comme étant au centre du scandale ».

L’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats du Sénégal, Me Mame Adama Guèye, l’un des conseils du journaliste, a résumé l’esprit de la défense : « Abdou Latif Coulibaly et ses deux co-accusés n’ont jamais dit que TOS avait bénéficié des largesses des Soudanais, mais qu’il a été au cœur des transactions. » Il en est de l’esprit comme de la musique ; plus on l’entend, plus on exige de subtiles nuances.

Si Abdou Latif Coulibaly est condamné, déjà que le Sénégal est dans le collimateur d’une organisation influente comme Amnesty International, tout ce que le monde compte comme défenseurs de « la liberté de la presse » va organiser un concert de rock-métallique au plan international pour dénigrer le régime de Wade ; mais si jamais il venait à gagner son procès, alors là, que de conséquences à en tirer ! A tous les coups, le journaliste aura réussi son pari : faire ouvrir les yeux de l’opinion publique nationale et internationale sur les pratiques en cours au Sénégal, notamment à propos de l’enrichissement illicite de pontes du régime. Un régime qui, dans ce combat, est allé au-delà des quatre appuis. Il est carrément assis sur ses muscles fessiers.

Malheureusement, la presse sénégalaise, n’a pas su aller au-delà des débats d’audience du tribunal de Dakar. La défense a présenté des échanges de mails entre TOS et un certain Kéba Keinde, intermédiaire dans la transaction, déjà connu pour avoir conseillé un autre opérateur, Celtel, dans l’attribution de la troisième licence de téléphonie mobile au Sénégal. Il est dommage que des enquêtes de la presse n’aient pas permis d’en savoir plus. Normal, c’est l’un des rares journaliste-enquêteurs (sans vouloir ne vexer personne) qui faisait face au tribunal.

Qui est Kéba Keinde ? Camarade d’école du plaignant, Kéba Keinde est une grosse tête (Prépa - Grande école française - Ingénieur télécoms), issue de la bourgeoisie dakaroise. Au début des années 90, avec un groupe d’amis, il avait crée un groupe de musique, « SAF », et sorti un tube qui avait fait fureur à

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4531/5660 Régulation des télécoms
  • 354/5660 Télécentres/Cybercentres
  • 3676/5660 Economie numérique
  • 1898/5660 Politique nationale
  • 5097/5660 Fintech
  • 558/5660 Noms de domaine
  • 2033/5660 Produits et services
  • 1550/5660 Faits divers/Contentieux
  • 762/5660 Nouveau site web
  • 5660/5660 Infrastructures
  • 2017/5660 TIC pour l’éducation
  • 192/5660 Recherche
  • 254/5660 Projet
  • 4241/5660 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2028/5660 Sonatel/Orange
  • 1666/5660 Licences de télécommunications
  • 291/5660 Sudatel/Expresso
  • 1044/5660 Régulation des médias
  • 1381/5660 Applications
  • 1600/5660 Mouvements sociaux
  • 1743/5660 Données personnelles
  • 149/5660 Big Data/Données ouvertes
  • 631/5660 Mouvement consumériste
  • 369/5660 Médias
  • 682/5660 Appels internationaux entrants
  • 1715/5660 Formation
  • 96/5660 Logiciel libre
  • 2404/5660 Politiques africaines
  • 1096/5660 Fiscalité
  • 172/5660 Art et culture
  • 595/5660 Genre
  • 1972/5660 Point de vue
  • 1087/5660 Commerce électronique
  • 1506/5660 Manifestation
  • 326/5660 Presse en ligne
  • 125/5660 Piratage
  • 226/5660 Téléservices
  • 1030/5660 Biométrie/Identité numérique
  • 385/5660 Environnement/Santé
  • 560/5660 Législation/Réglementation
  • 371/5660 Gouvernance
  • 1865/5660 Portrait/Entretien
  • 144/5660 Radio
  • 778/5660 TIC pour la santé
  • 290/5660 Propriété intellectuelle
  • 61/5660 Langues/Localisation
  • 1134/5660 Médias/Réseaux sociaux
  • 2150/5660 Téléphonie
  • 193/5660 Désengagement de l’Etat
  • 1064/5660 Internet
  • 121/5660 Collectivités locales
  • 421/5660 Dédouanement électronique
  • 1412/5660 Usages et comportements
  • 1077/5660 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 574/5660 Audiovisuel
  • 3629/5660 Transformation digitale
  • 408/5660 Affaire Global Voice
  • 358/5660 Géomatique/Géolocalisation
  • 394/5660 Service universel
  • 718/5660 Sentel/Tigo
  • 183/5660 Vie politique
  • 1869/5660 Distinction/Nomination
  • 35/5660 Handicapés
  • 730/5660 Enseignement à distance
  • 898/5660 Contenus numériques
  • 601/5660 Gestion de l’ARTP
  • 183/5660 Radios communautaires
  • 2071/5660 Qualité de service
  • 622/5660 Privatisation/Libéralisation
  • 138/5660 SMSI
  • 562/5660 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2843/5660 Innovation/Entreprenariat
  • 1584/5660 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5660 Internet des objets
  • 174/5660 Free Sénégal
  • 984/5660 Intelligence artificielle
  • 202/5660 Editorial
  • 10/5660 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5660 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous