OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2023 > Avril 2023 > Données personnelles au Sénégal : Des insuffisances par rapport à la (…)

Données personnelles au Sénégal : Des insuffisances par rapport à la non-maîtrise des usages relevées

vendredi 28 avril 2023

Données personnelles

Un rapport intitulé ‘’Renforcer la protection des données personnelles en Afrique : vers un système harmonisé et efficient’’ est partagé par le Laboratoire d’analyse des sociétés et pouvoirs/Afrique-Diasporas (Laspad) de l’université Gaston Berger. Il révèle des insuffisances par rapport à la non-maîtrise des usages des données personnelles, à la qualité de la norme ou encore à la performance des institutions de mise en œuvre du cadre juridique.

Déceler les risques non pris en charge par le cadre juridique et institutionnel en vigueur, en matière de protection des données personnelles. C’est tout le sens d’un rapport consacré au Sénégal et intitulé ‘’Renforcer la protection des données personnelles en Afrique : vers un système harmonisé et efficient’’. Partagé par le Laboratoire d’analyse des sociétés et pouvoirs/Afrique-Diasporas (Laspad) de l’université Gaston Berger, il révèle des insuffisances par rapport à la non-maîtrise des usages des données personnelles, à la qualité de la norme ou encore à la performance des institutions de mise en œuvre du cadre juridique, tout en relevant les opportunités.

En effet, par le biais du ministère des Télécommunications, le Sénégal est en train de mettre en place une stratégie nationale sur l’intelligence artificielle (IA) dont l’objectif est de réguler les algorithmes. Au regard de l’intérêt suscité par l’IA, des rencontres et des études transdisciplinaires regroupant mathématiciens, politiques, juristes, sociologues, etc., esquissent une cartographie des prérequis pour l’utilisation adéquate et sûre de l’intelligence artificielle.

Déjà, la société civile alerte sur la nécessaire articulation entre le cadre juridique de l’intelligence artificielle et celui relatif aux données personnelles.

Il faut néanmoins souligner que l’opérationnalité des diverses applications de l’IA au Sénégal sera tributaire d’un égal accès au marché de la donnée, aujourd’hui dominée par les géants dits Gafam, d’après les auteurs du rapport.

‘’Cela postule la nécessité d’une modération des plateformes en vue de contrecarrer les monopoles, la capacité des petites plateformes nationales étant inhibée par celle des Gafam. Si on ajoute à cette situation le fait que le potentiel économique des Gafam leur donne la capacité de désorganiser le marché en leur faveur, il est important que l’État du Sénégal prenne des initiatives propres à porter le débat sur cette problématique au niveau de l’UA. Cela permettra de résoudre deux séries de problèmes : la position dominante des Gafam et le contrôle de leurs activités de collecte de données personnelles dans le cadre de l’économie de la donnée et de l’intelligence artificielle’’, indique le rapport.

Dans un tel contexte de développement de la culture et des usages numériques, selon les auteurs de l’étude, le gouvernement du Sénégal, en concertation avec les différentes parties prenantes, devrait adapter le cadre juridique sénégalais en vue de tirer le meilleur parti du secteur de la donnée et de la donnée personnelle.

Recommandations

À ce titre, six principales préconisations sont formulées pour remédier aux insuffisances notées. Ces recommandations invitent, d’abord, à repenser le phénomène. Là, il s’agit de concevoir la donnée personnelle en tant que composante de la donnée. À ce jour, le Sénégal ne dispose pas de cadre juridique de régulation des données en général. Cela constitue, dans une certaine mesure, un facteur d’insécurité juridique pour les entreprises du secteur de l’économie de la donnée, en particulier les start-up désireuses d’investir dans ce domaine. Repenser le phénomène, c’est aussi procéder à une typologie opératoire des données (données essentielles, données critiques, données de souveraineté). Cela constitue la suite logique de l’élargissement du champ de compréhension du phénomène. En saisissant la donnée personnelle comme sous-ensemble de la donnée, il est possible de catégoriser les données suivant leur nature et les enjeux qui s’y rattachent. Cette première recommandation invite en également à analyser la donnée comme enjeu de souveraineté ; et à intégrer la cybersécurité dans la régulation de la donnée. Le futur cadre juridique de la cybersécurité devrait être mis en corrélation avec le droit de la donnée et des données personnelles.

Une autre recommandation consiste à repenser les usages. Il est question de garantir la sécurité individuelle et collective (infrastructures de données, données essentielles) : il s’agit de mettre en avant la sécurité technique et juridique des données et ainsi permettre de maîtriser les risques conformément à la recommandation. Il est aussi recommandé d’élargir et d’améliorer la protection normative ; d’améliorer le cadre de régulation institutionnelle en prenant en compte l’Agenda 2063 et la vision 2050 de la CEDEAO, de mettre en place des cadres formels de coopération intergouvernementale ; de faciliter le partage d’informations et d’expériences, ainsi que les actions concertées entre tous les acteurs intervenant en matière de protection des données à caractère personnel ; de mettre en place un index de sécurité technique et de protection juridique des données, entre autres.

Notion de donnée personnelle

Il est important de noter qu’au plan juridique, la donnée personnelle désigne toute information relative à une personne physique identifiée ou identifiable directement ou indirectement, par référence à un numéro d’identification ou à un ou plusieurs éléments, propres à son identité physique, physiologique, génétique, psychique, culturelle, sociale ou économique, etc. À ce titre, la donnée personnelle est d’abord un élément d’identification de la personne au plan physique, biologique, génétique, social et culturel, etc.

Selon l’importance des enjeux et risques qu’ils cristallisent, la loi sénégalaise opère une distinction entre les données sensibles et les données non sensibles. Sont classées données sensibles, toutes les données à caractère personnel relatives aux opinions ou activités religieuse, philosophique, politique, syndicale, à la vie sexuelle ou raciale, à la santé, aux mesures d’ordre social, aux poursuites, aux sanctions pénales ou administratives (pour plus de détails, voir infra, le contenu du cadre juridique. Au plan politique, deux niveaux d’analyse peuvent mettre en exergue les usages et perceptions des données personnelles.

D’abord, la gestion adéquate de ces données peut aider à atteindre l’objectif de transparence dans la gouvernance publique en général et dans la conduite du processus électoral en particulier. Au chapitre de la gouvernance publique, la mise en œuvre de l’obligation de redevabilité par les acteurs politiques, critère essentiel de mesure de la démocratie, implique la fourniture d’informations aux citoyens, en particulier les informations sur la gouvernance économique, administrative, politique, environnementale, etc., et la protection effective de leurs droits fondamentaux. Par exemple, en matière de gouvernance minière, avec le concours des règles et principes de l’ITIE, et dans le but de maîtriser les bénéficiaires effectifs des entreprises minières, les données collectées peuvent aider à instaurer la transparence et la redevabilité.

C’est le même postulat de l’instauration d’un niveau de transparence dans la gouvernance économique qui justifie la collecte de l’information économique et financière de toutes les entreprises par le truchement du RCCM et de la Centif. Ensuite, dans le cadre électoral spécifiquement, la contribution des données personnelles à l’efficience du processus est sans conteste.

Babacar Sy Sèye

(Source : Enquête, 28 avril 2023)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4541/5470 Régulation des télécoms
  • 358/5470 Télécentres/Cybercentres
  • 3438/5470 Economie numérique
  • 1851/5470 Politique nationale
  • 5470/5470 Fintech
  • 525/5470 Noms de domaine
  • 2191/5470 Produits et services
  • 1478/5470 Faits divers/Contentieux
  • 751/5470 Nouveau site web
  • 5455/5470 Infrastructures
  • 1767/5470 TIC pour l’éducation
  • 191/5470 Recherche
  • 247/5470 Projet
  • 3421/5470 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2284/5470 Sonatel/Orange
  • 1639/5470 Licences de télécommunications
  • 279/5470 Sudatel/Expresso
  • 1027/5470 Régulation des médias
  • 1354/5470 Applications
  • 1066/5470 Mouvements sociaux
  • 1663/5470 Données personnelles
  • 128/5470 Big Data/Données ouvertes
  • 603/5470 Mouvement consumériste
  • 365/5470 Médias
  • 650/5470 Appels internationaux entrants
  • 1692/5470 Formation
  • 97/5470 Logiciel libre
  • 2561/5470 Politiques africaines
  • 1002/5470 Fiscalité
  • 170/5470 Art et culture
  • 593/5470 Genre
  • 1722/5470 Point de vue
  • 1023/5470 Commerce électronique
  • 1487/5470 Manifestation
  • 323/5470 Presse en ligne
  • 124/5470 Piratage
  • 210/5470 Téléservices
  • 994/5470 Biométrie/Identité numérique
  • 314/5470 Environnement/Santé
  • 343/5470 Législation/Réglementation
  • 363/5470 Gouvernance
  • 1818/5470 Portrait/Entretien
  • 148/5470 Radio
  • 860/5470 TIC pour la santé
  • 284/5470 Propriété intellectuelle
  • 58/5470 Langues/Localisation
  • 1102/5470 Médias/Réseaux sociaux
  • 2015/5470 Téléphonie
  • 191/5470 Désengagement de l’Etat
  • 1108/5470 Internet
  • 128/5470 Collectivités locales
  • 414/5470 Dédouanement électronique
  • 1126/5470 Usages et comportements
  • 1040/5470 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 566/5470 Audiovisuel
  • 3487/5470 Transformation digitale
  • 388/5470 Affaire Global Voice
  • 156/5470 Géomatique/Géolocalisation
  • 322/5470 Service universel
  • 669/5470 Sentel/Tigo
  • 176/5470 Vie politique
  • 1654/5470 Distinction/Nomination
  • 34/5470 Handicapés
  • 712/5470 Enseignement à distance
  • 689/5470 Contenus numériques
  • 592/5470 Gestion de l’ARTP
  • 179/5470 Radios communautaires
  • 1812/5470 Qualité de service
  • 440/5470 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5470 SMSI
  • 479/5470 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2726/5470 Innovation/Entreprenariat
  • 1365/5470 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5470 Internet des objets
  • 172/5470 Free Sénégal
  • 749/5470 Intelligence artificielle
  • 200/5470 Editorial
  • 4/5470 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5470 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous