OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2020 > Disruption bancaire

Disruption bancaire

jeudi 30 juillet 2020

Point de vue

Nsia et Orange ont décidé de conjuguer leurs efforts pour conquérir de nouveaux débouchés et poursuivre leur dynamique d’expansion en lançant Orange bank Africa (Oba). Ces deux mastodontes, leaders dans leurs domaines d’expertises respectifs, les assurances et les télécommunications, viennent ainsi de poser un nouveau jalon devant conduire à une véritable transformation du système bancaire ouest africain. Ils bousculent les codes classiques de l’univers bancaire et entendent imprimer une nouvelle touche dans ce secteur si concurrentiel et évolutif. Ces deux firmes viennent ainsi concrétiser un vieux projet. L’arrivée de la banque orange a fait naître des fantasmes et suscité l’espoir au sein des usagers de la banque. Oba serait-elle un établissement financier de plus ou va-t-elle révolutionner le secteur ? Au regard des produits annoncés dans le portefeuille de services, l’on présume une rupture dans l’offre.

Cette nouvelle banque ambitionne de proposer aux clients une offre de crédit et d’épargne simple et accessible à tout moment depuis son mobile. Elle entend également répondre aux besoins d’une grande partie de la population, souvent exclue du monde bancaire classique, en lui permettant d’emprunter ou d’épargner de faibles montants essentiels pour son quotidien. Bref, les deux pontes visent à devenir l’acteur de référence de l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, face à l’avancée fulgurante des services du numérique, à l’émergence d’une classe moyenne, à l’exigence plus accentuée des consommateurs en qualité de services, réfléchir à de nouveaux types de produits plus innovants et accessibles devient un impératif. Qu’il s’agisse des secteurs des assurances, des finances ou des télécommunications, l’usager semble insatiable et aspire toujours à découvrir une nouveauté. C’est pourquoi l’avènement d’une banque orange vient étancher cette soif des consommateurs. D’éternels insatisfaits !

Le choix de la Côte d’Ivoire pour abriter la première institution est loin d’être fortuit. D’abord, c’est le siège du géant des assureurs, Nsia ; et ensuite, elle est la première puissance économique de l’Uemoa et la 3ème de l’espace Cedeao. Autant de facteurs qui font de ce pays la porte d’entrée du projet du duo Nsia-Orange. Et ces derniers ne comptent guère s’en arrêter en si bon chemin. Inévitablement, le Sénégal, deuxième puissance économique de l’Union, sera la prochaine cible pour l’installation de l’Oba, si l’on se réfère à la vision prospective et conquérante des promoteurs de ce projet qui souhaitent se déployer à la place de Dakar à partir de 2021. L’avertissement est donc lancé aux acteurs du système bancaire et des institutions de microfinance du Sénégal. Ils devront faire face à un nouvel acteur qui entend prendre toute sa place dans l’environnement bancaire avec ses palettes d’innovations en bandoulière.

Les 26 banques et 4 établissements financiers que compte le Sénégal resteront-ils les bras croisés face à la grande offensive d’Orange bank Africa (Oba) ? Quoi qu’il en soit, une réadaptation au contexte de l’émergence de la finance digitale s’impose à ces établissements classiques qui essaient, tant bien que mal, de suivre les tendances. La disruption, qui fait référence aux perturbations et transformations digitales, poursuit son expansion dans le milieu bancaire et des finances.

L’implantation d’Oba au Sénégal et le développement fulgurant des Fintech vont certainement redéfinir les cartes dans l’environnement bancaire, le système de la microfinance et le secteur des transferts d’argent au Sénégal. La création de ce modèle de banque laisse apparaitre deux préoccupations à prendre en considération. D’abord, l’on s’interroge sur l’avenir des structures de transferts d’argent qui utilisent la plateforme des opérateurs de téléphonie mobile et d’internet pour réaliser leurs transactions. Malmenés et poussés jusque dans leurs derniers retranchements par d’autres acteurs du marché, ces opérateurs devront désormais se battre pour résister à la grande offensive de Nsia et d’Orange.

L’autre interrogation porte sur le futur des institutions de microfinance qui seront contraintes à partager avec l’Oba le marché sénégalais. Cette préoccupation est d’autant plus fondée que le Pdg de Nsia, Jean Kacou Diagou, avertit : « Les institutions de microfinance ont plus à craindre d’Oba que les banques classiques parce que nous n’avons pas les mêmes cibles ». Le message est clair. Qu’on se le tienne pour dit, les Sfd doivent se retrousser les manches pour batailler dur afin de préserver leurs parts de marché à défaut de les accroître. Oba s’investira sans doute pour capter cette frange importante de la population exclue du système bancaire classique grâce à l’utilisation plateformes numériques. C’est pour dire que de chaudes empoignades se profilent à l’horizon dans le paysage bancaire sénégalais, surtout avec l’arrivée prochaine de la banque postale au Sénégal. Aux dernières informations, le groupe La Poste travaillait à obtenir son agrément auprès de la Bceao et les autorisations nécessaires pour pouvoir faire du crédit.

Abdou Diaw

(Source : Facebook, 30 juillet 2020)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2183/2512 Régulation des télécoms
  • 173/2512 Télécentres/Cybercentres
  • 1672/2512 Economie numérique
  • 893/2512 Politique nationale
  • 2411/2512 Fintech
  • 260/2512 Noms de domaine
  • 994/2512 Produits et services
  • 728/2512 Faits divers/Contentieux
  • 378/2512 Nouveau site web
  • 2512/2512 Infrastructures
  • 859/2512 TIC pour l’éducation
  • 94/2512 Recherche
  • 121/2512 Projet
  • 1633/2512 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 908/2512 Sonatel/Orange
  • 796/2512 Licences de télécommunications
  • 139/2512 Sudatel/Expresso
  • 517/2512 Régulation des médias
  • 665/2512 Applications
  • 525/2512 Mouvements sociaux
  • 809/2512 Données personnelles
  • 70/2512 Big Data/Données ouvertes
  • 297/2512 Mouvement consumériste
  • 196/2512 Médias
  • 329/2512 Appels internationaux entrants
  • 805/2512 Formation
  • 47/2512 Logiciel libre
  • 1010/2512 Politiques africaines
  • 492/2512 Fiscalité
  • 84/2512 Art et culture
  • 290/2512 Genre
  • 867/2512 Point de vue
  • 507/2512 Commerce électronique
  • 733/2512 Manifestation
  • 159/2512 Presse en ligne
  • 62/2512 Piratage
  • 102/2512 Téléservices
  • 468/2512 Biométrie/Identité numérique
  • 155/2512 Environnement/Santé
  • 169/2512 Législation/Réglementation
  • 178/2512 Gouvernance
  • 885/2512 Portrait/Entretien
  • 72/2512 Radio
  • 385/2512 TIC pour la santé
  • 139/2512 Propriété intellectuelle
  • 30/2512 Langues/Localisation
  • 535/2512 Médias/Réseaux sociaux
  • 974/2512 Téléphonie
  • 96/2512 Désengagement de l’Etat
  • 528/2512 Internet
  • 57/2512 Collectivités locales
  • 204/2512 Dédouanement électronique
  • 571/2512 Usages et comportements
  • 514/2512 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 275/2512 Audiovisuel
  • 1576/2512 Transformation digitale
  • 191/2512 Affaire Global Voice
  • 80/2512 Géomatique/Géolocalisation
  • 161/2512 Service universel
  • 330/2512 Sentel/Tigo
  • 87/2512 Vie politique
  • 781/2512 Distinction/Nomination
  • 17/2512 Handicapés
  • 348/2512 Enseignement à distance
  • 355/2512 Contenus numériques
  • 309/2512 Gestion de l’ARTP
  • 106/2512 Radios communautaires
  • 881/2512 Qualité de service
  • 221/2512 Privatisation/Libéralisation
  • 66/2512 SMSI
  • 241/2512 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1358/2512 Innovation/Entreprenariat
  • 670/2512 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2512 Internet des objets
  • 85/2512 Free Sénégal
  • 333/2512 Intelligence artificielle
  • 97/2512 Editorial
  • 13/2512 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2512 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous