OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Août > Derrière l’affaire Global Voice : La Sonatel ne veut pas être une mangeoire

Derrière l’affaire Global Voice : La Sonatel ne veut pas être une mangeoire

mercredi 11 août 2010

Affaire Global Voice

La Sonatel est l’une des dernières niches d’argent frais parmi les entreprises prospères où l’Etat dispose encore de parts dans le capital, fut-il minoritaire. Les télécommunications, entraînées par l’accroissement de la part des services dans l’économie, sont devenues une des locomotives de la création de richesses nationales. Aussi intéresse t-elles forcément l’Etat !

Pourquoi avec le gouvernement libéral actuel, beaucoup d’entreprises à participation publique majoritaire de l’Etat, éprouvent-elles tant de difficultés ? Il faut en effet s’interroger sur la nature des relations que le pouvoir entretient avec ces sociétés même si, ce n’est pas une nouveauté dans ce pays. D’ailleurs, les records battus dans ce domaine par le régime socialiste, sont encore frais dans les mémoires.

Dans ce paysage de désolation, la SONATEL fait figure d’exception. C’est la plus belle satisfaction économique et sénégalaise de ces vingt dernières années. Sa privatisation reste un cas d’école. L’ouverture de son capital à France Telecom, à des privés sénégalais, à des petits porteurs et, surtout, à ses travailleurs, l’ont mis sur les rails et lui imposé de respecter les règles de toute entreprise de grande envergure, dans un système libéral à outrance.

Dans la logique du réussir ou périr, la Sonatel est allée plus loin : elle a trouvé une sorte d’élixir de vie qui lui permet de voir venir, fruit d’un savant dosage entre ses activités au Sénégal et ses activités à l’international. La Sonatel n’est plus l’Office des Postes et Télécommunications (OPT). Grâce à de lourds investissements, elle s’est raccordée à deux câbles sous-marins transatlantiques qui l’ont aidé à se positionner durablement comme le hub sous-régional de référence en matière de télécommunications internationales.

Entreprise innovante, aidée, il est vrai par la position monopolistique qui lui avait été accordée, elle est au fil des ans, devenue un label côté en bourse. La Sonatel (qui comprend la maison-mère basée au Sénégal et des filiales implantées au Mali, en Guinée et en Guinée-Bissau) a réalisé en fin d’exercice 2009, un résultat net consolidé provisoire de 185 milliards de F CFA (104 milliards pour le Sénégal et 81 milliards pour les filiales). Elle est à ce titre, un très gros contributeur fiscal dans les pays où elle exerce ces activités et après chaque exercice, elle donne des dividendes substantiels à ses actionnaires, gros ou petits porteurs. Ainsi l’état du Sénégal a reçu en 2009, 125 milliards de la SONATEL (85 milliards au titres des impôts et taxes et 40 milliards au titre des dividendes).

Toujours selon les chiffres rendus publics par le géant de la rue Wagane Diouf et certifiés par les cabinets Garecgo (membre du réseau Eura-Audit) et Racine (membre d’Ernest&Young) en leur qualité de commissaires aux comptes, le niveau d’endettement du groupe est très bas, sa capacité d’autofinancement sur fonds propres, élevée.

Avec ses propres ressources SONATEL investit tous les ans des montants colossaux pour le développement des télécommunications au Sénégal (84 milliards en 2007, 79 milliards en 2008, 61 milliards en 2009. Elle est devenue une industrie... Sa logique capitalistique poussée à l’extrême, avec l’annonce de résultats nets jugés colossaux, a fini par lui donner l’image, comme le soutiennent ses détracteurs, d’un Etat dans l’Etat. La Sonatel est en réalité jugée puissante. Ses résultats nets publiés sont parfois qualifiés d’indécents. Les liquidités de l’entreprise attirent les convoitises dans un contexte de rareté de la ressource financière pour l’Etat.

Le festin était terminé

Le président Wade qui a coutume de dire qu’il n’a pas de pétrole, ni de diamant, encore moins d’uranium, ne peut être indifférent à cette manne financière que génère la Sonatel. A son arrivée au pouvoir, les grandes industries manufacturières étaient entre les mains de puissants intérêts étrangers. La Pêche ? Lui-même avait dénoncé le pillage des ressources halieutiques par ses prédécesseurs avec, en point d’orgue, l’affaire des « licences de pêche russes ». Ce n’est donc pas surprenant que le secteur des télécommunications soit un domaine à « contrôler ».

Pourtant, l’entreprise a versé à l’Etat du Sénégal 137 milliards en 2008. Arrivé au pouvoir, il a constaté que la privatisation de l’OPT, entamée depuis 1987, alors que le pays était sous la coupe réglée des institutions de Bretton-Woods, avait donné naissance à une belle aventure avec un opérateur stratégique et une expertise locale mise en valeur. C’était trop tard donc pour les libéraux en ce qui concerne la Sonatel

Tigo, label de Millicom, est alors mis sous les feux de la rampe car sa licence lui a été accordée sous le régime socialiste. Bradée par les socialistes, diront les libéraux. D’ailleurs, les tractations pour le renouvellement de la licence Tigo, ont fait grand bruit. Le ministre Karim Wade et le conseil Tics du chef de l’Etat, Thierno Ousmane Sy d’un côté ; le journal « Business Insider » et le journaliste américain Laurence Delavigne de l’autre sont ainsi en procès, les derniers accusant les premiers d’avoir voulu faire chanter les responsables de Millicom pour le renouvellement de leur licence, « obtenue à vil prix » sous le régime du président Diouf.

Grosso modo, dans le lourd dossier des télécommunications téléphoniques, surtout mobiles et des services annexes, le « festin » était terminé. D’où toute la mobilisation du chef de l’Etat pour accorder la troisième licence de téléphonie à Sudatel sous le label « Expresso ». Là aussi, les accusations volent. Un procès oppose actuellement le journaliste Abdou Latif Coulibaly au même Ousmane Sy, fils de l’actuel ministre de la Justice. Motif ? Le directeur de « La Gazette » accuse le conseiller du chef de l’Etat d’avoir touché des commissions, supposée condition aux soudanais pour venir s’installer au Sénégal.

Mais la Sonatel est une affaire trop juteuse pour être laissé

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4644/5161 Régulation des télécoms
  • 362/5161 Télécentres/Cybercentres
  • 3651/5161 Economie numérique
  • 1874/5161 Politique nationale
  • 4969/5161 Fintech
  • 548/5161 Noms de domaine
  • 2773/5161 Produits et services
  • 1526/5161 Faits divers/Contentieux
  • 776/5161 Nouveau site web
  • 5161/5161 Infrastructures
  • 1705/5161 TIC pour l’éducation
  • 192/5161 Recherche
  • 255/5161 Projet
  • 4180/5161 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1822/5161 Sonatel/Orange
  • 1640/5161 Licences de télécommunications
  • 289/5161 Sudatel/Expresso
  • 1013/5161 Régulation des médias
  • 1342/5161 Applications
  • 1103/5161 Mouvements sociaux
  • 1737/5161 Données personnelles
  • 135/5161 Big Data/Données ouvertes
  • 616/5161 Mouvement consumériste
  • 374/5161 Médias
  • 658/5161 Appels internationaux entrants
  • 1837/5161 Formation
  • 100/5161 Logiciel libre
  • 2219/5161 Politiques africaines
  • 1015/5161 Fiscalité
  • 170/5161 Art et culture
  • 606/5161 Genre
  • 1858/5161 Point de vue
  • 1039/5161 Commerce électronique
  • 1500/5161 Manifestation
  • 343/5161 Presse en ligne
  • 139/5161 Piratage
  • 213/5161 Téléservices
  • 968/5161 Biométrie/Identité numérique
  • 309/5161 Environnement/Santé
  • 379/5161 Législation/Réglementation
  • 415/5161 Gouvernance
  • 1920/5161 Portrait/Entretien
  • 158/5161 Radio
  • 858/5161 TIC pour la santé
  • 306/5161 Propriété intellectuelle
  • 61/5161 Langues/Localisation
  • 1104/5161 Médias/Réseaux sociaux
  • 2059/5161 Téléphonie
  • 206/5161 Désengagement de l’Etat
  • 1037/5161 Internet
  • 123/5161 Collectivités locales
  • 508/5161 Dédouanement électronique
  • 1226/5161 Usages et comportements
  • 1066/5161 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 582/5161 Audiovisuel
  • 3236/5161 Transformation digitale
  • 395/5161 Affaire Global Voice
  • 161/5161 Géomatique/Géolocalisation
  • 340/5161 Service universel
  • 703/5161 Sentel/Tigo
  • 190/5161 Vie politique
  • 1633/5161 Distinction/Nomination
  • 38/5161 Handicapés
  • 729/5161 Enseignement à distance
  • 738/5161 Contenus numériques
  • 623/5161 Gestion de l’ARTP
  • 183/5161 Radios communautaires
  • 1889/5161 Qualité de service
  • 450/5161 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5161 SMSI
  • 481/5161 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2749/5161 Innovation/Entreprenariat
  • 1364/5161 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5161 Internet des objets
  • 177/5161 Free Sénégal
  • 677/5161 Intelligence artificielle
  • 214/5161 Editorial
  • 26/5161 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous