OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Janvier 2017 > Déchets électroniques et électromenagers : Diomaye Dieng fait l’inventaire (…)

Déchets électroniques et électromenagers : Diomaye Dieng fait l’inventaire des opportunités et des dangers

lundi 23 janvier 2017

Environnement/Santé

Le chercheur Diomaye Dieng a démontré que les déchets électroniques et électroménagers sont une source de création de richesses et d’emplois. Mais, ils peuvent être à l’origine de nombreuses maladies comme le cancer, les perturbations endocriniennes et les avortements. Tout compte fait, des Sénégalais qui sont dans ce créneau ignorent qu’ils sont exposés à ces conséquences néfastes. Ils se tuent à petit feu. Ce travail de recherche a été validé par un jury pluridisciplinaire lors d’une soutenance publique à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

L’Afrique risque d’être la décharge des déchets électroniques et électroménagers. C’est une problématique pour le continent, engagé dans une course pour la réduction de la fracture numérique. L’élimination de nos ordinateurs, congélateurs, frigos, ventilateurs, téléphones portables et tablettes désuets reste une équation. Le chercheur Diomaye Dieng vient de cerner les avantages et les inconvénients de ces déchets dans une thèse au titre aguicheur : « Enjeux écotoxicologiques, socio-économiques et environnementaux des déchets d’équipements électriques et électroniques (Deee) au Sénégal ». Ce travail de recherche, mené sous la direction du Pr Cheikh Diop de l’Institut des sciences de l’environnement de l’Ucad, a reçu l’approbation d’un jury pluridisciplinaire.

Pour le chercheur, il ne faudrait pas tout jeter à la poubelle. Car ces déchets renferment des matériaux à forte valeur ajoutée comme l’indium, le palladium, l’or, le cuivre et l’argent. Il est admis que des milliers de personnes font fortune dans le recyclage de ces déchets ou, du moins, gagnent un peu d’argent pour subvenir à leurs besoins les plus essentiels. « La récupération du plastique, des métaux, de l’acier, du fer, de l’aluminium, du plomb, des cartes électroniques…, permet la création de richesses », a reconnu Diomaye Dieng.

Le recyclage des équipements électroniques et électroménagers est porteur de richesses et générateur d’emplois. Dans beaucoup de pays où cette filière est organisée, comme en Tunisie, des jeunes travaillent dans de petites unités ouvertes par des personnes soucieuses de protéger la santé des populations et l’environnement. Les déchets, c’est de l’or.

Mais, ils sont aussi nocifs. Ces équipements sont fabriqués avec des matériels et métaux lourds hautement nuisibles pour la santé et l’environnement.

Perturbation du système nerveux

Le candidat fait référence à l’intoxication au plomb dans le quartier de Ngagne Diaw qui avait causé la mort d’une vingtaine d’enfants à Thiaroye. Le plomb, le mercure et le cadmium sont cancérigènes. Ces métaux peuvent affecter le système nerveux, les reins, le foie et le cœur. « L’incinération des plastiques des Deee produit des dioxines et des furanes qui affectent le système immunitaire et perturbent le développement du système nerveux et la fonction de reproduction », avance M. Dieng qui cite Mukerjee.

L’exposition à des doses élevées au plomb entraîne des troubles dans l’organisme. Le sujet exposé peut souffrir de la restriction du champ visuel, des troubles de la sensibilité, l’ataxie (manque de coordination des gestes), l’altération de la parole, les troubles mentaux légers et la perturbation des réactions chimiques... Les personnes ayant une forte teneur en mercure dans le sang présentent également des anomalies chromosomiques. La liste des conséquences néfastes est loin d’être exhaustive.

Plus dramatique, l’étude a révélé également que beaucoup de recycleurs méconnaissent les risques auxquels ils sont exposés. Sur un échantillon de 274 utilisateurs professionnels interrogés, 67,3% ignorent les impacts tandis que cette proportion est de 87 % pour 43 recycleurs interrogés.

L’enquête ciblée sur un échantillon de 1.504 ménages sur les 1.296.200 que comptait le Sénégal (Ansd, 2006), indique que beaucoup de familles ne sont pas informées des dangers des déchets électroniques. « Plus de la moitié des ménages (59,4 %) ne connait pas les conséquences négatives des Deee sur l’environnement. Nous en voulons juste pour preuve les résultats de l’enquête effectuée au niveau des ménages à Dakar où 62,9 % des enquêtés ignorent les dangers des Deee sur l’environnement »

Une activité en pleine expansion

Au regard de ces données, la gestion de ces déchets pose des défis en termes de sensibilisation et de conscientisation. Le chercheur recommande l’organisation de la filière et la réactualisation des textes régissant le recyclage de ces équipements. D’autant plus que la récupération de ces déchets gagne du terrain sous fond d’ignorance des méfaits. « Dans le cadre de la recherche de matières premières, les ferrailleurs collectent du matériel électrique et électronique qu’ils démantèlent afin de procéder à la vente des composants surtout métalliques.

Les avantages de la récupération et du recyclage sont multiples. Toutefois, si ces opérations ne sont pas soigneusement effectuées, la population et l’environnement s’exposent à des effets nuisibles », mentionne Diomaye Dieng. Aujourd’hui, la bonne organisation des activités de valorisation aiderait les acteurs à gagner mieux leur vie sans hypothéquer leur santé.

Idrissa Sané

(Source : Le Soleil, 23 janvier 2017)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4764/5203 Régulation des télécoms
  • 381/5203 Télécentres/Cybercentres
  • 3410/5203 Economie numérique
  • 1803/5203 Politique nationale
  • 5203/5203 Fintech
  • 620/5203 Noms de domaine
  • 2423/5203 Produits et services
  • 1504/5203 Faits divers/Contentieux
  • 765/5203 Nouveau site web
  • 5080/5203 Infrastructures
  • 1761/5203 TIC pour l’éducation
  • 248/5203 Recherche
  • 250/5203 Projet
  • 3932/5203 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1865/5203 Sonatel/Orange
  • 1650/5203 Licences de télécommunications
  • 288/5203 Sudatel/Expresso
  • 1036/5203 Régulation des médias
  • 1363/5203 Applications
  • 1083/5203 Mouvements sociaux
  • 1934/5203 Données personnelles
  • 250/5203 Big Data/Données ouvertes
  • 610/5203 Mouvement consumériste
  • 370/5203 Médias
  • 659/5203 Appels internationaux entrants
  • 1723/5203 Formation
  • 95/5203 Logiciel libre
  • 2354/5203 Politiques africaines
  • 1106/5203 Fiscalité
  • 168/5203 Art et culture
  • 597/5203 Genre
  • 1879/5203 Point de vue
  • 1122/5203 Commerce électronique
  • 1511/5203 Manifestation
  • 330/5203 Presse en ligne
  • 136/5203 Piratage
  • 208/5203 Téléservices
  • 1137/5203 Biométrie/Identité numérique
  • 314/5203 Environnement/Santé
  • 351/5203 Législation/Réglementation
  • 370/5203 Gouvernance
  • 1994/5203 Portrait/Entretien
  • 152/5203 Radio
  • 783/5203 TIC pour la santé
  • 295/5203 Propriété intellectuelle
  • 64/5203 Langues/Localisation
  • 1128/5203 Médias/Réseaux sociaux
  • 2207/5203 Téléphonie
  • 191/5203 Désengagement de l’Etat
  • 1038/5203 Internet
  • 118/5203 Collectivités locales
  • 467/5203 Dédouanement électronique
  • 1254/5203 Usages et comportements
  • 1071/5203 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 568/5203 Audiovisuel
  • 3992/5203 Transformation digitale
  • 394/5203 Affaire Global Voice
  • 156/5203 Géomatique/Géolocalisation
  • 390/5203 Service universel
  • 674/5203 Sentel/Tigo
  • 187/5203 Vie politique
  • 2062/5203 Distinction/Nomination
  • 34/5203 Handicapés
  • 728/5203 Enseignement à distance
  • 703/5203 Contenus numériques
  • 609/5203 Gestion de l’ARTP
  • 190/5203 Radios communautaires
  • 2285/5203 Qualité de service
  • 499/5203 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5203 SMSI
  • 611/5203 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2792/5203 Innovation/Entreprenariat
  • 1379/5203 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5203 Internet des objets
  • 175/5203 Free Sénégal
  • 963/5203 Intelligence artificielle
  • 198/5203 Editorial
  • 5/5203 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/5203 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous