OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2014 > Février 2014 > Cybercriminalité : pourquoi l’Afrique doit faire face

Cybercriminalité : pourquoi l’Afrique doit faire face

vendredi 21 février 2014

Cybersécurité/Cybercriminalité

L’Afrique doit lutter efficacement contre la cybercriminalité si elle veut tirer tous les bénéfices de l’économie numérique. Mais la menace se développe et nécessite une réponse continentale.

Simple paranoïa ou crainte justifiée ? L’Afrique est-elle sur le point de devenir un eldorado pour la cybercriminalité qui, selon le cabinet d’études Steria, aurait entraîné des pertes financières de 110 milliards d’euros dans le monde pour la seule année 2013 ? À en croire certains rapports plutôt alarmistes, les risques sont réels. Pour au moins trois raisons.

1. L’essor du mobile

En 2014, la principale menace pourrait venir des terminaux mobiles. Formidables vecteurs de la croissance d’internet en Afrique, ceux-ci deviennent, d’année en année, des cibles privilégiées. « Les logiciels malveillants mobiles vont accroître la complexité du paysage des menaces », expliquent, dans une analyse de décembre 2013, Yogi Chandiramani et Tim Stah, chercheurs chez FireEye, une entreprise américaine spécialisée dans la sécurité du web. « Parce que les cybercriminels vont là où sont les clics, on peut s’attendre à voir se développer les attaques visant ces terminaux », ajoutent-ils. De fait, on en compterait déjà plus de 100 000 dans le monde en 2012 visant la technologie Android, selon le site Maghreb Digital.

D’après les chiffres de la Banque Mondiale, le nombre de cartes à puces vendues pour la téléphonie mobile a explosé en Afrique, passant de 16,5 millions en 2000 à plus de 735 millions fin 2012. Mieux : le continent est devenu en 2011, selon l’association des opérateurs GSM dans le monde (GSMA), le premier continent en terme de paiement par mobile avec 80% des opérations recensées. Champion incontesté : le Kenya, qui compte 68% d’utilisateurs ayant indiqué avoir utilisé cette technologie pour envoyer ou recevoir des fonds en 2013, selon une étude du Pew Researsh Center.

« On risque d’avoir de nouvelles méthodes de cybercriminalité », prédit ainsi Adiel Akplogan, directeur général d’Afrinic, ONG et registre régional des adresses IP concernant l’Afrique. « Mais elles vont nécessairement faire réagir les institutions », ajoute-t-il. « Les grandes entreprises du secteur seront attentives et vont sans doute pouvoir faire pression sur les gouvernements ».

2. Un cadre législatif pas encore à la hauteur

Certains pays ont déjà pris des mesures, comme la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Kenya ou encore l’Afrique du Sud. Mais, dans beaucoup d’États, ce n’est toujours pas à l’ordre du jour. « Le problème, c’est que nos pays ont déjà beaucoup de problèmes économiques et que, dans la définition des priorités, la cybercriminalité reste une préoccupation relativement marginale », explique Adiel Akplogan.

Surtout, dans l’ensemble, les initiatives restent isolées les une des autres. En dehors d’une volonté concrète d’uniformisation des législations au niveau de la Cedeao, portée par le Nigeria et la Côte d’Ivoire, l’Union africaine a un temps voulu se saisir du problème avec une proposition de convention sur la cybercriminalité (voir ci-dessous), calquée sur le modèle européen de la convention dite de Budapest, texte de référence en la matière. C’était en 2009. Depuis, le projet est resté au fond des tiroirs.

Pendant ce temps, en trois ans, la Côte d’Ivoire a perdu environ 3,6 milliards de francs CFA, selon les autorités policières ivoiriennes. Au Kenya, le secteur bancaire a quant à lui vu s’évaporer, pour la seule année 2012, 17,5 millions de dollars suite à des actes cybercriminels, d’après une enquête du journal East African, publiée en 2013. Mais cela ne pourrait être qu’un début. Avec les renforcements des connexions, le déploiement de la fibre optique et un cadre juridique pas encore adéquat, les cybercriminels pourraient trouver en Afrique un eldorado juteux pour leur activité.

Mathieu Olivier

(Source : Jeune Afrique, 21 février 2014)

Documents joints

  • draft-convention-cybersecurity.pdf (PDF - 1.8 Mio)
  • draft-convention-cybersecurity-2.pdf (PDF - 1.8 Mio)
  • draft-convention-cybersecurity-3.pdf (PDF - 1.8 Mio)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4398/5002 Régulation des télécoms
  • 355/5002 Télécentres/Cybercentres
  • 3396/5002 Economie numérique
  • 1813/5002 Politique nationale
  • 4995/5002 Fintech
  • 529/5002 Noms de domaine
  • 1873/5002 Produits et services
  • 1482/5002 Faits divers/Contentieux
  • 784/5002 Nouveau site web
  • 5002/5002 Infrastructures
  • 1787/5002 TIC pour l’éducation
  • 193/5002 Recherche
  • 250/5002 Projet
  • 3434/5002 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1806/5002 Sonatel/Orange
  • 1610/5002 Licences de télécommunications
  • 283/5002 Sudatel/Expresso
  • 985/5002 Régulation des médias
  • 1313/5002 Applications
  • 1220/5002 Mouvements sociaux
  • 1728/5002 Données personnelles
  • 126/5002 Big Data/Données ouvertes
  • 597/5002 Mouvement consumériste
  • 368/5002 Médias
  • 653/5002 Appels internationaux entrants
  • 1668/5002 Formation
  • 97/5002 Logiciel libre
  • 1981/5002 Politiques africaines
  • 976/5002 Fiscalité
  • 172/5002 Art et culture
  • 581/5002 Genre
  • 1812/5002 Point de vue
  • 1007/5002 Commerce électronique
  • 1475/5002 Manifestation
  • 321/5002 Presse en ligne
  • 134/5002 Piratage
  • 205/5002 Téléservices
  • 989/5002 Biométrie/Identité numérique
  • 307/5002 Environnement/Santé
  • 343/5002 Législation/Réglementation
  • 380/5002 Gouvernance
  • 1829/5002 Portrait/Entretien
  • 148/5002 Radio
  • 779/5002 TIC pour la santé
  • 279/5002 Propriété intellectuelle
  • 64/5002 Langues/Localisation
  • 1061/5002 Médias/Réseaux sociaux
  • 2037/5002 Téléphonie
  • 192/5002 Désengagement de l’Etat
  • 1023/5002 Internet
  • 114/5002 Collectivités locales
  • 416/5002 Dédouanement électronique
  • 1156/5002 Usages et comportements
  • 1039/5002 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 565/5002 Audiovisuel
  • 3131/5002 Transformation digitale
  • 387/5002 Affaire Global Voice
  • 156/5002 Géomatique/Géolocalisation
  • 320/5002 Service universel
  • 681/5002 Sentel/Tigo
  • 186/5002 Vie politique
  • 1534/5002 Distinction/Nomination
  • 35/5002 Handicapés
  • 695/5002 Enseignement à distance
  • 755/5002 Contenus numériques
  • 601/5002 Gestion de l’ARTP
  • 181/5002 Radios communautaires
  • 1769/5002 Qualité de service
  • 432/5002 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5002 SMSI
  • 461/5002 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2688/5002 Innovation/Entreprenariat
  • 1360/5002 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5002 Internet des objets
  • 173/5002 Free Sénégal
  • 609/5002 Intelligence artificielle
  • 205/5002 Editorial
  • 2/5002 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5002 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous