OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Mai 2017 > Cyber-sécurité : l’UA présente ses recommandations

Cyber-sécurité : l’UA présente ses recommandations

mercredi 31 mai 2017

Cybersécurité/Cybercriminalité

En marge du Sommet africain de l’Internet qui se tient jusqu’au 2 juin à Nairobi, la Commission de l’Union Africaine ainsi que Internet Society, une ONG américaine spécialisée dans la réglementation d’Internet, ont présenté leurs recommandations pour mettre à niveau la cyber-sécurité en Afrique. Détails.

Une feuille de route pour protéger l’infrastructure Internet en Afrique. C’est ce que viennent de dévoiler Internet Society, l’Association américaine qui milite pour le développement des réseaux dans le monde, et la Commission de l’Union africaine, en marge du Sommet africain de l’Internet, qui se déroule jusqu’au 2 juin à Nairobi. Il s’agit de recommandations destinées à aider l’Afrique à créer une infrastructure Internet plus sécurisée et à modifier la façon dont les États membres de l’Union abordent la cyber-sécurité.

Elaborées par un groupe mixte d’experts en sécurité d’infrastructure Internet en Afrique et dans le monde entier, ces consignes devront aider les États membres de l’UA à renforcer la sécurité de leur infrastructure Internet locale sur plusieurs niveaux : régional, national, fournisseur d’accès à Internet (FAI)/opérateur et organisationnel. Le document arrive au moment où les cyber-menaces se multiplient alors que les récentes attaques informatiques globalisées ainsi que les différentes études concernant la cyber-sécurité démontrent explicitement que l’Afrique n’est plus épargnée par ce genre de risques.

Qu’est ce qu’il faut faire ?

Les recommandations formulées par le commission de la UA et Internet Society suggère rappelle l’importance d’un modèle qui engage toutes les parties prenantes et une approche de sécurité collaborative dans la protection de l’infrastructure Internet. Elles proposent quatre principes essentiels à la sécurité de l’infrastructure Internet : sensibilisation, responsabilité, coopération et respect des droits fondamentaux et des propriétés Internet. Elles s’adaptent aussi aux caractéristiques uniques de l’environnement de la cyber-sécurité africaine : une pénurie de ressources humaines qualifiées, ressources limitées (y compris financières) pour les gouvernements et les organisations à allouer pour la cyber-sécurité, niveaux limités de sensibilisation aux questions de cyber-sécurité parmi les parties prenantes, et un manque de sensibilisation aux risques liés à l’utilisation des TIC.

Au niveau des institutions panafricaines, la Commission de l’Union africaine (CUA) et l’ONG américaine recommande de former un Comité de collaboration et de coordination en matière de cyber-sécurité à l’échelle de l’Afrique. Il s’agirait d’un groupe multipartite qui conseillerait les décideurs de la Commission de l’’UA sur les stratégies régionales et le renforcement des capacités. Il agirait également comme un hub pour faciliter le partage de l’information dans toute la région. La CUA est également appelée à s’engager activement dans le processus de renforcement des capacités et le partage des connaissances sur un niveau panafricain.

Au niveau national, ces lignes directives appellent à identifier et à protéger les parties les plus critiques de l’infrastructure Internet. Cela n’est faisable que si les gouvernements nationaux adoptent une approche basée sur les services pour l’identification des points-clés. Les Etats sont également appelés à fluidifier les échanges d’information entre les différentes parties prenantes. Une tâche qui devrait être léguée à une structure nationale multipartite dédiée. Il est également recommandé d’établir et renforcer les centres nationaux d’intervention en matière de sécurité informatique (CSIRT), mais aussi de promouvoir la résilience de l’infrastructure Internet via l’usage des points d’échange Internet (IXP).

Quant aux fournisseurs d’Internet/opérateurs, il leur est recommandé d’établir la sécurité de base. Cela veut dire qu’ils devraient protéger le réseau et les systèmes de noms de domaine, etc. Mais vu que ce sont des pratiques routinières chez la plupart des opérateurs, les recommandations mettent l’accent sur l’établissement et le maintien de la coopération et la collaboration en tant que composante essentielle des solutions de sécurité.

Des mesures insuffisantes, mais constitueraient un grand pas

Si ces recommandations peuvent paraître « basiques », il n’en demeure pas moins que dans beaucoup de pays africains, la plupart des mesures proposées ne sont pas ou rarement appliquées. Il s’agit notamment des organisations chargées de la prévention et la réaction aux menaces et attaques informatiques. Dans la plupart des cas, il s’agit notamment de services rattachés aux ministères de l’Intérieur ou de Défense et qui ne réagissent que contre un certain type d’incident.

Il faut garder aussi à l’esprit qu’un document unique n’est pas suffisant pour fonder le système de cyber-sécurité au niveau continental. Des travaux supplémentaires seront nécessaires pour compléter les lignes directrices par des recommandations spécifiques traitant de problèmes particuliers. Mais cela n’empêche que si ces recommandations sont appliquées par tous les pays africains, cela sera déjà un grand pas vers l’avenir

Mehdi Lahdidi

(Source : La Tribune Afrique, 31 mai 2017)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2664/3157 Régulation des télécoms
  • 235/3157 Télécentres/Cybercentres
  • 2182/3157 Economie numérique
  • 1156/3157 Politique nationale
  • 3091/3157 Fintech
  • 361/3157 Noms de domaine
  • 1432/3157 Produits et services
  • 984/3157 Faits divers/Contentieux
  • 468/3157 Nouveau site web
  • 3157/3157 Infrastructures
  • 1109/3157 TIC pour l’éducation
  • 113/3157 Recherche
  • 140/3157 Projet
  • 2310/3157 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1072/3157 Sonatel/Orange
  • 1001/3157 Licences de télécommunications
  • 179/3157 Sudatel/Expresso
  • 632/3157 Régulation des médias
  • 873/3157 Applications
  • 620/3157 Mouvements sociaux
  • 1053/3157 Données personnelles
  • 73/3157 Big Data/Données ouvertes
  • 369/3157 Mouvement consumériste
  • 228/3157 Médias
  • 398/3157 Appels internationaux entrants
  • 1183/3157 Formation
  • 59/3157 Logiciel libre
  • 1285/3157 Politiques africaines
  • 658/3157 Fiscalité
  • 111/3157 Art et culture
  • 360/3157 Genre
  • 1091/3157 Point de vue
  • 620/3157 Commerce électronique
  • 918/3157 Manifestation
  • 220/3157 Presse en ligne
  • 80/3157 Piratage
  • 134/3157 Téléservices
  • 589/3157 Biométrie/Identité numérique
  • 187/3157 Environnement/Santé
  • 265/3157 Législation/Réglementation
  • 249/3157 Gouvernance
  • 1162/3157 Portrait/Entretien
  • 85/3157 Radio
  • 440/3157 TIC pour la santé
  • 220/3157 Propriété intellectuelle
  • 35/3157 Langues/Localisation
  • 677/3157 Médias/Réseaux sociaux
  • 1274/3157 Téléphonie
  • 121/3157 Désengagement de l’Etat
  • 622/3157 Internet
  • 71/3157 Collectivités locales
  • 312/3157 Dédouanement électronique
  • 789/3157 Usages et comportements
  • 618/3157 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 332/3157 Audiovisuel
  • 1981/3157 Transformation digitale
  • 248/3157 Affaire Global Voice
  • 102/3157 Géomatique/Géolocalisation
  • 210/3157 Service universel
  • 413/3157 Sentel/Tigo
  • 110/3157 Vie politique
  • 948/3157 Distinction/Nomination
  • 24/3157 Handicapés
  • 441/3157 Enseignement à distance
  • 451/3157 Contenus numériques
  • 389/3157 Gestion de l’ARTP
  • 115/3157 Radios communautaires
  • 1211/3157 Qualité de service
  • 266/3157 Privatisation/Libéralisation
  • 82/3157 SMSI
  • 284/3157 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1686/3157 Innovation/Entreprenariat
  • 834/3157 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 26/3157 Internet des objets
  • 105/3157 Free Sénégal
  • 478/3157 Intelligence artificielle
  • 138/3157 Editorial
  • 17/3157 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous