OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2007 > Octobre > Cyber où Sénégalais est persona non grata

Cyber où Sénégalais est persona non grata

lundi 22 octobre 2007

Usages et comportements

Il est connu, et bien connu que nombre d’internautes utilisent mal le moteur de recherches qu’est Internet. Mal, dans la mesure où des pratiques peu orthodoxe, sont la chose la mieux partagée. Et pour cause. Une randonnée qui nous a mené dans certains coins de la capitale, a bien révélé qu’au-delà de la forme et de la manière dont Internet est utilisé, une bonne partie des surfeurs y passent des heures interminables. Au bout du surf, débauche et arnaque. Pour cela, ou pour arriver à leurs fins, il existe bel et bien des cybercafé où les Sénégalais sont déclarés persona non grata. Les gérants n’étant autre que des étrangers, ou propriétaires étrangers, ou simples Sénégalais.

Il est presque 10 heures dans un quartier très calme de Dakar. L’un des principaux cybercafé, les mieux fréquentés, commence à recevoir ses premiers clients. Mais, ils ne peuvent pas prendre un nombre d’heures assez larges, pour la bonne et simple raison que le gérant te signale qu’il a déjà ses abonnés, qui ne devraient pas tarder à arriver. Chose dite, chose faite. À peine une heure après, un groupe de cinq personnes, tous des étrangers, débarquent et saluent le gérant, qui, apparemment, est devenu une connaissance respectée. Après un léger temps de répit, le gérant n’hésita pas à dire, « copain, il faut accélérer, parce que c’est la machine du gars ». Et petit à petit, ils commencèrent à prendre d’assaut le cyber, pour ensuite occuper toutes les machines. Leur principale activité consistant à aller à la recherche de victimes. Utilisant plusieurs facettes, ils vont à la chasse sur le net. Confirmation d’un jeune qui, tous les jours, fréquente ce cyber, au point de bénéficier d’un certain respect de la part de ces internautes d’une autre catégorie. « Moi-même, j’ai du mal à comprendre ce qu’ils font ou recherchent. Tellement qu’ils passent de temps devant les machines, et téléchargent assez souvent des choses bizarres, et très longues. Aussi, et encore très souvent, ils sont tellement contents qu’ils tapent dans les mains. Mais, je suis sûr d’une chose. Ce sont des arnaqueurs, et malheureusement, certaines personnes tombent dans leurs pièges ». Poursuivant ses propos, notre interlocuteur martèle encore, « ils ont également des logiciels. Mais je ne sais pas pour quoi faire ». Mis au parfum, c’est le cap vers d’autres cybercafés se trouvant dans d’autres quartiers. Trois au total, et toujours dans des quartiers très calmes de la capitale. Les gérants, tous, sont des étrangers. Et pas question de chercher à avoir une machine. Arrivés sur les lieux, c’est sans hésiter que nous entrons. L’accueil est assez sobre, avec des regards méfiants. D’autres ont même préféré réduire leur fenêtre. Avec un sourire au coin de la bouche, le gérant hocha la tête, histoire de nous demander ce que nous voulions. Bien sûr, une machine pour surfer. Avec un fort accent, il nous fît comprendre que toutes les machines étaient occupées ou déjà réservées. Bizarre. Peut-on attendre ? Réponse négative. Même topo, dans presque tous les cybercafés que nous avions repérés. Même jusqu’à des heures tardives dans la soirée. Le Sénégalais y est tout simplement déclaré persona non grata. À défaut, impossible de prendre plus d’une heure. Sinon, faut-il les intégrer au point de nouer avec le gérant étranger ou Sénégalais un certain contrat de confiance. Et après enquête auprès de certains jeunes, à l’unanimité, c’est l’arnaque au bout du ...surf.

Abdoulaye Mbow

(Source : L’Office, 22 octobre 2007)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4547/5496 Régulation des télécoms
  • 352/5496 Télécentres/Cybercentres
  • 3451/5496 Economie numérique
  • 1857/5496 Politique nationale
  • 5496/5496 Fintech
  • 534/5496 Noms de domaine
  • 2231/5496 Produits et services
  • 1483/5496 Faits divers/Contentieux
  • 748/5496 Nouveau site web
  • 5480/5496 Infrastructures
  • 1764/5496 TIC pour l’éducation
  • 204/5496 Recherche
  • 245/5496 Projet
  • 3427/5496 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2293/5496 Sonatel/Orange
  • 1644/5496 Licences de télécommunications
  • 279/5496 Sudatel/Expresso
  • 1026/5496 Régulation des médias
  • 1395/5496 Applications
  • 1071/5496 Mouvements sociaux
  • 1664/5496 Données personnelles
  • 128/5496 Big Data/Données ouvertes
  • 601/5496 Mouvement consumériste
  • 368/5496 Médias
  • 647/5496 Appels internationaux entrants
  • 1696/5496 Formation
  • 106/5496 Logiciel libre
  • 2560/5496 Politiques africaines
  • 1006/5496 Fiscalité
  • 182/5496 Art et culture
  • 592/5496 Genre
  • 1749/5496 Point de vue
  • 1032/5496 Commerce électronique
  • 1503/5496 Manifestation
  • 325/5496 Presse en ligne
  • 128/5496 Piratage
  • 207/5496 Téléservices
  • 988/5496 Biométrie/Identité numérique
  • 313/5496 Environnement/Santé
  • 342/5496 Législation/Réglementation
  • 373/5496 Gouvernance
  • 1819/5496 Portrait/Entretien
  • 149/5496 Radio
  • 846/5496 TIC pour la santé
  • 283/5496 Propriété intellectuelle
  • 58/5496 Langues/Localisation
  • 1107/5496 Médias/Réseaux sociaux
  • 2039/5496 Téléphonie
  • 205/5496 Désengagement de l’Etat
  • 1119/5496 Internet
  • 117/5496 Collectivités locales
  • 465/5496 Dédouanement électronique
  • 1144/5496 Usages et comportements
  • 1040/5496 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 564/5496 Audiovisuel
  • 3496/5496 Transformation digitale
  • 389/5496 Affaire Global Voice
  • 157/5496 Géomatique/Géolocalisation
  • 324/5496 Service universel
  • 677/5496 Sentel/Tigo
  • 178/5496 Vie politique
  • 1665/5496 Distinction/Nomination
  • 39/5496 Handicapés
  • 717/5496 Enseignement à distance
  • 698/5496 Contenus numériques
  • 591/5496 Gestion de l’ARTP
  • 179/5496 Radios communautaires
  • 1815/5496 Qualité de service
  • 438/5496 Privatisation/Libéralisation
  • 150/5496 SMSI
  • 482/5496 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2732/5496 Innovation/Entreprenariat
  • 1370/5496 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5496 Internet des objets
  • 181/5496 Free Sénégal
  • 747/5496 Intelligence artificielle
  • 200/5496 Editorial
  • 4/5496 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5496 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous