OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2021 > Novembre 2021 > Côte d’Ivoire : Comment Orange Money va fermer Wave

Côte d’Ivoire : Comment Orange Money va fermer Wave

mardi 16 novembre 2021

Fintech

En Côte d’Ivoire, Wave, le nouvel opérateur dans les services de Mobile Money, trouble le sommeil d’ Orange Money. La riposte s’organise.

Orange Money : Wave Côte d’Ivoire comme Free en France ?
Orange Money, leader dans le transfert d’argent via la téléphonie mobile au Sénégal et en Côte d’Ivoire, fait face à une agressive concurrence. L’agrume bénéficiait jusqu’ici d’une grosse notoriété en Côte d’Ivoire avec Orange Money, une alternative au compte bancaire et à la manipulation de cash. À Abidjan et dans les autres villes ivoiriennes, les populations utilisent pour 48,3% d’entre elles le système Mobile Money de la firme française pour transférer de l’argent ou comme moyen de paiement. Forcément, le leader ne peut qu’être mis en difficulté lorsque Wave débarque avec ses grosses opérations de séduction.

Reconnaissons que le Pingouin ne lésine pas sur les moyens pour s’offrir des parts de marché en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Par son offre de transfert de fonds, la fintech fondée par les deux Américains Drew Durbin et Lincoln Quirk a séduit les Ivoiriens habitués aux tarifs élevés d’ Orange Money dans les paiements ou transactions via Mobile Money. Ce n’est cependant pas la première fois qu’ Orange se fait autant bousculer dans son domaine par un concurrent.

En France, Free lui a déjà fait le coup avec son offre unique de 14,99€ qui donnaient droit à des appels et internet en illimité. Si les premières années ont été difficiles pour Orange, SFR et Bouygues, l’expérience et la maitrise du terrain a permis à Orange de reprendre et consolider sa position de leader dans la téléphonie mobile dans l’hexagone. Orange Money Côte d’Ivoire et Sénégal appliqueront la même recette pour reléguer Wave au second plan.

Quand l’ARTCI vote le « renforcement de la concurrence »

L’Autorité de Régulation des Télécommunications de Côte D’Ivoire (ARTCI) encourage cette concurrence. Elle s’est refusé de trancher en affirmant qu’elle « n’intervient pas dans des services financiers fournis par les entreprises émettrices de monnaie électronique, et encore moins dans la tarification desdits services ». L’ARTCI s’est même réjoui de la « dynamique concurrentielle sur ce marché qui concourt efficacement à l’inclusion financière » des populations « dans un contexte marqué par la lutte contre la cherté de la vie et le retour progressif à la normale suite à l’incertitude créée par la pandémie de la Covid-19 ».

Avec cette entrée fracassante de Wave sur le marché ivoirien et la volonté de laisser faire des autorités, la population qui apprécie la nouvelle ambiance, espère la poursuite des hostilités entre opérateurs. Cette concurrence allège déjà ses charges sur le service de transfert d’argent. De la Côte d’Ivoire au Sénégal, l’opérateur français de Mobile Money faisait la pluie et le beau temps. Orange qui peut revendiquer une certaine solidité ne peut désormais plus dormir sur ses lauriers.

Cette entreprise s’est longtemps frotté les mains sur le dos de citoyens trop prudents pour faire confiance à des entités inconnues lorsqu’elles doivent envoyer de l’argent ou retirer de l’argent qu’elles reçoivent. Avec Wave, la donne change forcément puisque le risque de perdre des parts de marché oblige Orange Money à réduire ses profits par des offres alléchantes. Même si pour certains Ivoiriens cette soudaine générosité d’Orange vient un peu tard, les nouvelles promotions lancées ces derniers jours par Orange Money lui permettent déjà de stopper la perte de clients.

Les péchés d’Orange qui profitent à Wave

S’attaquer à une entreprise aussi bien implantée dans un pays comme la Côte d’Ivoire, recommande d’avoir des reins solides. Wave a su trouver la bonne porte pour entrer en Côte d’Ivoire, notamment en jouant sur les erreurs de longue date du leader. Avec son compte sans frais de dépôt ou retrait, la fintech américaine connait un grand succès pour ses débuts en territoire ivoirien. La start-up a attiré plus de regards d’Ivoiriens avec son offre de transferts d’argent à seulement 1% et le paiement de factures sans frais.

Dès que Wave a pu donner des gages de simplicité dans l’utilisation de son application, qui par ailleurs sécurise les fonds de ses clients, plusieurs abonnés ont tourné dos à Orange Money. Si dans un premier temps l’entreprise française a tenté d’ignorer le nouveau venu, la menace a finalement été prise très au sérieux. La riposte se prépare et à un très haut niveau.

Orange va appliquer à Wave sa stratégie française contre Free

Wave veut surfer sur son succès pour lancer d’autres produits, mais aura visiblement du mal à « passer aux choses sérieuses » comme annoncées dans ses communications sur les réseaux sociaux. Comme au Sénégal, le leader des télécoms devrait « fermer Wave » comme on le dit en Côte d’Ivoire, en la bloquant sur la possibilité de distribuer du crédit téléphonique via son application mobile et par code USSD. La création d’une compagnie low cost par Orange pour stopper net cette jeune entreprise agressive est l’autre plan caché. Wave devrait donc subir la riposte prévue par Orange pour contrer une arrivée de Free sur ses platebandes africaines.

Les différents tenants des points de vente chez qui le client peut effectuer un transfert de compte à compte ont récemment montré leur mécontentement. Cette concurrence favorable au public réduit les bénéfices de leurs portefeuilles électroniques. Ces spécialistes du paiement mobile se retrouvent menacés par les faibles frais sur l’ouverture d’un compte ou sur chaque transfert de monnaie qu’engendrent les campagnes publicitaires des différentes entreprises.

Gary SLM

(Source : Afrique sur 7, 16 novembre 2021)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4604/5425 Régulation des télécoms
  • 359/5425 Télécentres/Cybercentres
  • 3612/5425 Economie numérique
  • 1800/5425 Politique nationale
  • 5174/5425 Fintech
  • 551/5425 Noms de domaine
  • 1967/5425 Produits et services
  • 1688/5425 Faits divers/Contentieux
  • 843/5425 Nouveau site web
  • 5425/5425 Infrastructures
  • 1760/5425 TIC pour l’éducation
  • 193/5425 Recherche
  • 261/5425 Projet
  • 3840/5425 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1867/5425 Sonatel/Orange
  • 1805/5425 Licences de télécommunications
  • 337/5425 Sudatel/Expresso
  • 1238/5425 Régulation des médias
  • 1526/5425 Applications
  • 1142/5425 Mouvements sociaux
  • 1786/5425 Données personnelles
  • 135/5425 Big Data/Données ouvertes
  • 631/5425 Mouvement consumériste
  • 407/5425 Médias
  • 680/5425 Appels internationaux entrants
  • 1857/5425 Formation
  • 100/5425 Logiciel libre
  • 2314/5425 Politiques africaines
  • 1248/5425 Fiscalité
  • 183/5425 Art et culture
  • 610/5425 Genre
  • 1853/5425 Point de vue
  • 1066/5425 Commerce électronique
  • 1581/5425 Manifestation
  • 345/5425 Presse en ligne
  • 128/5425 Piratage
  • 225/5425 Téléservices
  • 1042/5425 Biométrie/Identité numérique
  • 326/5425 Environnement/Santé
  • 368/5425 Législation/Réglementation
  • 423/5425 Gouvernance
  • 1952/5425 Portrait/Entretien
  • 152/5425 Radio
  • 808/5425 TIC pour la santé
  • 302/5425 Propriété intellectuelle
  • 61/5425 Langues/Localisation
  • 1090/5425 Médias/Réseaux sociaux
  • 2083/5425 Téléphonie
  • 200/5425 Désengagement de l’Etat
  • 1059/5425 Internet
  • 124/5425 Collectivités locales
  • 422/5425 Dédouanement électronique
  • 1211/5425 Usages et comportements
  • 1092/5425 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 586/5425 Audiovisuel
  • 3395/5425 Transformation digitale
  • 423/5425 Affaire Global Voice
  • 171/5425 Géomatique/Géolocalisation
  • 346/5425 Service universel
  • 703/5425 Sentel/Tigo
  • 182/5425 Vie politique
  • 1604/5425 Distinction/Nomination
  • 37/5425 Handicapés
  • 745/5425 Enseignement à distance
  • 744/5425 Contenus numériques
  • 622/5425 Gestion de l’ARTP
  • 184/5425 Radios communautaires
  • 2015/5425 Qualité de service
  • 476/5425 Privatisation/Libéralisation
  • 140/5425 SMSI
  • 490/5425 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2824/5425 Innovation/Entreprenariat
  • 1538/5425 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5425 Internet des objets
  • 188/5425 Free Sénégal
  • 999/5425 Intelligence artificielle
  • 216/5425 Editorial
  • 74/5425 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous