OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2016 > Connecter le prochain milliard d’utilisateurs à Internet

Connecter le prochain milliard d’utilisateurs à Internet

mercredi 14 décembre 2016

Point de vue

Malgré les croissances records qu’il a connu ces dernières années, Internet reste encore un mythe dans certaines régions du monde. Selon le World Economic Forum, plus de 4 milliards de personnes n’ont pas encore accès à internet aujourd’hui, ce qui représente plus de 55 % de la population mondiale [1]. Certaines de ces personnes vivent dans des régions pauvres ou rurales ne disposant pas d’infrastructures de connectivité. D’autres ne se connectent pas du fait de la cherté de l’accès ou parce que le contenu disponible dans leur langue est rare. Cette frange de la population mondiale ne bénéficie pas des avantages liés à l’utilisation d’Internet à savoir, un meilleur accès à l’éducation, aux services médicaux, au commerce, aux marchés internationaux entre autres. Faciliter l’accès de ces personnes à Internet peut contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie dans ces différents domaines et promouvoir une croissance économique. Il est prouvé que l’économie d’Internet contribue à hauteur de 15 à 25 pour cent dans la croissance économique des pays en voie de développement, ce qui constitue une opportunité énorme pour favoriser leur développement économique.

Connecter « le Prochain Milliard » (Connect the Next Billion) est une initiative de l’IGF (Internet Gouvernance Forum) basée sur les recommandations de l’ECOSOC [2] Working Group de l’Organisation des Nations Unies. Elle s’appuie également sur les Objectifs de Développement Durable adoptés par l’ONU qui reconnait les TIC comme étant un facteur crucial de développement économique. Cette initiative vise un accès universel et abordable à Internet dans les pays en voie de développement d’ici 2020. Ces pays regroupent l’essentiel des populations non connectées de nos jours et représentent les nouveaux marchés émergents de l’économie numérique. Un milliard de nouveaux internautes représentent autant de personnes qui pourront accéder à une meilleure éducation en ligne et autant de personnes qui pourront bénéficier des services d’e-commerce avec les tous les avantages économiques qu’ils sous-tendent.

Les géants de l’Internet qui adhèrent à cette initiative ont mis en place des projets à moyen terme permettant accroître la connectivité dans les pays où l’infrastructure est limitée voire inexistante. A titre d’exemple, Facebook a mis en place le projet « Aquila » qui devrait permettra un accès à Internet via des drones dans les zones rurales. De même, Google avec le projet « Loon » souhaite permettre la connectivité à Internet mobile via des ballons [3]. Des formules zero-rating [4] ont également été développées avec les opérateurs de téléphonie mobile comme solutions à moyen terme. Wikipedia Zero de Wikipedia et Free Basics de Facebook (Facebook Zero) en sont des exemples. Toutefois, le zero-rating est une pratique critiquée par les défenseurs d’un Internet ouvert car il limite l’expérience de l’utilisateur uniquement sur les sites offerts gratuitement et ne lui permet pas de bénéficier de tous les avantages qu’offre Internet.

Sur le long terme, l’IGF identifie cinq principales politiques à mettre en œuvre pour réussir le pari « Connecter le Prochain Milliard », celles-ci étant :

  • Déployer des infrastructures : en construisant des backbones [5] nationaux, des points d’échange Internet, en libéralisant l’accès, en mettant en place des points d’accès Wifi, et en facilitant l’accès au spectre pour le développement de technologies mobiles large bande.
  • Améliorer l’accessibilité : les services disponibles sur internet doivent être utilisables par les personnes qui se connectent. Ils doivent être disponibles dans leurs langues et refléter leurs réalités locales.
  • Permettre l’expression des utilisateurs : l’utilisation des services disponibles en ligne ne doit pas être restreinte par les gérants des infrastructures. Internet doit rester ouvert.
  • Baisser le prix de l’accès : la connexion à internet doit être abordable pour permettre à une masse critique d’aller en ligne.
  • Mettre en œuvre des politiques appropriées : en développant un cadre réglementaire adéquat qui encourage l’investissement, l’innovation et l’initiative privée.

Dans la même logique que l’IGF, l’A4AL (Alliance for an Affordable Internet) a également indiqué quatre facteurs clés de succès pour tout gouvernement qui souhaite accroitre la connectivité Internet dans son pays :

  • Développer l’infrastructure,
  • Encourager la concurrence,
  • Ouvrir l’accès et le partage d’infrastructures,
  • Permettre l’accès au spectre.

L’accès à Internet offre des possibilités sans précédent de croissance économique dans les pays en voie de développement. Dans le monde rural qui concentre la majorité de la population pauvre, Internet peut contribuer à l’amélioration de l’éducation, à l’accès à la télémédecine et la fourniture d’informations pertinentes aux agriculteurs dans les zones reculées. Toutefois ces avantages liés à Internet ne peuvent se prévaloir que s’il est disponible, accessible et abordable pour toutes les populations de ces zones d’où la pertinence de l’initiative « Connecter le Prochain Milliard ».

Ousmane NDIAYE, Ingénieur Télécom
ARTP

(source : ITMag, 14 décembre 2016)


[1] http://www3.weforum.org/docs/WEF_Internet_for_All_Framework_Accelerating_Internet_Access_Adoption_report_2016.pdf

[2] ECOSOC : Economic and Social Council.

[3] Chaque ballon, de quinze mètres de diamètre, flotte à une vingtaine de kilomètres d’altitude (soit deux fois plus haut que les avions de ligne) et peut, grâce à ses panneaux solaires, voler 187 jours soit de quoi faire neuf fois le tour du monde.

[4] Lorsqu’un opérateur propose un forfait limité en données, mais donnant accès à certains services « en illimité » non-décomptés du forfait, c’est ce qu’on appelle le zero rating.

[5] Réseau dorsal

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4377/5252 Régulation des télécoms
  • 354/5252 Télécentres/Cybercentres
  • 3600/5252 Economie numérique
  • 1784/5252 Politique nationale
  • 4926/5252 Fintech
  • 524/5252 Noms de domaine
  • 1974/5252 Produits et services
  • 1499/5252 Faits divers/Contentieux
  • 744/5252 Nouveau site web
  • 5252/5252 Infrastructures
  • 1970/5252 TIC pour l’éducation
  • 191/5252 Recherche
  • 242/5252 Projet
  • 4272/5252 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1844/5252 Sonatel/Orange
  • 1609/5252 Licences de télécommunications
  • 281/5252 Sudatel/Expresso
  • 1012/5252 Régulation des médias
  • 1331/5252 Applications
  • 1446/5252 Mouvements sociaux
  • 1687/5252 Données personnelles
  • 142/5252 Big Data/Données ouvertes
  • 602/5252 Mouvement consumériste
  • 366/5252 Médias
  • 649/5252 Appels internationaux entrants
  • 1620/5252 Formation
  • 94/5252 Logiciel libre
  • 2221/5252 Politiques africaines
  • 1069/5252 Fiscalité
  • 170/5252 Art et culture
  • 589/5252 Genre
  • 1857/5252 Point de vue
  • 1119/5252 Commerce électronique
  • 1475/5252 Manifestation
  • 319/5252 Presse en ligne
  • 125/5252 Piratage
  • 208/5252 Téléservices
  • 940/5252 Biométrie/Identité numérique
  • 315/5252 Environnement/Santé
  • 570/5252 Législation/Réglementation
  • 360/5252 Gouvernance
  • 1764/5252 Portrait/Entretien
  • 144/5252 Radio
  • 755/5252 TIC pour la santé
  • 281/5252 Propriété intellectuelle
  • 58/5252 Langues/Localisation
  • 1164/5252 Médias/Réseaux sociaux
  • 1974/5252 Téléphonie
  • 193/5252 Désengagement de l’Etat
  • 1026/5252 Internet
  • 115/5252 Collectivités locales
  • 411/5252 Dédouanement électronique
  • 1324/5252 Usages et comportements
  • 1049/5252 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 566/5252 Audiovisuel
  • 3341/5252 Transformation digitale
  • 393/5252 Affaire Global Voice
  • 290/5252 Géomatique/Géolocalisation
  • 394/5252 Service universel
  • 667/5252 Sentel/Tigo
  • 176/5252 Vie politique
  • 1699/5252 Distinction/Nomination
  • 36/5252 Handicapés
  • 700/5252 Enseignement à distance
  • 782/5252 Contenus numériques
  • 585/5252 Gestion de l’ARTP
  • 182/5252 Radios communautaires
  • 1939/5252 Qualité de service
  • 553/5252 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5252 SMSI
  • 555/5252 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2786/5252 Innovation/Entreprenariat
  • 1498/5252 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5252 Internet des objets
  • 186/5252 Free Sénégal
  • 814/5252 Intelligence artificielle
  • 198/5252 Editorial
  • 10/5252 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5252 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous