OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2010 > Commentaire du jour « Les messages courts » !

Commentaire du jour « Les messages courts » !

mardi 8 juin 2010

La presse en ligne nous avait déjà « rencardé ». L’officiel quotidien national, « le Soleil » relayant une dépêche de la toute aussi officielle Agence de presse sénégalaise (Aps) dans son édition d’hier, lundi 7 juin confirme l’info. Le Ministre des Infrastructures, de la Coopération internationale, des Transports aériens et de l’Aménagement du territoire (ouf !) « a envoyé dans l’intervalle d’une semaine (31 mai-6 juin) plus de 50.000 sms aux Dakarois pour s’excuser des désagréments qu’ils subissent quotidiennement à cause des travaux effectués présentement dans la capitale sénégalaise et sa banlieue par son ministère... »

Louable effort certainement de bonnes manières et de gouvernance de proximité même si, un simple communiqué de l’Agence d’exécution aurait suffi au bonheur des usagers et des riverains indisposés. De marketing politique assurément, test grandeur nature pour des opérations plus importantes, notamment électorales, la présidentielle de 2012 est dans moins de 18 mois seulement. Mais véritable agression de l’intimité des citoyens qui sont ainsi « fouillés » électroniquement à leur insu.

En envoyant en effet, ces « messages courts » aux milliers de Dakarois choisis au « hasard ? »,-en tout cas, on peut se demander sur quelle base et en fonction de quels critères, ils ont été choisis eux et pas les autres ?,- le Micatti prouve qu’il a accès à leurs numéros de téléphones mobiles. Par quels moyen et procédé ? Les abonnés ainsi ciblés et sûrement « traités » désormais ont-ils donné leur accord pour recevoir du « numéro portable du ministre d’Etat », amplifie la propagande, ces sms ? Rien de moins sûr, même si, renseigne la dépêche de l’Aps reprise par nos confrères du Soleil, « (...) la surprise et le doute passés (...) » « des dizaines de milliers de personnes habitant Dakar et sa banlieue ont répondu aux Sms par Sms soit par téléphone... » Quid des dizaines de milliers d’autres Dakarois « smessés », qui la surprise et le doute passés, n’ont pas manqué de crier leur indignation de constater que leur secret « téléphonique », certains ne disposent-ils pas de numéros masqués ?,-était violé allégrement et impunément ?

Que dire de leur contrat indubitablement rompu par leurs fournisseurs qu’ils s’appellent Sonatel, Sudatel ou même Sentel la rétive ? Ces derniers n’ont pas su préserver leur droit pour lequel, ils ont cependant signé abonnement et consenti des arrhes avec cet accès évidemment organisé aux fichiers de leurs répertoires téléphoniques ? A moins qu’il existe une officine non connue des Sénégalais et des Sénégalaises lambda « d’écoute et de repérage » des moyens individuels de communication électronique ou hertzienne des citoyens non protégés qui permet à certaines autorités du pays de disposer du répertoire téléphonique des Sénégalais et d’y avoir accès où qu’elles se trouvent sur l’étendue du territoire national et de la planète tout entière ! Les citoyens ont besoin de connaître ce qu’il en est réellement et quelles sont les dispositions légales qui permettent à certains d’entre eux de pouvoir se procurer des informations supposées pourtant confidentielles et liées à leur propre vie privée, à leur propriété privée ?

L’Etat est-il devenu policier à l’insu des citoyens au point que tous les faits et gestes de ses ressortissants sont épiés, espionnés ? Faut-il aller chercher là explication du rapt du responsable de l’imprimerie Com7 du samedi dernier que l’intéressé a décrit avec moult détails ?

Il est vrai que Karim Wade n’est pas l’inventeur des Sms envoyés groupés et en quantité. D’autres avant lui, notamment l’ancien Premier ministre, jardinier des rêves du président de la République jusqu’à sa disgrâce, Idrissa Seck et ses partisans avaient usé du procédé. Pendant les élections locales, des individus appartenant certainement à l’opposition ou de simples citoyens ont aussi utilisé le moyen « pour barrer la route... ». Mais qu’une autorité publique à qui l’on prête des ambitions à tort ou à raison de succession monarchique revendique, si on en croit la dépêche de l’Aps, le procédé, il y a comme dirait mon ami Bara, « problème ».

L’information reprise par le Soleil dans son édition d’hier lundi suscite également d’autres interrogations, dont celle de savoir par quelle alchimie peut-on envoyer en une semaine 50.000 sms d’un seul portable, recevoir simultanément dans le même mobile des « dizaines de milliers de messages d’encouragement, de soutien, de félicitation et de remerciement... », n’est pas des moindres. Même si l’émetteur-récepteur n’a eu que cela à faire pendant l’intervalle d’une semaine comme il a été annoncé par la dépêche, on se demande quand a-t-il eu le temps de dormir pendant ce temps, à moins qu’ils soient plusieurs à se relayer sur le portable nuit et jour ?

Autrement cela relèverait de la pure magie... noire ! Par-delà, l’aspect propagande politique au détriment de paisibles citoyens qui n’ont rien demandé que cette affaire entraîne, il est choquant de vivre dans la hantise d’être écouté, épier, espionné, de ne plus disposer d’intimité dans son propre pays. Il faut que les compagnies de téléphonies, qui ont souscrit des contrats en bonne et due forme avec leurs clients s’expliquent, à défaut réparent la faute. Où sont les Associations de consuméristes qui pour un oui ou un non prennent d’assaut les médias ? Voilà en tout cas, un cas flagrant d’agression des abonnés !

Madior Fall

(Source : Sud Quotidien, 8 juin 2010)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2906/3114 Régulation des télécoms
  • 229/3114 Télécentres/Cybercentres
  • 2245/3114 Economie numérique
  • 1210/3114 Politique nationale
  • 3114/3114 Fintech
  • 336/3114 Noms de domaine
  • 1280/3114 Produits et services
  • 953/3114 Faits divers/Contentieux
  • 428/3114 Nouveau site web
  • 3041/3114 Infrastructures
  • 1063/3114 TIC pour l’éducation
  • 117/3114 Recherche
  • 159/3114 Projet
  • 2265/3114 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1163/3114 Sonatel/Orange
  • 996/3114 Licences de télécommunications
  • 187/3114 Sudatel/Expresso
  • 634/3114 Régulation des médias
  • 779/3114 Applications
  • 629/3114 Mouvements sociaux
  • 1044/3114 Données personnelles
  • 154/3114 Big Data/Données ouvertes
  • 373/3114 Mouvement consumériste
  • 219/3114 Médias
  • 403/3114 Appels internationaux entrants
  • 1095/3114 Formation
  • 66/3114 Logiciel libre
  • 1298/3114 Politiques africaines
  • 645/3114 Fiscalité
  • 131/3114 Art et culture
  • 367/3114 Genre
  • 1160/3114 Point de vue
  • 698/3114 Commerce électronique
  • 889/3114 Manifestation
  • 200/3114 Presse en ligne
  • 70/3114 Piratage
  • 123/3114 Téléservices
  • 638/3114 Biométrie/Identité numérique
  • 191/3114 Environnement/Santé
  • 220/3114 Législation/Réglementation
  • 275/3114 Gouvernance
  • 1122/3114 Portrait/Entretien
  • 84/3114 Radio
  • 523/3114 TIC pour la santé
  • 169/3114 Propriété intellectuelle
  • 39/3114 Langues/Localisation
  • 668/3114 Médias/Réseaux sociaux
  • 1294/3114 Téléphonie
  • 116/3114 Désengagement de l’Etat
  • 703/3114 Internet
  • 75/3114 Collectivités locales
  • 251/3114 Dédouanement électronique
  • 802/3114 Usages et comportements
  • 677/3114 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 353/3114 Audiovisuel
  • 2032/3114 Transformation digitale
  • 244/3114 Affaire Global Voice
  • 98/3114 Géomatique/Géolocalisation
  • 238/3114 Service universel
  • 407/3114 Sentel/Tigo
  • 109/3114 Vie politique
  • 967/3114 Distinction/Nomination
  • 21/3114 Handicapés
  • 448/3114 Enseignement à distance
  • 429/3114 Contenus numériques
  • 358/3114 Gestion de l’ARTP
  • 111/3114 Radios communautaires
  • 1256/3114 Qualité de service
  • 274/3114 Privatisation/Libéralisation
  • 84/3114 SMSI
  • 301/3114 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1809/3114 Innovation/Entreprenariat
  • 833/3114 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 25/3114 Internet des objets
  • 110/3114 Free Sénégal
  • 492/3114 Intelligence artificielle
  • 125/3114 Editorial
  • 13/3114 Gaming/Jeux vidéos
  • 20/3114 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous