OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2012 > Commentaire de Jean-Louis Fullsack de l’éditorial du numéro 174 de Balancing Act

Commentaire de Jean-Louis Fullsack de l’éditorial du numéro 174 de Balancing Act

vendredi 13 janvier 2012

Point de vue

Cet éditorial en dit long sur l’approche de la problématique de la « connexité » intra- et extra-continentale en Afrique. Balancing Act (BA) suit dans ce cadre le « mode » imposé par le dogme néolibéral et les institutions mondiales (Banque mondiale, FMI, OMC, UIT) depuis deux décennies à l’Afrique et à son « secteur des télécommunications », malgré ces échecs, dont le plus notoire est que 20 ans après la déréglementation et le démantèlement des opérateurs nationaux, l’Afrique reste sans réseau dorsal interconnectant ses capitales et les insérant dans le réseau mondial des télécommunications. Et cela malgré les dizaines de milliards de dollars investis dans cette période.

Pourquoi en est-on là ?

Le problème fondamental de cette « connexité » est d’abord l’incapacité de l’approche néolibérale à résoudre un problème que l’UIT a dans son programme d’action prioritaire -du moins affiché- depuis des lustres. On peut pondérer sa responsabilité dans la mesure où ses Etats membres africains n’ont jamais « mis la pression » sur la politique africaine de l’UIT alors que son personnage n°2, le Directeur du Bureau du Développement, a toujours été un africain et que son n° 1 est un africain depuis 2006 : le Secrétaire général Hamadoun Touré. Alors, cherchez l’erreur !

En réalité l’Afrique est submergée de projets et -hélas !- de réalisations sans aucun concept de RESEAU. Même BA n’y échappe pas qui traite la « connexité » sous la forme de routes (concept linéaire) qui s’accumulent et souvent se superposent (cf. les câbles sous-marins le long des côtes africaines et les artères terrestres au Kenya par exemple) puis à la fin de l‘article invoque le « maillage » sans que l’on ne sache comment on passe de ce concept linéaire vers celui d’un réseau maillé !

Il faut revenir aux fondamentaux des réseaux de télécoms et à une nécessaire approche planificatrice, ce qui suppose une politique nationale cohérente avec les projets et la planification sur une base sous-régionale (d’ailleurs prônée par le NEPAD), puis entre cette dernière et le réseau dorsal cible continental, ou Réseau d’Interconnexion Africain. Puisqu’on évoque les fondamentaux, je rappellerai que l’UIT avait appliqué avec une grande attention et une certaine maîtrise technologique une planification de ces réseaux en Afrique et développé une structure et des programmes connus sous l’appellation « Panaftel ». Ce fut non seulement une réussite infrastructurelle mais aussi une grande aventure humaine associant les experts (les vrais) des pays « du Nord » et africains dans le sillage des indépendances des Etats. C’était au temps où les télécommunications étaient un Service Public desservant des usagers ... pas encore devenus des « consommateurs de large bande » comme les appelle cet article.

Quant au projet CAB, la « solution Alcatel-Lucent » n’est pas plus intelligente que celle présentée par la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et l’UIT ; le CESIR (Centre d’Etudes de la Synergie Inter-Réseaux) a présenté à ces institutions une alternative répondant -enfin !- aux impératifs de RESEAU tout en minimisant les investissements nécessaires. Ces propositions n’ont reçu aucune suite.

On continuera donc, avec le soutien de BA et d’autres « boîtes à idées » ( ?) néolibérales à penser linéaire, et l’Afrique attendra encore quelque temps son Panaftel 2, celui qui respectera les principes fondamentaux de réseau et ceux de son devancier Panaftel, et lui conférera les capacités offertes par les technologies actuelles. Un véritable outil national, sous-régional et continental pour le développement de l’Afrique au profit de ses populations.

Jean-Louis Fullsack (jlfullsack@orange.fr)
Ancien Expert principal près l’UIT et Coordonateur du Projet INTELCOM I
Président du CESIR

(Source : Liste de diffusion Africa Net, 13 Janvier 2012)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 3329/3587 Régulation des télécoms
  • 240/3587 Télécentres/Cybercentres
  • 2554/3587 Economie numérique
  • 1322/3587 Politique nationale
  • 3587/3587 Fintech
  • 390/3587 Noms de domaine
  • 1395/3587 Produits et services
  • 1057/3587 Faits divers/Contentieux
  • 520/3587 Nouveau site web
  • 3587/3587 Infrastructures
  • 1251/3587 TIC pour l’éducation
  • 138/3587 Recherche
  • 168/3587 Projet
  • 2739/3587 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1313/3587 Sonatel/Orange
  • 1166/3587 Licences de télécommunications
  • 198/3587 Sudatel/Expresso
  • 796/3587 Régulation des médias
  • 887/3587 Applications
  • 754/3587 Mouvements sociaux
  • 1150/3587 Données personnelles
  • 230/3587 Big Data/Données ouvertes
  • 408/3587 Mouvement consumériste
  • 244/3587 Médias
  • 478/3587 Appels internationaux entrants
  • 1273/3587 Formation
  • 70/3587 Logiciel libre
  • 1538/3587 Politiques africaines
  • 750/3587 Fiscalité
  • 115/3587 Art et culture
  • 402/3587 Genre
  • 1287/3587 Point de vue
  • 776/3587 Commerce électronique
  • 1057/3587 Manifestation
  • 224/3587 Presse en ligne
  • 90/3587 Piratage
  • 149/3587 Téléservices
  • 799/3587 Biométrie/Identité numérique
  • 212/3587 Environnement/Santé
  • 242/3587 Législation/Réglementation
  • 319/3587 Gouvernance
  • 1264/3587 Portrait/Entretien
  • 105/3587 Radio
  • 653/3587 TIC pour la santé
  • 202/3587 Propriété intellectuelle
  • 43/3587 Langues/Localisation
  • 759/3587 Médias/Réseaux sociaux
  • 1458/3587 Téléphonie
  • 137/3587 Désengagement de l’Etat
  • 832/3587 Internet
  • 77/3587 Collectivités locales
  • 309/3587 Dédouanement électronique
  • 972/3587 Usages et comportements
  • 763/3587 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 402/3587 Audiovisuel
  • 2350/3587 Transformation digitale
  • 289/3587 Affaire Global Voice
  • 115/3587 Géomatique/Géolocalisation
  • 286/3587 Service universel
  • 448/3587 Sentel/Tigo
  • 124/3587 Vie politique
  • 1128/3587 Distinction/Nomination
  • 24/3587 Handicapés
  • 505/3587 Enseignement à distance
  • 543/3587 Contenus numériques
  • 405/3587 Gestion de l’ARTP
  • 130/3587 Radios communautaires
  • 1392/3587 Qualité de service
  • 431/3587 Privatisation/Libéralisation
  • 99/3587 SMSI
  • 344/3587 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2031/3587 Innovation/Entreprenariat
  • 954/3587 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 28/3587 Internet des objets
  • 120/3587 Free Sénégal
  • 728/3587 Intelligence artificielle
  • 146/3587 Editorial
  • 15/3587 Gaming/Jeux vidéos
  • 16/3587 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous