OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2005 > Juillet > Centres d’appels - Dakar, nouveau pôle africain

Centres d’appels - Dakar, nouveau pôle africain

jeudi 14 juillet 2005

Téléservices

Sur le marché francophone, l’offre sénégalaise est en concurrence avec celles de pays comme Maurice, le Maroc ou la Tunisie. Mais les perspectives de croissance semblent plutôt bonnes.

Salon des centres d’appels à Paris. Un patron sénégalais se présente à un participant (collègue indien) qui, à son tour, décline son identité : “ Je dirige un petit centre d’appels en Inde et j’ai 3500 positions de travail”. Ce qui laisse incrédule son interlocuteur sénégalais. Cette anecdote montre que l’Inde, connue pour être un grand pourvoyeur de l’Occident en main d’œuvre hautement qualifiée dans le secteur des nouvelles technologies, s’est également taillée une réputation pour la qualité de ses centres d’appels. Beaucoup d’entreprises américaines et européennes y délocalisent une partie de leurs tâches. En Afrique, les précurseurs ont pour noms l’Afrique du Sud, le Maroc, la Tunisie et, dans une moindre mesure, le Ghana. Le pays de Mandela fait travailler quelque 350.000 personnes dans le secteur des centres d’appels et, d’ici à 2007, 100.000 personnes supplémentaires devraient y être employées. Selon une étude de l’Apix, le salaire moyen annuel d’un téléacteur est de 3700 euros (près de 2.100.000 Fcfa) au Sénégal contre 4200 (près de 2.800.000 Fcfa) en Île Maurice, 5200 (près de 3.500.000 Fcfa) en Tunisie et 5500 (près de 3.700.000Fcfa) au Maroc où il existe une quarantaine de centres d’appels . Par rapport à ces pays le Sénégal dispose d’une main d’œuvre nettement plus abondante avec un taux de chômage de 40% contre 10% pour Maurice, 15% pour la Tunisie et 20% pour le Maroc.

D’après une étude du cabinet Accenture, une heure de télémarketing coûte six fois moins cher à Maurice qu’en France. Les gains réalisés par une entreprise française qui choisit de délocaliser ses activités au Sénégal sont estimés entre 20 et 30 % par le patron de Center Value, Ludovic Ngnoanka.

Il y a de quoi convaincre et assurer un important potentiel de croissance. “ Center Value ”, qui a débuté sa production en juillet 2004 avec 75 positions de travail, dont 50 confiées à un opérateur téléphonique français, en est, aujourd’hui, à près d’une centaine. “ Il y a une croissance significative puisque notre effectif est de 180 personnes avec tout un panel de clients. Nous sommes capables d’offrir tous les types de prestations que l’on peut trouver dans les Call center”, indique son directeur général, Ludovic Ngnoanka. “ Mais, prévient-il, les contrats sont très difficiles à obtenir. Il y a des tests très difficiles à surmonter ”.

À “ Center Value ”, comme chez les autres, la réponse à la question relative au volume d’affaires est plutôt évasive. “ Nous en sommes au démarrage. En cinq mois, notre objectif n’était pas le chiffre d’affaires, mais d’asseoir notre crédibilité. Sans prétention aucune, nous pensons que nous avons atteint notre objectif qui nous permet d’assurer notre avenir dans la sérénité ”, estime Ludovic Ngnoanka, le seul interlocuteur à oser esquisser une réponse.

Bien que le Sénégal ait un atout certain aussi bien en matière de ressources humaines et d’infrastructures de télécommunications, les professionnels du secteur estiment qu’il y a lieu de renforcer ces bons points avec notamment une forte implication de l’Etat. Tidiane Thioune, le patron d’Africatel Avs, pense surtout à une ligne de crédit spécifique et des terrains pour favoriser l’expansion du secteur. Pour travailler sur des marchés étrangers, il vaut mieux ne pas avoir à expliquer à son donneur d’ordres que la matinée de travail a été perdue à cause d’une panne d’électricité. Les délestages sont donc la hantise des centres d’appels. “ L’électricité est un frein. C’est un gros problème qui mériterait d’être résolu ”, plaide Ludovic Ngnoanka de “ Center Value ”.

Comme tous les centres d’appels de la place, Pcci s’est doté d’un groupe électrogène avec cette particularité qu’il lui permet de pouvoir assurer son alimentation en courant “ pendant deux à trois jours ”, en cas de nécessité, selon son responsable de la communication, Alioune Badara Niang. Une vigilance de tous les instants d’autant plus nécessaire que, selon M. Ngnoanka, “ la mauvaise prestation d’un opérateur peut affecter la destination de façon générale ”.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la législation du travail en vigueur n’est pas perçue comme un obstacle majeur par les patrons de centres d’appels. “ Elle est en train d’être adaptée pour plus de souplesse ”, commente El Hadj Malick Seck de “ Center Value ”. Mais pour les employés, cette flexibilité est synonyme d’angoisse permanente de se faire remercier.

En effet, avec la convention Etat-employeurs, les call centers, qui sont agréés au régime de l’entreprise franche d’exportation, qui leur assure des exonérations fiscales conséquentes, peuvent embaucher sous le régime de contrats à durée déterminée renouvelables indéfiniment sur une période de cinq ans. Les Cdd sont, pour l’heure, presque la règle dans le secteur. Sauf que les pratiques de débauchage entre centres d’appels pourraient bien les inciter à offrir des conditions de travail plus stables pour éviter les mouvements de vases communicants.

Enquête réalisée par Malick M. Diaw

(Source : Le Soleil, 14 juillet 2005)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4539/5464 Régulation des télécoms
  • 352/5464 Télécentres/Cybercentres
  • 3445/5464 Economie numérique
  • 1855/5464 Politique nationale
  • 5464/5464 Fintech
  • 534/5464 Noms de domaine
  • 2220/5464 Produits et services
  • 1479/5464 Faits divers/Contentieux
  • 748/5464 Nouveau site web
  • 5448/5464 Infrastructures
  • 1762/5464 TIC pour l’éducation
  • 204/5464 Recherche
  • 245/5464 Projet
  • 3408/5464 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2265/5464 Sonatel/Orange
  • 1641/5464 Licences de télécommunications
  • 279/5464 Sudatel/Expresso
  • 1024/5464 Régulation des médias
  • 1341/5464 Applications
  • 1071/5464 Mouvements sociaux
  • 1662/5464 Données personnelles
  • 128/5464 Big Data/Données ouvertes
  • 601/5464 Mouvement consumériste
  • 368/5464 Médias
  • 647/5464 Appels internationaux entrants
  • 1692/5464 Formation
  • 106/5464 Logiciel libre
  • 2544/5464 Politiques africaines
  • 1006/5464 Fiscalité
  • 182/5464 Art et culture
  • 592/5464 Genre
  • 1733/5464 Point de vue
  • 1030/5464 Commerce électronique
  • 1499/5464 Manifestation
  • 323/5464 Presse en ligne
  • 128/5464 Piratage
  • 207/5464 Téléservices
  • 986/5464 Biométrie/Identité numérique
  • 313/5464 Environnement/Santé
  • 342/5464 Législation/Réglementation
  • 373/5464 Gouvernance
  • 1813/5464 Portrait/Entretien
  • 147/5464 Radio
  • 842/5464 TIC pour la santé
  • 283/5464 Propriété intellectuelle
  • 58/5464 Langues/Localisation
  • 1105/5464 Médias/Réseaux sociaux
  • 2031/5464 Téléphonie
  • 205/5464 Désengagement de l’Etat
  • 1109/5464 Internet
  • 117/5464 Collectivités locales
  • 420/5464 Dédouanement électronique
  • 1133/5464 Usages et comportements
  • 1038/5464 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 562/5464 Audiovisuel
  • 3480/5464 Transformation digitale
  • 389/5464 Affaire Global Voice
  • 157/5464 Géomatique/Géolocalisation
  • 324/5464 Service universel
  • 677/5464 Sentel/Tigo
  • 178/5464 Vie politique
  • 1665/5464 Distinction/Nomination
  • 39/5464 Handicapés
  • 717/5464 Enseignement à distance
  • 696/5464 Contenus numériques
  • 589/5464 Gestion de l’ARTP
  • 179/5464 Radios communautaires
  • 1809/5464 Qualité de service
  • 436/5464 Privatisation/Libéralisation
  • 146/5464 SMSI
  • 482/5464 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2728/5464 Innovation/Entreprenariat
  • 1370/5464 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5464 Internet des objets
  • 181/5464 Free Sénégal
  • 739/5464 Intelligence artificielle
  • 198/5464 Editorial
  • 4/5464 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5464 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous