OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2023 > Mars 2023 > Camtel booste les capacités de la fibre optique installée sur le long du (…)

Camtel booste les capacités de la fibre optique installée sur le long du pipeline Tchad-Cameroun

mercredi 8 mars 2023

Infrastructures

Les utilisateurs de l’Internet installés dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord Cameroun, mais aussi du Tchad auront désormais une meilleure connexion et de moins de moins les perturbations du réseau Internet.

Les capacités de la fibre optique installée sur le pipeline Tchad-Cameroun qui dessert ces zones ont été optimisées par Camtel. Tous les fournisseurs d’accès Internet opérant dans ces zones ont désormais plus de capacités. Ils s’agit de Camtel en premier lieu, mais également des opérateurs Orange, MTN, Sotel Tchad et SudaTchad qui avaient longtemps sollicité plus de capacités à Camtel. L’on est donc passé de 10 Gbps à 120 Gbps de capacités disponibles pour ces opérateurs, explique Camtel.

Camtel a présenté aux médias comment et pourquoi cette optimisation a été opérée. C’était ce mardi 07 mars 2023 à son siège à Camtel.

Et c’est Dieudonné Onomo, chef de projet Retransmission à la Business unit Transport de Camtel, accompagné des équipes de la Division de la Communication et des Relations publiques de Camtel coiffée par Éric Benjamin Lamère, qui a donné des précisions aux journalistes.

Optimisation par les ingénieurs de Camtel

D’après Dieudonné Onomo (photo), cette optimisation de la fibre optique de Camtel qui est en réalité la migration du pipeline Kribi-Zamengoe-Gangui en WDM a été entièrement faite par les équipes de Camtel à un montant de 42 millions de francs Cfa sans compter les frais d’achat du matériel adéquat pour l’opération. Car Camtel disposait déjà de ce matériel-là. Il ne manque pas de rappeler que les coûts de service des partenaires comme Huawei pour ces mêmes tâches sont très chers et que Camtel a beaucoup économisé en utilisant l’expertise de ses ingénieurs.

L’objectif visé de cette opération étant l’amélioration des capacités sur la dorsale septentrionale, la réponse favorable à la demande croissance et en attente des opérateurs, mais surtout la stabilité des communications électroniques dans les régions septentrionales et au Tchad. Résultat aujourd’hui, la transformation de la fibre optique du pipeline sur l’axe Zamengoé– Gangui de SDH en DWDM (voir explication au bas de l’article), l’augmentation des capacités entre Yaoundé et Gangui et la stabilisation trafic dans le grand nord et au Tchad.

De 10 Gbps à 120 Gbps

Dieudonné Onomo raconte les raisons de cette migration vers plus de capacités : « La fibre optique qui a été posée par COTCO sur le long du pipeline Tchad-Cameroun est une fibre très stable. Elle est dans une zone délimitée à gauche et à droite où l’on n’a pas accès. La profondeur est plus grande. Tout cela créée moins de risques. Mais, ce réseau était bas débit (SDH).

Entre Kribi-Yaoundé et Zamengoue-Yaoundé jusqu’à Gangui, à l’époque la capacité était seulement de 10 Gbps. Ce que nous appelons SDH. Sur une autoroute par exemple, vous avez le traffic des camions, des mini-bus, des cars et divers types de véhicules. Vous devez les prendre au même moment pour qu’ils arrivent à destination, les transportant d’un point A vers un point B.

Il faut avoir un mécanisme pour les regrouper de manière cohérente de bout en bout afin qu’il n’y ait pas de collusion entre ces différents véhicules et pour qu’ils arrivent normalement à bon port. On appelle cela les techniques de multiplexage.

Avec toutes les plaintes qu’il y avait entre Yaoundé et Douala, entre Kribi et Edéa, entre Yaoundé et Bafoussam, on avait un réseau moins résilient, parce qu’il était bas débit. Mme la DG de Camtel a donc décidé l’an dernier de mettre en place ce projet exécuté par les ingénieurs de Camtel. Une première, car par le passé, on faisait appel aux partenaires Huawei ou Alcatel pour son implémentation. La DG a donc demandé que toute la migration de Kribi-Zamengué-Yaoundé-Zamengoué-Gangui soit faite par les ressources de Camtel ».

A ce jour avec la concrétisation de ce projet, sur le pipeline Tchad-Cameroun, Camtel est donc passé de 10 Gbps à 120 Gbps. « C’est quand même un grand bond, se réjouit Dieudonné Onomo. Ce qui permet que les services qui vont vers le Nord, vers l’Extrême-Nord et vers le Tchad peuvent donc passer à partir du pipeline. A l’époque, ces services étaient autour de 80 Gbps. Aujourd’hui, les 120 Gbps permettent de transporter tous les services qui quittent de Kribi pour Yaoundé et de Yaoundé vers Maroua et vers le Tchad. Orange, MTN, Sotel Tchad et SudaTchad faisaient la pression pour avoir les capacités supplémentaires, car 10Gbps c’était petit. C’était l’élément déclencheur qui a motivé la hiérarchie de Camtel à mettre en œuvre ce projet. Et aujourd’hui, tous sont satisfaits. »

50 milliards de F.CFA à lever pour les investissements en 2023

Camtel ne s’arrêtera pas là, rassure Eric benjamin Lamère. Il annonce que toujours dans le cadre de l’investissement dans les infrastructures, Camtel a déjà lancé des appels à manifestation d’intérêt pour recruter des structures qui vont installer la fibre optique à domicile (FTTH) dans de nombreuses villes du pays.

Pour lui, Camtel entend renouer avec l’investissement absent de ses stratégies depuis plus d’une décennie. « En matière d’investissement dans le secteur du mobile par exemple, Camtel envisage de réduire considérablement le fossé qui le sépare avec les autres opérateurs mobiles. Nous sommes en train de lever une cinquantaine de milliards de Francs Cfa pour l’extension du réseau mobile en 2023. Si les autres opérateurs sont à environ 2000 BTS, avec les 500 BTS que nous avons installés en trois ans et si nous mettons en place 500 BTS par an, vous voyez que nous allons rapidement rattraper notre retard et conquérir le marché de la 4G », indique-t-il.

Des investissements qui permettront à Camtel d’engranger davantage de clients et de propulser son chiffre d’affaires à 450 milliards de francs Cfa en 2025. C’est en tout cas le vœu et l’ambition des décideurs de Camtel.

(Source : Digital Business Africa, 8 mars 2023)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4827/5457 Régulation des télécoms
  • 392/5457 Télécentres/Cybercentres
  • 3721/5457 Economie numérique
  • 1938/5457 Politique nationale
  • 5345/5457 Fintech
  • 572/5457 Noms de domaine
  • 2220/5457 Produits et services
  • 1658/5457 Faits divers/Contentieux
  • 806/5457 Nouveau site web
  • 5457/5457 Infrastructures
  • 1967/5457 TIC pour l’éducation
  • 203/5457 Recherche
  • 257/5457 Projet
  • 3818/5457 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2047/5457 Sonatel/Orange
  • 1747/5457 Licences de télécommunications
  • 308/5457 Sudatel/Expresso
  • 1107/5457 Régulation des médias
  • 1409/5457 Applications
  • 1166/5457 Mouvements sociaux
  • 1858/5457 Données personnelles
  • 157/5457 Big Data/Données ouvertes
  • 652/5457 Mouvement consumériste
  • 400/5457 Médias
  • 697/5457 Appels internationaux entrants
  • 1806/5457 Formation
  • 108/5457 Logiciel libre
  • 2341/5457 Politiques africaines
  • 1107/5457 Fiscalité
  • 185/5457 Art et culture
  • 636/5457 Genre
  • 2107/5457 Point de vue
  • 1116/5457 Commerce électronique
  • 1811/5457 Manifestation
  • 352/5457 Presse en ligne
  • 139/5457 Piratage
  • 233/5457 Téléservices
  • 1059/5457 Biométrie/Identité numérique
  • 345/5457 Environnement/Santé
  • 370/5457 Législation/Réglementation
  • 390/5457 Gouvernance
  • 1953/5457 Portrait/Entretien
  • 160/5457 Radio
  • 850/5457 TIC pour la santé
  • 305/5457 Propriété intellectuelle
  • 70/5457 Langues/Localisation
  • 1163/5457 Médias/Réseaux sociaux
  • 2181/5457 Téléphonie
  • 209/5457 Désengagement de l’Etat
  • 1125/5457 Internet
  • 131/5457 Collectivités locales
  • 462/5457 Dédouanement électronique
  • 1296/5457 Usages et comportements
  • 1104/5457 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 604/5457 Audiovisuel
  • 3574/5457 Transformation digitale
  • 415/5457 Affaire Global Voice
  • 190/5457 Géomatique/Géolocalisation
  • 350/5457 Service universel
  • 712/5457 Sentel/Tigo
  • 192/5457 Vie politique
  • 1779/5457 Distinction/Nomination
  • 45/5457 Handicapés
  • 765/5457 Enseignement à distance
  • 802/5457 Contenus numériques
  • 636/5457 Gestion de l’ARTP
  • 203/5457 Radios communautaires
  • 1998/5457 Qualité de service
  • 495/5457 Privatisation/Libéralisation
  • 147/5457 SMSI
  • 529/5457 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2947/5457 Innovation/Entreprenariat
  • 1501/5457 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 56/5457 Internet des objets
  • 197/5457 Free Sénégal
  • 965/5457 Intelligence artificielle
  • 244/5457 Editorial
  • 14/5457 Gaming/Jeux vidéos
  • 34/5457 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous