OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Avril 2019 > Blaise Ahouantchédé, Dg GIM-UEMOA : « Apprendre à vivre avec la (…)

Blaise Ahouantchédé, Dg GIM-UEMOA : « Apprendre à vivre avec la problématique de cyberattaques »

lundi 8 avril 2019

Portrait/Entretien

Pour le Directeur Général du GIM-UEMOA, Blaise Ahouantchédé, même si les banques ont tant bien mal contré les cyberattaques, l’hyper-digitalisation présente des risques qu’il faut gérer au quotidien. Dans cet entretien, il appelle à apprendre à vivre avec la problématique de cyberattaques et se donner les moyens de s’en prémunir.

Des banques ont fait récemment l’objet de Cyberattaques dans la zone UEMOA. Faut-il s’inquiéter ?

Non, absolument pas, il n’ya pas lieu de s’inquiéter car ce qui est important c’est la capacité des banques à faire face à ces nouvelles formes de menaces. Je tiens d’ailleurs à les féliciter d’avoir réagi rapidement et à contenir le phénomène. Il se trouve que dans un monde de plus en plus connecté, l’hyper-digitalisation qui certes, contribue à la productivité et la rationalisation,présente des risques qu’il faut gérer au quotidien. Nous devons désormais apprendre à vivre avec la problématique de cyberattaque et se donner les moyens de s’en prémunir. Avec Internet et la généralisation des ordinateurs, des tablettes, des smartphones, de nombreuses fraudes ont vu le jour, avec des modes opératoires de plus en plus ingénieux et imprévisibles. C’est l’enjeu même de la cybersécurité et il me semble que tous les acteurs en sont conscients, que soient les Etats, les Banques Centrales, les organismes comme le GIM-UEMOA, les banques, les Institutions financières, les entreprises publiques et privées, les consommateurs, personne n’est à l’abri.

Y’a-t-il moyen d’y échapper aux attaques dans la zone UEMOA ?

Oui parfaitement. De plus en plus, on arrive à réduire les risques de cyberattaques mais cela requiert des moyens sophistiqués et un capital humain bien formé ayant une éthique irréprochable. Face à ces cybers-risques, tous les acteurs ont des rôles clé à jouer en fonction de leur positionnement dans la société tant dans le processus de prévention que dans le traitement. Les banques en font partie.

Si oui comment échapper ?

Dans un monde ouvert à Internet et de plus en plus numérique, on ne peut pas éviter les cyberattaques mais on peut se préparer à réduire leurs impacts voire les anéantir. Plusieurs solutions s’offrent aux acteurs. Par exemple, le respect scrupuleux des règles et normes sécuritaires, la mise en place du dispositif de management de risques et de contrôle interne, la formation, la sensibilisation, etc. sont,sans que la liste ne soit exhaustive, des outils efficaces de prévention et de lutte contre les cyberattaques et la cybercriminalité.

A titre illustratif, pour ce qui concerne le domaine des paiements électroniques et des services financiers digitaux, le GIM-UEMOA a depuis une dizaine d’années, proposé aux banques, des solutions très efficaces qui les mettent pratiquement à l’abri des attaques. Ces solutions qui sont opérationnelles sur notre écosystème ont permis de réduire à néant les attaques et les fraudes assimilées. Les solutions proposées par le GIM-UEMOA sont à la fois techniques, organisationnelles et humaines. Le volet technique se résume globalement à la mise en conformité aux normes internationales PCI DSS, EMV et 3Dsecure. Quant au volet organisationnel, le GIM-UEMOA a mis en place et pilote le groupe régional de sécurité et lutte contre la fraude qui édicte les règles, les mesures et recommandations des meilleures pratiques sécuritaires à l’endroit de ses membres. Pour le volet humain et non des moindres, le GIM-UEMOA assure des formations aux acteurs de la zone (personnel des banques, magistrats, policiers, gendarmes, douaniers…) ainsi que des actions de sensibilisation et d’éducation financière.

Le secteur bancaire n’est-il pas en train de payer les conséquences de la digitalisation ?

De nos jours, avec les normes internationales de plus en plus exigeantes, la gestion efficace et efficiente d’une banque ne peut plus se concevoir sans une automatisation appropriée des process bancaires. A cela, s’ajoutent les mutations qui apparaissent dans le paysage bancaire avec l’arrivée de nouveaux acteurs dans cette industrie, qui poussent tout naturellement les banques à revoir leur stratégie très orientée vers la digitalisation. La banque a besoin désormais du digital pour affronter la compétition de plus en plus rude de manière à maintenir et augmenter ses parts de marché. La digitalisation, tout en étant un réel atout pour les banques, devra justement s’opérer en intégrant entièrement la composante sécuritaire en amont et en aval du processus pour éviter de fragiliser leur business. En amont, il faut désormais considérer la sécurité comme un volet majeur de tout projet avec des analyses de risques conséquentes et, en aval se doter surtout des moyens de traiter les risques opérationnels importants liés aux nouvelles problématiques sécuritaires qui se posent avec la digitalisation.

A terme, ces attaques ne risquent elles pas de créer une réticence chez les usagers du système bancaire ?

Non, pas du tout. Les banques sont de plus en plus outillées pour mieux prendre en charge ces types de menaces dans toutes leurs dimensions. Elles devront assurer une meilleure gestion de la relation clientèle en renforçant la sensibilisation, la communication et l’éducation financière des usagers.Au demeurant, pour garder la confiance dans les usages des services financiers, les banques doivent respecter les règles et normes en matière de sécurité bancaire et de sécurisation des transactions.

Au travers par exemple de l’écosystème régional des paiements électroniques dans la zone UEMOA, un cadre de coopération a été clairement établi de manière consensuelle au niveau du GIM-UEMOA, avec l’appui de la BCEAO débouchant sur la mise en place et la gestion d’un certain nombre d’indicateurs de qualité de services et de sécurité. Les banques sont tenues de respecter ces exigences de qualité et de sécurité qui concurrent au renforcement de la confiance dans l’usage des services financiers de paiement.

Oumar Fédior

(Source : Le Soleil, 8 avril 2019)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4631/5736 Régulation des télécoms
  • 351/5736 Télécentres/Cybercentres
  • 3515/5736 Economie numérique
  • 1763/5736 Politique nationale
  • 5736/5736 Fintech
  • 523/5736 Noms de domaine
  • 2043/5736 Produits et services
  • 1479/5736 Faits divers/Contentieux
  • 744/5736 Nouveau site web
  • 5285/5736 Infrastructures
  • 1919/5736 TIC pour l’éducation
  • 187/5736 Recherche
  • 244/5736 Projet
  • 3925/5736 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1977/5736 Sonatel/Orange
  • 1604/5736 Licences de télécommunications
  • 280/5736 Sudatel/Expresso
  • 1020/5736 Régulation des médias
  • 1299/5736 Applications
  • 1060/5736 Mouvements sociaux
  • 1669/5736 Données personnelles
  • 133/5736 Big Data/Données ouvertes
  • 595/5736 Mouvement consumériste
  • 362/5736 Médias
  • 650/5736 Appels internationaux entrants
  • 1856/5736 Formation
  • 96/5736 Logiciel libre
  • 2263/5736 Politiques africaines
  • 1139/5736 Fiscalité
  • 167/5736 Art et culture
  • 587/5736 Genre
  • 1787/5736 Point de vue
  • 1265/5736 Commerce électronique
  • 1568/5736 Manifestation
  • 326/5736 Presse en ligne
  • 125/5736 Piratage
  • 207/5736 Téléservices
  • 945/5736 Biométrie/Identité numérique
  • 309/5736 Environnement/Santé
  • 346/5736 Législation/Réglementation
  • 356/5736 Gouvernance
  • 1842/5736 Portrait/Entretien
  • 147/5736 Radio
  • 746/5736 TIC pour la santé
  • 281/5736 Propriété intellectuelle
  • 59/5736 Langues/Localisation
  • 1095/5736 Médias/Réseaux sociaux
  • 2230/5736 Téléphonie
  • 190/5736 Désengagement de l’Etat
  • 1021/5736 Internet
  • 114/5736 Collectivités locales
  • 415/5736 Dédouanement électronique
  • 1232/5736 Usages et comportements
  • 1038/5736 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 554/5736 Audiovisuel
  • 3413/5736 Transformation digitale
  • 383/5736 Affaire Global Voice
  • 156/5736 Géomatique/Géolocalisation
  • 391/5736 Service universel
  • 673/5736 Sentel/Tigo
  • 176/5736 Vie politique
  • 1556/5736 Distinction/Nomination
  • 35/5736 Handicapés
  • 765/5736 Enseignement à distance
  • 687/5736 Contenus numériques
  • 592/5736 Gestion de l’ARTP
  • 179/5736 Radios communautaires
  • 1955/5736 Qualité de service
  • 447/5736 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5736 SMSI
  • 476/5736 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2903/5736 Innovation/Entreprenariat
  • 1357/5736 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5736 Internet des objets
  • 174/5736 Free Sénégal
  • 615/5736 Intelligence artificielle
  • 203/5736 Editorial
  • 5/5736 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5736 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous