OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2023 > Juin 2023 > Benoît Grunemwald, expert en cybersécurité : « Il existe des cybercriminels (…)

Benoît Grunemwald, expert en cybersécurité : « Il existe des cybercriminels motivés par la déstabilisation de l’État »

vendredi 16 juin 2023

Portrait/Entretien

Les attaques récentes des serveurs de sites web officiels de l’État et certains médias proches du gouvernement revendiquées par « Mysterious Team Bangladesh » rappellent, aujourd’hui, la nécessité de faire face aux cyberharceleurs. Parmi ces derniers, explique Benoît Grunemwald, expert en cybersécurité chez Eset France et Afrique francophone, certains sont motivés par l’appât du gain, d’autres par le « hacktivisme », en d’autres termes, la déstabilisation de l’État.

Le Sénégal a fait récemment l’objet d’une attaque des serveurs de sites web officiels de l’État revendiquée par « Mysterious Team Bangladesh ». Comment expliquez-vous ce genre d’attaque ?

Cette action a rendu indisponibles des sites internet de manière temporaire. Cette technique est qualifiée de Déni de service distribué (DDoS en anglais). Ce type d’attaque n’entre pas dans une catégorie que nous pouvons qualifier de techniquement avancée. Son fonctionnement est simple à expliquer : de nombreux ordinateurs contrôlés par les pirates tentent de joindre les sites internet visés par l’attaque. Face au trop grand nombre de demandes, les sites ne sont plus disponibles pour les utilisateurs légitimes. Les sites « tombent » sous la pression. C’est spectaculaire et très visuel, pénalisant pour les utilisateurs, mais cela n’augure pas forcément de conséquences graves. Ces attaques sont monnaie courante et visent de nombreux sites quotidiennement, qu’ils soient étatiques ou marchands. D’autres sites ont d’ailleurs été visés, tels que celui de la Poste française.

Qui sont ces cyberharceleurs et que cherchent-ils véritablement ?

Sans mener d’investigation, il est compliqué de déterminer les objectifs précis des cyberattaquants. En général, ce type d’attaque vise à augmenter la visibilité du groupe d’attaquants et attirer les projecteurs afin d’alerter l’opinion publique… Quant à l’origine des cybercriminels, je laisse le soin de leurs attributions géographiques, politiques ou à des personnes physiques aux autorités.

Malgré un fort investissement dans le numérique ces dernières années, il y a une certaine vulnérabilité du Sénégal par rapport à ces attaques…

Ce serait confondre vitesse et précipitation que de déterminer le niveau global de résistance aux cyberattaques d’un pays, en se basant sur l’attaque (Ddos) d’un site internet. En effet, ces attaques sont courantes et visibles, mais généralement sans grandes conséquences.

Quelles peuvent être les conséquences de ces attaques sur le plan économique et politique ?

D’un point de vue économique, il faut prendre en compte le temps d’indisponibilité des sites concernés et les multiplier par le chiffre d’affaires qui n’a pas pu être réalisé durant ce laps de temps. Concernant un site étatique, l’impact est proche de zéro. En revanche, au niveau politique, les conséquences peuvent être plus importantes. À court terme, on peut noter une perte de confiance de la population envers les institutions, car les sites visés n’étant plus disponibles, il est aisé de croire (ou de faire croire) que l’attaque est d’envergure, alors qu’il n’en est rien.

Que doit faire le Sénégal pour faire face à ce genre de sabotage ?

Les attaques dites par déni de service distribué sont courantes, il existe de nombreuses solutions pour faire face à celles-ci. Mais les moyens déployés par les cyberattaquants ne rendent pas la tâche des défenseurs aisée. En effet, il faut filtrer les demandes d’accès légitimes tout en écartant les demandes illégitimes. Pour protéger leurs sites internet, les institutions comme les sites marchands ont recours à des solutions payantes ou différentes techniques de filtrage. D’un point de vue personnel, il convient de protéger ses appareils, smartphone, objets connectés ou ordinateur, afin qu’ils ne soient pas utilisés dans le but de saturer un site internet, c’est-à-dire prendre part, à son insu, à une attaque de ce type.

Au Sénégal, les dernières attaques ont ciblé des institutions de la République et sites de médias réputés proches du gouvernement, alors que généralement, ce sont les banques qui sont attaquées… Pourquoi ?

Il existe plusieurs catégories de cybercriminels, certains sont motivés par l’appât du gain, d’autres par le « hacktivisme » ou la déstabilisation de l’État. L’attaque d’une banque peut permettre de jouer sur les deux tableaux. Si l’attaque réussit et que les cybercriminels arrivent à détourner des fonds, ils sapent la confiance envers ladite banque, tout autant qu’ils collectent des fonds. Dans le cas d’une attaque ciblant les institutions, on peut estimer que l’objectif principal est la déstabilisation. Dans ce cas, les attaquants doivent tirer des revenus d’autres activités que cette attaque. C’est aux forces de l’ordre et à la justice que revient la tâche de découvrir qui se cache derrière ces attaques.

Propos recueillis par Ibrahima Ba

(Source : Le Soleil, 16 juin 2023)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2333/2839 Régulation des télécoms
  • 182/2839 Télécentres/Cybercentres
  • 1778/2839 Economie numérique
  • 917/2839 Politique nationale
  • 2839/2839 Fintech
  • 268/2839 Noms de domaine
  • 1169/2839 Produits et services
  • 747/2839 Faits divers/Contentieux
  • 375/2839 Nouveau site web
  • 2757/2839 Infrastructures
  • 927/2839 TIC pour l’éducation
  • 95/2839 Recherche
  • 121/2839 Projet
  • 1803/2839 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1123/2839 Sonatel/Orange
  • 822/2839 Licences de télécommunications
  • 144/2839 Sudatel/Expresso
  • 526/2839 Régulation des médias
  • 785/2839 Applications
  • 533/2839 Mouvements sociaux
  • 847/2839 Données personnelles
  • 67/2839 Big Data/Données ouvertes
  • 299/2839 Mouvement consumériste
  • 180/2839 Médias
  • 325/2839 Appels internationaux entrants
  • 875/2839 Formation
  • 48/2839 Logiciel libre
  • 1280/2839 Politiques africaines
  • 507/2839 Fiscalité
  • 85/2839 Art et culture
  • 297/2839 Genre
  • 888/2839 Point de vue
  • 596/2839 Commerce électronique
  • 741/2839 Manifestation
  • 164/2839 Presse en ligne
  • 64/2839 Piratage
  • 113/2839 Téléservices
  • 497/2839 Biométrie/Identité numérique
  • 154/2839 Environnement/Santé
  • 173/2839 Législation/Réglementation
  • 178/2839 Gouvernance
  • 903/2839 Portrait/Entretien
  • 73/2839 Radio
  • 423/2839 TIC pour la santé
  • 142/2839 Propriété intellectuelle
  • 29/2839 Langues/Localisation
  • 562/2839 Médias/Réseaux sociaux
  • 1045/2839 Téléphonie
  • 97/2839 Désengagement de l’Etat
  • 565/2839 Internet
  • 59/2839 Collectivités locales
  • 218/2839 Dédouanement électronique
  • 564/2839 Usages et comportements
  • 526/2839 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 283/2839 Audiovisuel
  • 1789/2839 Transformation digitale
  • 193/2839 Affaire Global Voice
  • 78/2839 Géomatique/Géolocalisation
  • 167/2839 Service universel
  • 336/2839 Sentel/Tigo
  • 89/2839 Vie politique
  • 816/2839 Distinction/Nomination
  • 17/2839 Handicapés
  • 353/2839 Enseignement à distance
  • 348/2839 Contenus numériques
  • 296/2839 Gestion de l’ARTP
  • 91/2839 Radios communautaires
  • 939/2839 Qualité de service
  • 218/2839 Privatisation/Libéralisation
  • 74/2839 SMSI
  • 241/2839 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1376/2839 Innovation/Entreprenariat
  • 680/2839 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2839 Internet des objets
  • 85/2839 Free Sénégal
  • 419/2839 Intelligence artificielle
  • 100/2839 Editorial
  • 2/2839 Gaming/Jeux vidéos
  • 13/2839 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous