OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Novembre > Bataille autour de la validité de la licence de Tigo : Le contentieux Etat (…)

Bataille autour de la validité de la licence de Tigo : Le contentieux Etat du Sénégal-Millicom vidé à Paris le 30 novembre

vendredi 25 novembre 2011

Licences de télécommunications

Après trois ans de procédure judiciaire, le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) va ouvrir, le 30 novembre prochain à Paris, le procès entre l’Etat du Sénégal et Tigo, filiale de Millicom international cellular. Au terme de cette audience, l’avenir de Tigo au Sénégal sera connu.

Tigo joue son avenir au Sénégal. La validité de sa licence va se décidera Paris. Le jugement de fond du contentieux qui oppose la multinationale, Millicom international cellular, maison-mère de Tigo-Sénégal, à l’Etat du Sénégal, démarre le 30 novembre prochain. L’affaire sera vidée au terme de l’audience convoquée par le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). La juridiction basée à Washington a délocalisée l’audience à Paris, à la
Chambre internationale d’arbitrage de Paris. Elle est installée sur un batiment qui trône sur la grande avenue Kléber, à côté de la place mythique du Trocadéro. C’est parti pour un marathon judiciaire d’une dizaine de jours entre les eux parties.

Le jugement de fond porte dur l’audience des deux parties et la présentation des arguments par les conseils. L’Etat du Sénégal qui réclame 100 milliards de francs Cfa à Tigo pour l’exploitation de sa licence de téléphonie, sera représenté par l’agent judiciaire, le cabinet François Sarr et associés, le cabinet Rémy Fermier et le professeur Michel de Guillenchmidt, avocat au barreau de Paris et Doyen honoraire de l’Université Paris Descartes (Ndlr : modérateur du séminaire sur la validé de la candidature de M° Wade à l’élection présidentielle de 2012). Des personnalité informées du dossier rapportent que M. de Guillenchmidt a profité de son séjour dakarois pour rencontrer des autorités sénégalaises concernées par le dossier « pour mieux préparer la défense du Sénégal à l’audience du 30 novembre prochain ».

Thierno Ousmane Sy aux côtés des conseillers de l’Etat

Ce ne sont pas les seuls conseillers juridiques qui sont convoqués pour être entendus par le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Le Ministre de la Communication des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication, Moustapha Guirassy, y est annoncé. Mais jusqu’à hier 22 heures, il confiait n’avoir pas encore reçu de convocation pour l’audience du 30 novembre prochain. Il a aussi engagé le Directeur Général de l’Agence de Régulation des Télécommunications Publiques (Artp), M. Ndongo Diaw, qui n’a pas non plus reçu de convocation dans ce sens. Seulement des investigations menées par l’Observateur, il ressort que l’Etat du Sénégal sera représenté par l’agent judiciaire de l’Etat.

Témoin

Si la présence du ministre de tutelle devant le Cirdi n’est pas confirmée, celle du conseiller du Chef de l’Etat en techniques de l’information et de la communication (Tic), Thierno Ousmane Sy est confirmée. Ce dernier, confient ses proches, sera entendu à titre de témoin. Les mêmes sources ajoutent que que M. Sy va quitter Washington en début de semaine pour se rendre à Paris.

La partie sénégalaise fera face à Me Boucounta Diallo et le cabinet anglo-américain (Allen & Overy) qui défendent les intérêts de la multinationale Millicom international cellular. L’avocat sénégalais s’est envolé hier, pour la capitale française, pour harmoniser ses positions avec celles du cabinet anglo-américain. Déjà, le décor est campé, car Millicomcampe toujours sur sa position en convoquant l’appel d’offres de 1998 de l’Etat du Sénégal qui lui a attribué la licence pour justifier la validité de sa licence.

D’anciens ministres socialistes déjà entendus

Compte tenu des nombreuses conclusions déposées par chacune des parties et les auditions de plusieurs témoins, le procès risque de tirer en longueur. Depuis la saisine du Cirdi, les conseillers des deux parties ont été appelés à déposer leurs conclusions. Il s’y ajoute que toutes les personnalités qui sont intervenues dans la procédure d’attribution de la licence de téléphonie à Tigo ont été saisies par le Cirdi pour recueillir leurs témoignages. C’est dans ce cadre que d’anciens ministre de la Communication sous le régime de l’ex-Président Abdou Diouf et ceux du régime libéral en cours ont été entendus à tire de témoins.

Histoire

Le contentieux entre Millicom et l’Etat du Sénégal est parti de l’alternance politique. Après son accession au pouvoir, le pouvoir libéral a jugé que « Sentel (devenue Tigo) a obtenu sa licence en juillet 1988 dans des conditions illégales ». Pour la partie gouvernementale, « l’attribution de licences donnait lieu au versement des droits de tickets d’entrée et les versements étaient fixés selon les règles internationales ». Après avoir mené des enquêtes sur l’attribution de la licence, l’Etat a envoyé une facture de 100 milliards de francs Cfa à payer pour continuer à exploiter sa licence. Une offre que rejette la multinationale. Celle-ci déclare avoir acquis sa licence légalement pour une durée de 20 ans (Ndlr : 1998-2018), à la suite d’un appel d’offres.

Le contentieux a connu plusieurs rebondissements entre le Tribunal régional hors classe de Dakar et le Cirdi. Le 10 décembre 2009, le Tribunal arbitral international de Paris avait rendu une décision recommandant à Dakar de suspendre les poursuites déclenchées contre Sentel. Le Sénégal, qui est signataire de la Convention de Washington, a accepté la recommandation de cette juridiction de la Banque mondiale. Du coup, le Tribunal civil et commercial de Dakar qui devait rendre une décision le 23 décembre 2009 dans cette affaire était obligé de renvoyer sine die son verdict.

Mamadou Seck

(Source : L’Observateur, 25 novembre 2011)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6646/6646 Régulation des télécoms
  • 522/6646 Télécentres/Cybercentres
  • 3452/6646 Economie numérique
  • 2651/6646 Politique nationale
  • 6164/6646 Fintech
  • 520/6646 Noms de domaine
  • 1982/6646 Produits et services
  • 1484/6646 Faits divers/Contentieux
  • 765/6646 Nouveau site web
  • 5074/6646 Infrastructures
  • 1944/6646 TIC pour l’éducation
  • 197/6646 Recherche
  • 275/6646 Projet
  • 3778/6646 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1990/6646 Sonatel/Orange
  • 1598/6646 Licences de télécommunications
  • 277/6646 Sudatel/Expresso
  • 1027/6646 Régulation des médias
  • 1316/6646 Applications
  • 1075/6646 Mouvements sociaux
  • 1681/6646 Données personnelles
  • 127/6646 Big Data/Données ouvertes
  • 602/6646 Mouvement consumériste
  • 382/6646 Médias
  • 644/6646 Appels internationaux entrants
  • 1843/6646 Formation
  • 99/6646 Logiciel libre
  • 2153/6646 Politiques africaines
  • 1151/6646 Fiscalité
  • 179/6646 Art et culture
  • 617/6646 Genre
  • 2469/6646 Point de vue
  • 1225/6646 Commerce électronique
  • 1575/6646 Manifestation
  • 338/6646 Presse en ligne
  • 133/6646 Piratage
  • 247/6646 Téléservices
  • 922/6646 Biométrie/Identité numérique
  • 311/6646 Environnement/Santé
  • 348/6646 Législation/Réglementation
  • 358/6646 Gouvernance
  • 1811/6646 Portrait/Entretien
  • 163/6646 Radio
  • 745/6646 TIC pour la santé
  • 285/6646 Propriété intellectuelle
  • 64/6646 Langues/Localisation
  • 1077/6646 Médias/Réseaux sociaux
  • 2351/6646 Téléphonie
  • 191/6646 Désengagement de l’Etat
  • 1039/6646 Internet
  • 116/6646 Collectivités locales
  • 435/6646 Dédouanement électronique
  • 1176/6646 Usages et comportements
  • 1035/6646 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 606/6646 Audiovisuel
  • 3328/6646 Transformation digitale
  • 385/6646 Affaire Global Voice
  • 168/6646 Géomatique/Géolocalisation
  • 384/6646 Service universel
  • 668/6646 Sentel/Tigo
  • 188/6646 Vie politique
  • 1542/6646 Distinction/Nomination
  • 38/6646 Handicapés
  • 769/6646 Enseignement à distance
  • 693/6646 Contenus numériques
  • 590/6646 Gestion de l’ARTP
  • 209/6646 Radios communautaires
  • 1893/6646 Qualité de service
  • 506/6646 Privatisation/Libéralisation
  • 182/6646 SMSI
  • 532/6646 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2852/6646 Innovation/Entreprenariat
  • 1359/6646 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/6646 Internet des objets
  • 172/6646 Free Sénégal
  • 594/6646 Intelligence artificielle
  • 198/6646 Editorial
  • 4/6646 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/6646 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous