OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2003 > Décembre > Au cœur d’une révolution

Au cœur d’une révolution

mercredi 17 décembre 2003

SMSI

De quoi s’agit-il ? L’Afrique, représentée par le président Wade, était allée à Genève pour se faire entendre. L’Afrique était allée pour affirmer sa présence et non simplement, comme cela a été, pendant très longtemps, souvent le cas, jouer aux figurants d’un film dont l’instant décisif lui échappe. L’Afrique était allée, non pas comme simple invité, mais comme acteur légitime dans ce qui se joue d’essentiel sur la scène mondiale. Oui, nous vivons une époque profondément marquée par l’émergence d’un nouvel espace de compétition dont la maîtrise commande le succès de toute entreprise de progrès social, économique, scientifique, culturel et intellectuel. L’information, au sens anglo-saxon, est devenue le biais pour l’accès aux ressources, lequel accès est la base pour qu’enfin chacun goûte aux fruits de l’effort collectif et individuel et se sente heureux et joyeux sur cette terre condamnée à être une et indivisible. C’est qu’en effet, la révolution informationnelle qui se déroule sous nos yeux n’est pas seulement propre à un secteur de la vie des nations. Elle est transversale, pour ne pas dire « radiale » pour utiliser le jargon des experts. Nous voici dans la possibilité, jadis inimaginable, d’accéder à l’information à la vitesse de la lumière, dans la possibilité, jadis insoupçonnée, de bénéficier des ressources de la recherche et de la formation à partir d’un terminal, dans la possibilité inouïe d’accéder aux ressources de la médecine grâce à la télé-médecine, dans la possibilité d’améliorer sensiblement des productions agricoles et des procédés de transformation à peu de frais, dans la possibilité de communiquer, de plus en plus, dans l’espace-monde à moindre coût. Il est aujourd’hui établi que si les Etats-Unis ont atteint leur niveau de développement, ainsi que l’Europe, ainsi que le Japon, ainsi que les pays dits émergents, c’est grâce aussi et surtout à de puissants systèmes d’information qui ont été des paramètres, et non simplement des variables, dans la maîtrise de leur environnement et des flux d’échanges dans le monde, mais aussi des boulevards ouverts de l’invention et l’innovation. Oui, l’information est en train de réorganiser le monde, de redisposer l’espace et de changer les figures et les représentations que nous avons toujours eues du temps, donc de l’emprise sur nos destins. Or, le marché de l’information est aujourd’hui largement dominé par l’Amérique du Nord (plus de 60%), l’Europe et le Japon (environ 30%) et le reste réparti entre les autres parties du monde, avec moins de 1% pour l’Afrique. Enjeu politique donc, mais simplement enjeu humain avec de forts relents existentiels. Là réside le sens et la portée de l’exercice de Genève qui n’est qu’une étape dans un processus motivé par ce constat de taille que l’humanité ne peut être celle de tous si des milliards d’individus sont maintenus à la marge de ce qui est en train de tisser son devenir et qui peut être un formidable raccourci dans le long combat contre la misère et l’injustice. En d’autres termes, Genève est un jalon dans la lutte contre ce qui a été nommé gap numérique, ou encore fracture numérique, ou encore fossé numérique grâce au principe de solidarité numérique proposé, défendu et vulgarisé par le président Wade. Principe de solidarité aujourd’hui accepté par l’ensemble de la Communauté internationale. Mais, comment traduire ce principe dans la réalité, afin que les pays les moins nantis ne soient pas les lointaines banlieues de la révolution qui se déroule sous nos yeux ? Avec l’Afrique et tous les pays du Sud, le président Wade a proposé l’idée d’un Fonds de solidarité numérique comme mécanisme spécifique. Le principe est retenu et le Fonds existe déjà avec des participations financières et des annonces de participation. Que certains « grands » pays suggèrent qu’il y ait une étude ne peut nullement amoindrir cet acquis. Et nos confrères du quotidien français « Le Monde » (édition du dimanche 14-lundi 15 décembre 2003, p. 5) l’ont parfaitement perçu : « Bref, la proposition sénégalaise a pris corps- modestement, mais résolument- avant l’assentiment général des Etats. M. Wade avait eu la perspicacité de ne pas se tourner seulement vers les circuits étatiques de l’aide publique au développement, et de proposer, par exemple, une contribution d’un dollar sur l’achat de tout ordinateur ou toute autre formule de participation volontaire ou privée. Cette démarche est en passe de séduire ». Une telle démarche continuera d’autant plus de séduire qu’elle est soutenue, et elle est soutenue parce qu’elle correspond à une aspiration générale des peuples du Sud et des bonnes volontés du Nord. Voilà pourquoi l’Afrique, qui en a été l’auteur par le biais du Sénégal et de son président, Coordonnateur du Volet, entre autres, des Nouvelles technologies de l’information et de la communication du Nepad, doit renforcer son engagement et sa mobilisation afin que le Fonds de solidarité numérique bénéficie effectivement à ses peuples. Non pas seulement du point de vue de l’accès aux infrastructures, mais aussi en tant qu’acteur majeur dans la création et la diffusion des contenus, autre question discutée depuis les premières initiatives préparatoires du Sommet mondial de la société de l’information. L’Afrique doit être ainsi fière d’avoir été à l’origine d’un consensus mondial sur la base de concepts qu’elle a elle-même proposés.

EL HADJ HAMIDOU KASSE

(Source : Le Soleil 17 décembre 2003)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4660/5757 Régulation des télécoms
  • 362/5757 Télécentres/Cybercentres
  • 3492/5757 Economie numérique
  • 1937/5757 Politique nationale
  • 5553/5757 Fintech
  • 522/5757 Noms de domaine
  • 2319/5757 Produits et services
  • 1486/5757 Faits divers/Contentieux
  • 745/5757 Nouveau site web
  • 5757/5757 Infrastructures
  • 1752/5757 TIC pour l’éducation
  • 193/5757 Recherche
  • 245/5757 Projet
  • 3488/5757 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2306/5757 Sonatel/Orange
  • 1621/5757 Licences de télécommunications
  • 300/5757 Sudatel/Expresso
  • 1047/5757 Régulation des médias
  • 1420/5757 Applications
  • 1075/5757 Mouvements sociaux
  • 1699/5757 Données personnelles
  • 131/5757 Big Data/Données ouvertes
  • 600/5757 Mouvement consumériste
  • 365/5757 Médias
  • 657/5757 Appels internationaux entrants
  • 1716/5757 Formation
  • 95/5757 Logiciel libre
  • 2623/5757 Politiques africaines
  • 1041/5757 Fiscalité
  • 168/5757 Art et culture
  • 590/5757 Genre
  • 1796/5757 Point de vue
  • 1039/5757 Commerce électronique
  • 1516/5757 Manifestation
  • 324/5757 Presse en ligne
  • 128/5757 Piratage
  • 211/5757 Téléservices
  • 1012/5757 Biométrie/Identité numérique
  • 317/5757 Environnement/Santé
  • 345/5757 Législation/Réglementation
  • 363/5757 Gouvernance
  • 1850/5757 Portrait/Entretien
  • 148/5757 Radio
  • 901/5757 TIC pour la santé
  • 284/5757 Propriété intellectuelle
  • 58/5757 Langues/Localisation
  • 1081/5757 Médias/Réseaux sociaux
  • 2220/5757 Téléphonie
  • 193/5757 Désengagement de l’Etat
  • 1107/5757 Internet
  • 116/5757 Collectivités locales
  • 417/5757 Dédouanement électronique
  • 1150/5757 Usages et comportements
  • 1043/5757 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 561/5757 Audiovisuel
  • 3521/5757 Transformation digitale
  • 402/5757 Affaire Global Voice
  • 158/5757 Géomatique/Géolocalisation
  • 326/5757 Service universel
  • 687/5757 Sentel/Tigo
  • 175/5757 Vie politique
  • 1648/5757 Distinction/Nomination
  • 34/5757 Handicapés
  • 739/5757 Enseignement à distance
  • 690/5757 Contenus numériques
  • 590/5757 Gestion de l’ARTP
  • 184/5757 Radios communautaires
  • 1852/5757 Qualité de service
  • 444/5757 Privatisation/Libéralisation
  • 139/5757 SMSI
  • 546/5757 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2787/5757 Innovation/Entreprenariat
  • 1382/5757 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5757 Internet des objets
  • 171/5757 Free Sénégal
  • 812/5757 Intelligence artificielle
  • 202/5757 Editorial
  • 4/5757 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5757 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous