OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Février > « Au Sénégal, Orange fournit plus de 10% des recettes de l’Etat »

« Au Sénégal, Orange fournit plus de 10% des recettes de l’Etat »

mardi 21 février 2012

Sonatel/Orange

Le groupe Sonatel, dont France Télécom Orange est l’actionnaire principal (42%) à côté de l’Etat du Sénégal (27%), est présent dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest : le Sénégal, son marché historique, le Mali, la République de Guinée et la Guinée-Bissau. Avec 14,5 millions de clients, il a réalisé un peu moins de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2011, ce qui en fait l’une des premières entreprises de la région. Son directeur général adjoint Jérôme Hénique fait le point sur le marché des télécoms en Afrique de l’Ouest, à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle au Sénégal.

Vous avez connu une croissance vertigineuse ces dernières années, qui s’est ralentie depuis...

Nous sommes encore en croissance : le chiffre d’affaires a progressé de 6% en 2011. Certes, ce n’est plus une croissance à deux chiffres comme Sonatel en avait il y a quelques années. Nous avons deux groupes de pays, d’un côté le Sénégal et le Mali qui sont deux marchés très mûrs où le taux de pénétration du mobile dépasse les 75% et où la croissance ralentit, et de l’autre la République de Guinée et la Guinée-Bissau, où le taux de pénétration est inférieur à 50% et la croissance encore forte.

Quels sont les prochains potentiels de croissance ?

D’abord, nous pensons que le taux de pénétration va dépasser les 100%, aller jusque 130% comme à Dakar, la capitale. Il faut compter le nombre de cartes Sim par habitant, et non le nombre de mobiles par habitant, parce que les usagers sont multi-Sim.

Ensuite, il y a un potentiel de croissance important sur l’internet mobile, comme ça a été le cas en Europe. On est sur le tout début de la courbe, mais nous avons déjà des croissances exponentielles, parce que l’Internet fixe est sous-développé. Sonatel a 100.000 clients ADSL grand public au Sénégal, mais 6 millions de clients mobile, qui vont peu à peu utiliser les services multimédia sur leurs téléphones, mais aussi sur les tablettes. L’enjeu pour nous, c’est de déployer le réseau 3G.

Les forfaits n’ont pas la cote au Sénégal. Les clients préfèrent acheter du « crédit » qu’ils consomment à disposition...

Le client est habitué à consommer de cette façon-là. En fonction de ce qu’il a dans la poche, il achète des recharges. A 95%, le marché, c’est le prépayé. On n’en est pas à l’étape du postpayé, sauf pour les professionnels et quelques clients Premium, qui peuvent avoir la Livebox, la télé Orange, etc. Mais dans l’entrée de marché et le milieu de marché, c’est le prépayé qui domine, que ce soit pour la voix ou l’internet mobile.

Vous avez lancé il y a près de deux ans le service Orange Money, qui n’existe pas en Europe. Qu’est-ce que c’est ?

C’est une spécificité de notre marché, qui doit répondre à la faible bancarisation de nos clients. Orange Money est un compte virtuel mobile sur lequel vous déposez de l’argent en liquide, auprès des points de vente Orange. Vous pouvez ensuite transférer de l’argent à vos amis, payer vos factures d’internet, de télé ou acheter du crédit à partir de votre téléphone… C’est un vrai porte-monnaie électronique. Ca se développe assez vite : on avait déjà 600.000 clients à la fin de l’année 2011. On n’est pas dans une logique de marge – les commissions sont assez faibles, 2 à 3% - mais d’investissement à long terme. Quand les clients seront habitués à téléphoner, surfer sur internet et payer leurs factures sur leur mobile, ils seront beaucoup plus fidèles à Orange. Nous ne voulons pas nous transformer en banque.

Considérez-vous que l’Etat sénégalais profite de vos revenus importants pour vous surtaxer ?

Nous sommes beaucoup plus taxés que les autres secteurs de l’économie du pays, ce qui est contradictoire avec le fait qu’on est parmi les plus gros contributeurs de la croissance. Le groupe Sonatel, c’est plus de 100.000 emplois indirects au Sénégal et dans les trois autres pays et plus de 10% des recettes de l’Etat sénégalais. En 2011, nous avons versé plus de 180 milliards de francs CFA (275 millions d’euros environ) à l’Etat. Au-delà de la TVA et l’impôt sur les sociétés, Sonatel doit payer une redevance sur l’utilisation du réseau téléphonique, qui a augmenté de 2 à 5% l’an dernier et une contribution au développement de l’énergie et des télécoms, à hauteur de 3% de son chiffre d’affaires. L’Etat a décidé par ailleurs de surtaxer les appels entrants de l’étranger, en figeant les prix par décret, avec une augmentation de 75%. Une minute d’appel de France au Sénégal coûte désormais 141 francs CFA (21 centimes), dont 49 vont à l’Etat sénégalais si c’est un appel mobile et 75 s’il s’agit du fixe.

Depuis cette décision, on a vu le nombre de minutes entrant au Sénégal chuter de façon rapide, plus de 17% entre le mois d’octobre et la fin 2011, et 25% depuis le début de l’année. Ca pénalise tout le monde : le consommateur de la diaspora qui appelle de l’étranger, le consommateur sénégalais sur qui on a répercuté une partie de la hausse pour ne pas vendre à perte et l’opérateur que nous sommes. Mais ça va impacter également l’Etat, qui va toucher moins d’impôts, moins de taxes et moins de dividendes. On se bat contre cette pression fiscale.

Jérôme Lefilliâtre

(Source : Challenges, 21 février 2012)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4703/5209 Régulation des télécoms
  • 366/5209 Télécentres/Cybercentres
  • 3667/5209 Economie numérique
  • 1887/5209 Politique nationale
  • 5016/5209 Fintech
  • 557/5209 Noms de domaine
  • 2900/5209 Produits et services
  • 1539/5209 Faits divers/Contentieux
  • 777/5209 Nouveau site web
  • 5209/5209 Infrastructures
  • 1707/5209 TIC pour l’éducation
  • 191/5209 Recherche
  • 251/5209 Projet
  • 4300/5209 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1837/5209 Sonatel/Orange
  • 1644/5209 Licences de télécommunications
  • 296/5209 Sudatel/Expresso
  • 1036/5209 Régulation des médias
  • 1358/5209 Applications
  • 1099/5209 Mouvements sociaux
  • 1749/5209 Données personnelles
  • 136/5209 Big Data/Données ouvertes
  • 620/5209 Mouvement consumériste
  • 381/5209 Médias
  • 671/5209 Appels internationaux entrants
  • 1865/5209 Formation
  • 99/5209 Logiciel libre
  • 2276/5209 Politiques africaines
  • 1022/5209 Fiscalité
  • 172/5209 Art et culture
  • 616/5209 Genre
  • 1876/5209 Point de vue
  • 1043/5209 Commerce électronique
  • 1505/5209 Manifestation
  • 347/5209 Presse en ligne
  • 144/5209 Piratage
  • 213/5209 Téléservices
  • 968/5209 Biométrie/Identité numérique
  • 316/5209 Environnement/Santé
  • 387/5209 Législation/Réglementation
  • 423/5209 Gouvernance
  • 1941/5209 Portrait/Entretien
  • 159/5209 Radio
  • 858/5209 TIC pour la santé
  • 308/5209 Propriété intellectuelle
  • 62/5209 Langues/Localisation
  • 1123/5209 Médias/Réseaux sociaux
  • 2068/5209 Téléphonie
  • 209/5209 Désengagement de l’Etat
  • 1057/5209 Internet
  • 121/5209 Collectivités locales
  • 522/5209 Dédouanement électronique
  • 1243/5209 Usages et comportements
  • 1075/5209 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 587/5209 Audiovisuel
  • 3246/5209 Transformation digitale
  • 401/5209 Affaire Global Voice
  • 163/5209 Géomatique/Géolocalisation
  • 337/5209 Service universel
  • 704/5209 Sentel/Tigo
  • 193/5209 Vie politique
  • 1648/5209 Distinction/Nomination
  • 39/5209 Handicapés
  • 733/5209 Enseignement à distance
  • 741/5209 Contenus numériques
  • 620/5209 Gestion de l’ARTP
  • 186/5209 Radios communautaires
  • 1908/5209 Qualité de service
  • 453/5209 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5209 SMSI
  • 488/5209 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2769/5209 Innovation/Entreprenariat
  • 1373/5209 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5209 Internet des objets
  • 177/5209 Free Sénégal
  • 681/5209 Intelligence artificielle
  • 213/5209 Editorial
  • 27/5209 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous