OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Avril 2018 > Argent mobile et inclusion financière : les clés pour réussir dans une (…)

Argent mobile et inclusion financière : les clés pour réussir dans une économie émergente selon McKinsey

mardi 10 avril 2018

Fintech

« Deux milliards de personnes et 200 millions de petites entreprises dans les économies émergentes n’ont pas accès à l’épargne et au crédit formels. » En plus d’être un enjeu crucial d’inclusion financière, cette cible représente une formidable opportunité de croissance pour les fournisseurs de services financiers mobiles. Utiliser l’argent mobile comme un pont vers ces marchés qui attendent d’être défrichés va permettre à ces fournisseurs d’atteindre plus de 1,6 milliard de nouveaux clients et augmenter de 2,1 millions de dollars le volume des prêts accordés aux particuliers et aux entreprises.

Ces fournisseurs pourront également accroître leurs chiffres d’affaires de 4 000 milliards de dollars au total en développant des produits et services innovants qui vont bien au-delà des paiements standards pour atteindre les personnes non bancarisées. Les fournisseurs de services financiers existants devraient eux-aussi pouvoir profiter du potentiel de croissance de l’industrie du mobile money. « En mettant en place des capacités de financement numérique et de nouveaux modèles économiques couvrant de nouvelles formes de services financiers basés sur les données », ils devraient pouvoir « réduire leurs coûts directs de fonctionnement de 400 milliards de dollars par an ».

Toutes ces promesses de développement sont annoncées par le cabinet McKinsey & Company dans son rapport intitulé : « Mobile money in emerging markets : The business case for financial inclusion » (L’argent mobile dans les marchés émergents : l’analyse de rentabilisation pour l’inclusion financière). Publié en mars 2018, ce rapport analyse l’environnement d’incertitudes auquel sont confrontés les fournisseurs de services financiers qui cherchent à exploiter le potentiel de croissance du Mobile money. Il s’agit notamment du paysage réglementaire, du fonctionnement de la chaîne de valeur de l’argent mobile et du comportement des utilisateurs.

Réglementation. De cette étude, il ressort que le cadre réglementaire peut impacter négativement la rentabilité des fournisseurs d’argent mobile ; ralentir l’inclusion financière ; et amenuiser la contribution de la finance numérique au PIB. C’est le cas par exemple des plafonds tarifaires ou des restrictions qui empêchent les fournisseurs de développer des réseaux généralisés de CICO (cash-in-cash-out – retrait d’espèces). Aussi, les fournisseurs et les régulateurs devraient-ils envisager « une collaboration constructive » pour asseoir une réglementation qui va servir d’aide et non entraver le développement d’un marché.

Modèles d’affaires. Ouverture et gestion de compte, retrait d’espèces, transactions entre deux comptes et activités adjacentes liées au portefeuille ou aux services de Mobile money. Parmi ces quatre activités, le retrait d’argent génère environ 60% des bénéfices. Il représente la part la plus importante des revenus (70%) et des coûts (80%). En seconde position : les transactions. Estimées actuellement à environ 20% du total des revenus, elles peuvent améliorer considérablement la rentabilité des fournisseurs dans le futur. A condition qu’ils acceptent de faire évoluer les modèles commerciaux existants et d’en développer de nouveaux.

Selon le rapport, les perspectives sont nombreuses. Les fournisseurs peuvent s’appuyer sur « les technologies mobiles pour émettre, contrôler et collecter les paiements sur les prêts, réduisant ainsi les coûts et permettant ainsi l’extension des petits prêts » aux populations qui n’ont pas accès à l’épargne et au crédit formels ; s’orienter vers les petites entreprises telles que les écoles privées à faible coût pour leur offrir des services couvrant le financement de la chaîne d’approvisionnement, la gestion de la trésorerie et le versement des salaires des enseignants. Comme c’est le cas chez Bridge International Academies au Kenya, en Ouganda, au Nigeria et en Inde ; développer des services de commerce électronique tels que le jumelage d’emplois et le covoiturage, à l’exemple du Chinois Didi Chuxing.

Chaîne de valeur. A ce niveau, le rapport a identifié cinq rôles principaux : « Détenteur de dépôts, émetteur de monnaie électronique, fournisseur de services de paiement, gestionnaire de réseau d’agents et fournisseur de canaux de télécommunications. » Il précise cependant qu’aucun type de fournisseur de services – banques, opérateurs de réseaux mobiles (ORM) ou fournisseurs d’accès Internet – ne possède aujourd’hui toutes les capacités et l’expérience pour offrir des produits adjacents qui pourraient générer des flux de revenus supplémentaires à long terme.

Par conséquent, des partenariats banque-ORM ou un fournisseur d’accès Internet sont à établir, à l’image du partenariat d’Equity Bank avec Airtel. « En fin de compte, l’empressement des fournisseurs à fournir de l’argent mobile et des produits adjacents dépendra des avantages et des compromis qui en découlent pour leurs activités principales », annonce le rapport.

En conclusion, pour saisir les opportunités de l’argent mobile, les fournisseurs devront investir sur le long terme pour réaliser des économies d’échelle, et être prêts à adopter de nouvelles façons de travailler par le biais de partenariats avec d’autres types d’entreprises. « Les fournisseurs qui réussissent maintiendront une double orientation : une vision claire de ce qui stimule l’économie de l’argent mobile aujourd’hui, et une perspective prospective sur le potentiel de nouveaux produits et services financiers innovants, et des sources de revenus adjacentes ».

Pour réaliser ce rapport, le cabinet McKinsey & Company a effectué une analyse comparative détaillée des données de six institutions comprenant des banques, des ORM et d’autres fournisseurs tiers de services de mobile money. L’étude s’est particulièrement concentrée sur l’Afrique de l’Est mais aussi sur des entreprises d’Afrique de l’Ouest et d’Asie du Sud-Est.

Anselme Akéko

(Source : CIO Mag, 10 avril 2018)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4638/5245 Régulation des télécoms
  • 365/5245 Télécentres/Cybercentres
  • 3689/5245 Economie numérique
  • 1928/5245 Politique nationale
  • 5021/5245 Fintech
  • 555/5245 Noms de domaine
  • 2900/5245 Produits et services
  • 1550/5245 Faits divers/Contentieux
  • 795/5245 Nouveau site web
  • 5245/5245 Infrastructures
  • 1734/5245 TIC pour l’éducation
  • 200/5245 Recherche
  • 257/5245 Projet
  • 4369/5245 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1855/5245 Sonatel/Orange
  • 1646/5245 Licences de télécommunications
  • 299/5245 Sudatel/Expresso
  • 1018/5245 Régulation des médias
  • 1362/5245 Applications
  • 1167/5245 Mouvements sociaux
  • 1762/5245 Données personnelles
  • 132/5245 Big Data/Données ouvertes
  • 620/5245 Mouvement consumériste
  • 389/5245 Médias
  • 679/5245 Appels internationaux entrants
  • 1975/5245 Formation
  • 99/5245 Logiciel libre
  • 2268/5245 Politiques africaines
  • 1051/5245 Fiscalité
  • 174/5245 Art et culture
  • 616/5245 Genre
  • 1941/5245 Point de vue
  • 1051/5245 Commerce électronique
  • 1544/5245 Manifestation
  • 343/5245 Presse en ligne
  • 138/5245 Piratage
  • 217/5245 Téléservices
  • 967/5245 Biométrie/Identité numérique
  • 314/5245 Environnement/Santé
  • 408/5245 Législation/Réglementation
  • 424/5245 Gouvernance
  • 2018/5245 Portrait/Entretien
  • 155/5245 Radio
  • 819/5245 TIC pour la santé
  • 311/5245 Propriété intellectuelle
  • 68/5245 Langues/Localisation
  • 1121/5245 Médias/Réseaux sociaux
  • 2120/5245 Téléphonie
  • 221/5245 Désengagement de l’Etat
  • 1057/5245 Internet
  • 133/5245 Collectivités locales
  • 504/5245 Dédouanement électronique
  • 1263/5245 Usages et comportements
  • 1086/5245 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 584/5245 Audiovisuel
  • 3302/5245 Transformation digitale
  • 402/5245 Affaire Global Voice
  • 165/5245 Géomatique/Géolocalisation
  • 327/5245 Service universel
  • 710/5245 Sentel/Tigo
  • 194/5245 Vie politique
  • 1651/5245 Distinction/Nomination
  • 37/5245 Handicapés
  • 722/5245 Enseignement à distance
  • 737/5245 Contenus numériques
  • 641/5245 Gestion de l’ARTP
  • 187/5245 Radios communautaires
  • 1968/5245 Qualité de service
  • 459/5245 Privatisation/Libéralisation
  • 141/5245 SMSI
  • 477/5245 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2825/5245 Innovation/Entreprenariat
  • 1392/5245 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5245 Internet des objets
  • 182/5245 Free Sénégal
  • 766/5245 Intelligence artificielle
  • 232/5245 Editorial
  • 24/5245 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous