OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Août > « Allo, oui ! » On agresse

« Allo, oui ! » On agresse

jeudi 26 août 2010

Usages et comportements

Le téléphone est un moyen de communication moderne. Il permet de communiquer sans se déplacer. Avec l’essor de la technologie, il est devenu un moyen incontournable. Le téléphone est passé du fixe (bureau, maison) au mobile. On peut se joindre à tout moment et partout. Au Sénégal, les gens ont adopté cet appareil par nécessité pour certains, alors que pour d’autres c’est un luxe et un moyen de frime. D’ailleurs, il y a différentes sortes de réponses quand on décroche. La plus adoptée par le commun des Sénégalais est « Allo, oui ! »

En ce début de ramadan, mois béni chez les musulmans, nous empruntons la route qui mène vers le marché Tilène, sur la rue 22 prolongée. Certains passants vaquent à leurs préoccupations, d’autres bien assis sur leurs chaises devant leurs magasins scrutent le déplacement des clients qui rôdent dans les parages. Les téléphones portables meublent beaucoup d’étals. Pour tous les goûts et toutes les couleurs. On peut faire son choix. Les branchés de la nouvelle génération aux hi-tech sont nombreux et ont leur façon de répondre au téléphone. Mor, commerçant de son état, déclare : « Le téléphone définit la personnalité, je n’ai pas fait les bancs, mais je sais répondre au téléphone ». Comment doit-on répondre au téléphone ? Mor bondit sur sa chaise et répond : « C’est simple, ‘allo oui’, mais s’il s’agit de ma bien aimée, c’est autre chose. Je change complètement ma voix, avec une voix douce et agréable, je dis : « Allo ma puce, naka-la ». Pour son voisin Diop, Mor est un tricheur : « Ce n’est pas sérieux, il faut rester toujours naturel. Je n’ai pas besoin de changer ma voix pour répondre à ma femme ou à une autre personne. D’ailleurs, appelle-moi, tu verras comment je réponds au téléphone, c’est tellement simple, je dis tout bonnement ‘Allo’ ou ‘Waaw’ ».

Idem chez les mécaniciens, la réponse au téléphone ne doit pas être artificielle. Vieux, mécanicien à la rue 15, ne se pose pas de question, il confesse : « Je ne cherche pas midi à 14h. Quand mon téléphone sonne, je décroche par un ‘Allo’ sans me poser de question ». Le secteur informel répond par l’informel. Ici, on fait fi des théories communicationnelles. Le téléphone est perçu différemment. Si les commerçants sont simples, les intellectuels en font une marque de personnalité.

Le téléphone chez les intellectuels

On entend par là ceux qui sont dans les services, assurant certaines fonctions et confortablement installés dans les bureaux. Dans ce milieu, le téléphone occupe une place importante. M. Sow, expert-comptable dans une société de la place, bien emmitouflé dans son costume noir à rayures blanches, affirme que « le portable est un moyen de communication efficace et indispensable dans le travail de tous les jours ». Son image reflète sa fonction. Bien assis dans son bureau situé au 2e étage de l’immeuble, il a trois portables, 2 hauts de gamme et un simple. Il nous explique : « Les 2 portables m’appartiennent, je les ai achetés, mais le simple nous est offert par l’entreprise pour la communication interne ». Sa façon de répondre au téléphone lui est propre. L’expert-comptable déclare : « J’ai l’habitude de dire avec une voix rassurante : ‘Oui, bonjour, à qui ai-je l’honneur ?’ Car, il faut savoir soigner sa marque, nous sommes au Sénégal. S’il s’agit maintenant du téléphone au service, la communication entre collègues, là c’est la familiarité. Je dis directement : « Waaw », « Mon ami » ou « Sokhna si ».

Mme Niang, responsable commerciale d’une grande société, souligne que « la communication au téléphone impose à la personne une maîtrise de certaines notions. Répondre au téléphone respecte certaines normes, en service on répond par le nom de la société, plus le département où l’on se trouve, plus le nom ». Mme Niang d’ajouter : « Le professionnel doit répondre par son nom au cas où il te dit ‘Allo’. Malheureusement, les Sénégalais ne savent pas répondre au téléphone ». La formule service-département-nom n’est pas toujours respectée dans les sociétés.

Une demoiselle standardiste de profession affirme qu’elle ne respecte la formule que dans l’entreprise, mais en fin de service, elle utilise la formule la plus courte « Allo, oui ».

La réponse au téléphone est presque la même au Sénégal. Les gens ont adopté « Allo, oui » comme une formule nationale. Un oustaz a confié que le téléphone est conçu par les toubabs et le code c’est « Allo ».

Mamadou Fall

(Source : L’Observateur, 26 août 2010)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4388/5391 Régulation des télécoms
  • 349/5391 Télécentres/Cybercentres
  • 3669/5391 Economie numérique
  • 1811/5391 Politique nationale
  • 4997/5391 Fintech
  • 532/5391 Noms de domaine
  • 1996/5391 Produits et services
  • 1538/5391 Faits divers/Contentieux
  • 748/5391 Nouveau site web
  • 5391/5391 Infrastructures
  • 1989/5391 TIC pour l’éducation
  • 193/5391 Recherche
  • 244/5391 Projet
  • 4370/5391 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1857/5391 Sonatel/Orange
  • 1612/5391 Licences de télécommunications
  • 283/5391 Sudatel/Expresso
  • 1015/5391 Régulation des médias
  • 1339/5391 Applications
  • 1457/5391 Mouvements sociaux
  • 1704/5391 Données personnelles
  • 142/5391 Big Data/Données ouvertes
  • 602/5391 Mouvement consumériste
  • 361/5391 Médias
  • 646/5391 Appels internationaux entrants
  • 1629/5391 Formation
  • 94/5391 Logiciel libre
  • 2275/5391 Politiques africaines
  • 1055/5391 Fiscalité
  • 171/5391 Art et culture
  • 584/5391 Genre
  • 1888/5391 Point de vue
  • 1122/5391 Commerce électronique
  • 1479/5391 Manifestation
  • 320/5391 Presse en ligne
  • 124/5391 Piratage
  • 204/5391 Téléservices
  • 953/5391 Biométrie/Identité numérique
  • 319/5391 Environnement/Santé
  • 588/5391 Législation/Réglementation
  • 358/5391 Gouvernance
  • 1778/5391 Portrait/Entretien
  • 146/5391 Radio
  • 765/5391 TIC pour la santé
  • 282/5391 Propriété intellectuelle
  • 59/5391 Langues/Localisation
  • 1168/5391 Médias/Réseaux sociaux
  • 1985/5391 Téléphonie
  • 193/5391 Désengagement de l’Etat
  • 1040/5391 Internet
  • 115/5391 Collectivités locales
  • 413/5391 Dédouanement électronique
  • 1338/5391 Usages et comportements
  • 1043/5391 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 553/5391 Audiovisuel
  • 3360/5391 Transformation digitale
  • 385/5391 Affaire Global Voice
  • 312/5391 Géomatique/Géolocalisation
  • 393/5391 Service universel
  • 674/5391 Sentel/Tigo
  • 178/5391 Vie politique
  • 1719/5391 Distinction/Nomination
  • 37/5391 Handicapés
  • 700/5391 Enseignement à distance
  • 793/5391 Contenus numériques
  • 587/5391 Gestion de l’ARTP
  • 180/5391 Radios communautaires
  • 1947/5391 Qualité de service
  • 552/5391 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5391 SMSI
  • 604/5391 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2802/5391 Innovation/Entreprenariat
  • 1513/5391 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5391 Internet des objets
  • 174/5391 Free Sénégal
  • 846/5391 Intelligence artificielle
  • 238/5391 Editorial
  • 10/5391 Gaming/Jeux vidéos
  • 30/5391 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous